struggling for reason

  • Bilan de l'année 2016

    Hop hop, traditionnel petit bilan de début d'année sur l'année musicale écoulée. Malgré toutes les super stars de l'industrie du disque mortes en 2016, j'ai eu quelques bons trucs à me mettre sous la dent pour cette année 2016. Mais, il y a aussi eu quelques cessations d'activités qui m'ont plus marquées que d'autres comme la fin de Wank For Peace, de Flying Donuts, Silly Snails. Cependant si certains cessent d'autres naissent et 2016 a été riche en découvert avec entre autres Heavy Heart (album prévu pour ce début 2017).

     

    Les disques

    J'ai eu l'occasion de chroniquer 36 disques sortis cette année, j'en ai zappé quelques uns et d'autres sont toujours emballés (Against Me !, The Interrupters, ...). Il me faudrait une année sabbatique pour récupérer le retard de toute façon. Je retiendrai pour cette année les disques suivants:

    Dans la catégorie EP/7":

    - 13 Crowes - The dividing Line

    - Struggling For Reason - Last time for second chance

    Dans la catégorie album:

    - Charly Fiasco - Chroniques d'un temps détourné

    - Pears - Green star

    - Lost Love - Comfortable Scars

    - The Inspector Cluzo - Rockfarmes (+ DVD !)

    - Antillectual - Engage

    - Descendents - Hypercaffium Spazzinate

    - Demain, Encore - Nouveaux souvenirs

    - Nofx - First Ditch Effect

    - PUP - The Dream is over

    - Atlas - Blush

     

    Les concerts

    Cette année, ce fut 146 soirées concert (ça diminue d'année en année) et plus 350 groupes différents vus. Les salles où j'ai pointé le plus souvent le bout de mon nez ont été le Magasin 4 à Bruxelles ainsi que Le Temple et Le Bitu à Namur (c'est une habitude).
    J'ai aussi été aux festivals suivants: Groezrock (Be), Brackrock EcoFest (Be), Arc-en-Musique (Be), Rock Werchter (Be), Jera On Air (NL), Bear Rock (Be, première fois) et les deux meilleurs festivals de l'année: This Is My Fest (Fr) et le Punk Rock Holiday (SL). C'est aussi beaucoup moins que les années précédentes.
    Les groupes que j'ai vu le plus durant cette année sont les suivants: Corbillard (19x - suivi en tournée), Struggling For Reason (17x), Radio 911 (10x), Fire Me ! (8x), Black Sheep (7x), Charly Fiasco (5x), Gipsy Rufina (5x), Hello My Name Is (5x), Wolves Scream (5x), Muncie Girls (4x), Antillectual (4x), Silly Snails (4x dont la fin), The Poneymen (4x), Year Zero (4x).

     

    Niveau top concert, je retiendrai:

    - Charly Fiasco @ This Is My Fest <3

    - Heavy Heart + Justin(e) @ This Is My Fest

    - PJ Harvey @ Forest National - une énorme de concert de la dame avec un son hors norme pour FN.

    - le concert d'Against Me ! à Brugge ! De vrais patrons !

    - Lord James @ Le Petit Bitu - Namur

    - The Interrupters @ Cinema - Aalst

    - Descendents @ Punk Rock Holiday <3 No Fun At All, Such Gold et Authority Zero au même endroit.

    - Dog Eat Dog @ Le Reflecktor à Liège. Le concert de l'année !!!

    - The Movement @ Skate and Rock à Tournai - conditions épouvantables, groupe hors norme ... la magie !

    - Mad Caddies & Pears au Groezrock.

    Et niveau concerts organisés, je retiendrai:

    - Jonah Matranga + Gipsy Rufina @ Atelier 210

    - The Real McKenzies + Topsy Turvy's + Brewed in Belgium @ Le Temple - Namur

     

    Les groupes

    En 2016, j'ai suivi les groupes suivants: Corbillard, Black Sheep, Fire Me!, Struggling For Reason, Radio 911 et Gipsy Rufina. Pas mal de dates et de kilomètres au compteur.

    Mon année aura surtout été marquée par la fin des groupes suivants: Silly Snails qui ont terminé par une belle fête au Belvédère à Namur. Flying Donuts que j'ai suivi pendant quelques temps.

    Heureusement quelques nouveaux groupes comme Chump qui revient au turbin après 11 ans de pause ainsi que les découvertes Heavy Heart, Youth Avoiders, Brutal Youth, Pears. Le retour réussi de At The Drive In et dans une moindre mesure de Dog Eat Dog qui fête les 25 ans de ses albums phares.

     

    Les dix disques les plus écoutés en 2016

    Noir Desir - Des visages, des figures / Lord James - Don't hope, walk hard and meanwhile fuck you ! / The Interrupters - The Interrupters / Descendents - Hypercaffium Spazzinate / Poesie Zero - L'album bleu / Oasis - (What's the story ?) Morning glory / Les Snuls - Best Of / Demain Encore - Nouveaux souvenirs / Antillectaul - Engage / Seasick Steve - Keepin the horse between me and the ground

     

    Les dix disques à retenir

    Voici une liste des 10 disques que je garderai en cette fin année ... si je devais garder que ceux là (genre t'es sur une île déserte et tu as droit à 10 disques):

    The Clash - London Calling / Blur - 13 / Nirvana - Live at Reading / Justin(e) - Treillières Uber Alles / Looking Up - Got another answer? / The Pookies - Stunts fights and mariaches / Descendents - Milo goes to college / Brel - L’œuvre intégrale / Noir Desir - Des visages, des figures / Weezer - Blue album

  • Struggling For Reason - Last time for second chance

    Enfin le voilà ! Struggling For Reason nous sort en cette fin d'année 2016, son cinquième ep: Last Time For Second Chance. C'est la cinquième sortie en neuf an d'existence. Pas mal. Le disque est sorti via les labels I For Us, Rusty Records, 2k10 Rcds, Les Disques de Géraldine et AeM Project. L'album était attendu depuis près d'un an et le groupe a eu pas mal de galère avant d'avoir la plaque entre les mains.

    Je vais avoir dur de poser un avis très objectif car je connaissais déjà tous les titres de l'album vu que je suis le groupe et que j'ai vu près de 90% de leurs concerts (le gars au booking et au merch ... voire collé en grand sur le van, c'est bibi). Les Namurois nous offrent 6 titres quelque part entre du hardcore mélodique et du punk rock. Ça sent bon le punk rock de la fin des années 2000 (Satanic Surfers; No Use For A Name, ...). Lio, le deuxième guitariste et chanteur prend une belle place dans le chant et ce n'est pas pour me déplaire. L'alternance avec Jay, le chanteur bassiste est une vraie réussite. 6 titres de haute volée, du punk rock classique sans fioritures !

    Sur la deuxième face, on retrouve une petite surprise, les 4 zouaves ont réenregistrés leur premier ep, Nothing More Than An Outlet. Il faut savoir que le groupe fonctionne complètement de manière DIY. Ils enregistrent, composent, se bookent et font tout ce qui tourne autour du groupe en complète autonomie et seul. On leur avait dit que le premier ep datant de 2007 était assez cool, mais que le son n'était pas top. Les gars se sont pris au jeu et ont réenregistré la chose. A écoute comparative, on sent surtout une belle évolution dans le son du groupe.

    Comme dirait Jacques de Pierpont, célèbre animateur de radio rock: "Fume, c'est du belge". A consommer sans modération ! Du punk rock de qualité sans prise de tête !

  • Interview Laurent F. (Corbillard/Struggling For Reason)

    corbillard,struggling for reason,skaira,naked in the cornHello Laurent, peux-tu présenter ton parcours musical en quelques mots. Dans quels groupes tu as joué ? Dans quels groupes tu joues actuellement ? Parle moi aussi des projets les plus obscurs et obscènes !

    Salut Piet !

    Mon parcours musical est d’une simplicité déconcertante !

    J’ai commencé à faire du rock comme pas mal de gens, à l’école, en 1995, avec mes potes Vince et Miguel, d’abord en reprenant (mal) les tubes interplanétaires de Nirvana, puis en nous lançant dans la composition de mélodies de haut vol. On était de parfaits autodidactes, et on a naturellement opté pour le punk-rock (le ska-punk, plus précisément), en découvrant plein de trucs excitants qui ne passaient pas en radio, et qui ont changé ma vie de manière radicale (Goldfinger, Rancid, NoFx, Ten Foot Pole, Pulley, Descendents, Voodoo Glow Skulls,… quasi toute la production Epitaph des golden years !)! Le projet s’appelait Naked In The Corn, et on a passé plus de temps à faire les andouilles dans notre local de répétition que partout ailleurs. Quelques belles scènes malgré tout à notre palmarès, comme Le Wally Gat Rock et le Verdur Rock, dont nous avons remporté le concours en 1998, ce qui nous a permis de partir faire une paire de dates au Canada ! J’ai joué aussi parallèlement à Naked dans un groupe de… rock progressif, Khâ Domsky A, chouette expérience, mais trop éloignée de l’énergie et la spontanéité punk. Puis pour diverses raisons, les répés se sont espacées, les études ou d’autres loisirs ont pris le pas et Naked a été mis en stand-by.

    C’est à ce moment que j’ai fait la connaissance des gars de Skaïra. Fab, un ancien guitariste des Naked avait intégré ce groupe un peu plus, tôt. Ils étaient venus enregistrer leur démo au studio que nous avons Vince et moi, Vince les a rejoint au trombone dans la foulée, puis en 2003 lorsque leur batteur les a quittés, j’ai assuré l’intérim. Un intérim qui a duré…6 ans !

    Mais après ces nombreuses années de ska-punk, sur la fin de Skaïra, les trompettes et mirlitons me bourraient un peu. On a fait des trucs vraiment bien et pas mal bougé, notamment un mémorable passage aux Francofolies, avec nos reprises punk du Grand Jojo en 2006 !!! Mais j’avais envie de faire un truc plus « Pan! Dans ta gueule ». On a donc lancé en 2008 avec Matu et Jay (respectivement trompettiste et bassiste de Skaïra) Struggling For Reason, axé sur le punk-hardcore 90’s à la Good Riddance ! Le truc, c’était que Matu passe à la batterie, instrument qui l’excitait autrement que la trompette. Alors j’ai commencé la guitare parce que deux batteries, c’est chiant à transporter.

    Et parce que la guitare, c’est bien, mais taper, c’est mieux, j’me suis laissé débaucher par les gaillards de ce qui allait devenir Corbillard. J’avais entendu, de  source bien informée, que Flo et Jon voulaient monter un projet punk-rock en français et cherchaient un batteur… j’ai posé une candidature spontanée qui a été acceptée pour mon plus grand bonheur !

    Il y a aussi eu des projets complètement inutiles mais tellement biens comme le Fraggle Jazz (des heures d’expérimentations bruitistes et atonales), Simska 1000 (une ode au bon goût), Les Enzymes gloutons (des reprises dégueulasses de Barzotti, entre autres !),…

     

    Parlons un peu des groupes actuels. On va commencer avec Corbillard qui a pas mal d’actualité pour le moment. Peux-tu nous en dire plus.

    Bin là, on attend avec impatience la livraison de notre nouvel album « ENFONCER LE CLOU », qui sort officiellement le 30/04 et officieusement dès qu’on aura les boîtes !

    On a gardé la recette de « J’irai m’crasher sur vos tombes », mais plus aboutie. C’est globalement un peu plus sombre, mais toujours avec les mélodies magiques de Flo en contrepoint.

    Il y aura 2 releases, une pour la France le 30/04 au El Diablo, à Lille, puis une à Lessines, dans notre jardin, au CCRM, avec la complicité de Fête du Bruit, le 09/05.

    Un clip est aussi en préparation, sous la houlette de Quentin, qui a bossé aussi sur l’artwork de l’album. Et ça dégomme !!!! On a hâte de recevoir tout ça !

    Puis Flow est papa, aussi ! C'est pas de l’actualité, ça ? Dans ta gueule, Closer !

     

    corbillard,struggling for reason,skaira,naked in the cornExplique nous aussi un peu la genèse de Corbillard et l’histoire du groupe lors des dernières années.

    C’est lors d’un des derniers concerts de Skaïra que j’ai entendu cette rumeur magnifique : Flo, de Wash Out Test et Poulycroc, qu’on connaissait bien pour avoir partagé plus d’une fois les scènes belges, et un nombre incalculable de canettes trouées à coup de clés, remontait un projet punk. Il s’était adjoint les services de JonBeat, de Skarbone 14, qu’on ne présente plus, et de Flow, LE Flow, un ancien des Skallog’s, troubadour à ses heures ! Ils étaient à la recherche d’un batteur. Je pense qu’ils en avaient auditionnés quelques-uns d’ailleurs. 

    J’ai sauté sur la balle et demandé au Chevalier blanc et à Alex de soumettre ma candidature. Bingo, on répétait une semaine après, et on décrochait dans la foulée notre premier concert après 15 jours ! Il y en a eu 150 depuis !

     

    Le deuxième groupe dans lequel tu joues est Struggling For Reason. Tu y joues la guitare, pourquoi pas la batterie comme dans Corbillard ?

    Lorsqu’on a créé Struggling, Matu, Jay et moi, le but était de pouvoir jouer les compos trop punk-rock qui ne correspondaient pas trop à Skaïra, plus ska et « poppy ». On s’était rendu compte qu’elles étaient de plus en plus nombreuses, et de mieux en mieux foutues.

    Un foutu Docteur Jeckyll & Mister Hyde de bazar, en quelque sorte.

    Une des conditions de Matu était de laisser tomber la trompette pour passer à la batterie. Nous l’avons tous encouragé dans cette voie, pour le bien de tout le monde !

    Du coup, bin il restait le chant, la basse ou la guitare à pourvoir. J’ai pris le truc où j’étais le moins infâme, tout bêtement !

     

    Le groupe en 6 ans a déjà sorti 4 ep différents. C’est assez prolifique et assez rare. Comptez-vous continuer à ce rythme ? Et pourquoi ne pas sortir un album ? Et aussi, pourquoi être en costard pour jouer du punk-rock ?

    Aha !!! Cette question des EP’s en intrigue plus d’un !

    Avec S4R, on est des putain de têtes de mules. On a lancé ce « concept » de groupe qui ne sort que des EP pour plein de bonnes et mauvaises raisons. Mais principalement pour sortir régulièrement des trucs, pour continuer à sentir l’évolution du groupe année après année, puis aussi parce que c’est du total DIY, et que ça prend plein de temps et d’énergie de faire un album de 12-13 titres. Et que ce temps et cette énergie, on préfère les consacrer à taper la route pour aller jouer. Loin. Beaucoup.

    Donc NON il n’y aura pas d’album, et OUI on planche d’ores et déjà sur le prochain EP, qui sortira probablement début 2015 !

    Le costard, ça part aussi d’une réflexion qu’on s’est faite il y a quelques temps. On s’amusait de voir pas mal de gens se « déguiser » en parfaits petits rockeurs pour aller voir ou jouer un concert, et troquer leurs vêtements de tous les jours pour des panoplies complètes de punkers du dimanche.

    On a voulu faire cette démonstration par l’absurde, et changer nos vêtements habituels (plutôt rock’n’roll rien à foutre) par des fringues bien policées quand on part en concert. Ça fausse un peu la donne,  ça ne correspond pas à ce que tu t’attends à entendre, et surtout ça nous fait rire !

    A noter que pas mal de gens nous associent de ce fait à un groupe de ska, alors que le but initial de S4R était de foutre au clou cuivres et clean ! Bravo les malins !

     

    corbillard,struggling for reason,skaira,naked in the cornPeux-tu aussi me parler de l’actualité du groupe. Et de l’histoire de celui-ci.

    On ressort cette année une version « anniversaire » de notre premier EP, « Nothing More Than an Outlet » qui a 5 ans et qu’on réenregistre pour l’occasion.

    On bosse aussi actuellement sur une paire de nouveaux titres, qu’on a envie d’essayer en live dans les prochains mois, afin de proposer une toute nouvelle setlist.

    On part ce week-end en France, pour boire du vin et faire du rock, on se fait des city trips gastronomiques en Suisse au mois de juin, puis une tournée dans les Balkans est bookée en juillet. On va pas s’emmerder. Oh ça non !

    Question histoire du groupe, tu prends la quadrilogie des Rocky, et tu changes les noms. C’est à peu près ça.

     

    Avec les gars de Struggling For Reason, vous êtes aussi à la base du label 2k10 Records. Peux-tu m’en dire plus sur cette structure.

    For Choure, Mr Jean-Pierre !

    A la base, 2K10, c’est de la grosse blague. Un « label » crée de toutes pièces, juste histoire d’avoir un logo sur les skeuds de Skaïra, parce que ça fait « pro » ! On avait d’ailleurs perdu ça de vue.

    Puis là, d’un coup, Jay s’est senti l’âme d’un Brett Gurewitz gembloutois et nous a gentiment relancé le bazar avec un plan d’investissement de plusieurs milliards, étalé sur 20 ans. Inutile de dire qu’on était tous partants !

    Le but est de donner un coup de main aux groupes de potes, à nos side-projects, aux gens qu’on aime bien, en :

    -participant à l’enregistrement, au mixage ou au pressage de leurs plaques

    -proposant une distro en ligne et à nos concerts

    -relayant l’actualité des groupes

    -proposant un sampler présentant pas mal de groupes qui en valent sévèrement la peine et qui restent injustement méconnus

    -organisant ponctuellement des concerts pour aider les copains en tournée, et faire d’une pierre deux coups en y associant un ou deux groupes du label !

    On a choisi le bon moment pour le faire, puisque Wolve’s Scream, le groupe de Lio (aussi guitariste de S4R) sort son nouvel EP, ainsi que 2 clips bien foutus cette semaine, que Corbillard présente son nouvel album la semaine prochaine, que Overweight est actuellement en studio pour l’enregistrement de son 2ème album ! Y’a plein de choses à faire circuler ! Puis ça nous permet de renvoyer l’ascenseur aux copains de Foolish, qui nous accueillent régulièrement à Clermont, et qui sont parfaits !

    On fonctionne au coup de cœur, et on met nos tripes là-dedans, pour le faire le mieux possible !

     

     Tu traines dans la scène punk-rock/ska punk depuis maintenant plus de 10 ans. Comment d’après-toi évolue cette scène ? Est-ce plus facile maintenant de faire des concerts ? Etait-ce mieux avant ?

    Merci pour cette sous-estimation qui me flatte !! Tu peux dire…20 ans !!!

    Le premier truc qui me frappe, c’est les embûches de plus en plus nombreuses que rencontrent les organisateurs de concerts (fermetures administratives des bars, plaintes pour problèmes de voisinage dus au « bruit », de plus en plus de contraintes question sécurité, autorisations,…). Tu couples ça avec le fait que les gens se déplacent moins pour aller voir des concerts, soit par flemmardise, soit par manque d’intérêt, soit parce que pas assez de promo, soit parce que la culture du « tout gratuit » prend de plus en plus le pas… bin c’est inévitable : les orgas, les lieux de concerts à la coule, le plateaux incroyables ou tu peux faire plein de super découvertes se raréfient…

    Mais t’as toujours des passionnés qui suent sang et eau pour faire vivre la scène, et qui dépensent et se dépensent sans compter, pour la cause !

    Je ne te dirai pas que c’était mieux avant, pour la simple et bonne raison que j’ai l’impression maintenant de connaître mieux la scène, ses acteurs, ses galères. J’ai jamais autant joué que ces dernières années, même si c’est parfois difficile de décrocher des dates, un billet pour l’essence, un sourire ou quelques bières… mais souvent, 1 seul concert magique efface l’ardoise et te redonne de la motivation à revendre pour 10 nouvelles années !

    Et tu assistes aussi à un écrémage progressif de la scène, ou seuls les passionnés hardcore demeurent, mais on est rejoint tous les jours par des nouvelles recrues qui envoient, qui en veulent et qui feront demain le boulot qu’on fait aujourd’hui !

     

    Peux-tu aussi me parler des lieux cools où jouer en Belgique et des groupes avec qui tu aimes partager la scène.

    Y’a l’incontournable Taverne du Théâtre à La Louvière, Le Phoenix à Mons, Le El Bar à Mouscron, Le Bar des Anges à Charleroi, Le mythique local Scout à Ecaussinnes. On a malheureusement perdu le Petit Bitu à Namur, où Mathieu se démenait pour programmer du punk-rock…

    Et question groupes, avec le temps, je me suis fait un tombereau de copains passionnés et passionnants, qui se démènent tous les jours pour le rock, et avec lesquels tu rentres jamais intact d’une soirée !

    Les Black Sheep, les Dirty Bees, Wolve’s scream, Lisa A Peur, Skarbone14, Justin(e), Guerilla, Les Diego Pallavas, Dan Allen, Paul et les River Jumpers, les Fights and Fires, Overweight, Foolish, Imodium,… pffffff y’en a trop !!

     

    Au dos de de la plupart des disques où tu joues, il y a le logo du Polski Studio. Qu’est-ce donc ?

    Bin, à la base, on a monté un p’tit home studio dans le local de répé de Naked In The Corn, mon premier groupe. On a toujours enregistré des trucs, principalement pour nos propres (et moins propres) projets. On a déménagé il y a une dizaine d’années pour investir une ancienne classe d’école, qu’on a transformée pour avoir une cabine de prise de son, une chouette régie et un espace détente avec une sélection de DVD pointue !

    On y bosse à 2, Vince et moi, pour enregistrer, mixer et masteriser. Principalement les copains, ou les coups de cœur. Y’a d’ailleurs une page FB pour nous contacter.

    Tous les EP’s de Struggling ont été enregistrés là, les albums de Skaïra également, le dernier Wolve’s Scream, le premier EP de Corbillard...

    On a eu récemment du stoner avec Morning Chaos, de la pop avec les Citadines, du punk avec Radio 911…. Ça brasse large, le dénominateur commun étant le contact et le projet !

     

    Place maintenant aux questions existentielles. Quel est ton premier cd acheté/reçu ? Quel est le dernier acheté/reçu ?

    Premier CD reçu : « Zenyatta Mondatta » de POLICE. Cadeau de mon parrain, Etienne, qui a sévèrement orienté ma vie en m’offrant ma première chaîne hi-fi, mon 1er lecteur CD, un local de répé extraordinaire pendant des années… qu’il soit béni des Dieux !

    Premier CD acheté : WEEZER : « Blue album ». Bim.

    Dernier CD reçu : la démo de « You, Nervous? », groupe flamand bien cool, à la Unco !

    Dernier CD acheté : "C.A.L.M." le dernier FAKE OFF ! Une claque hardcore du 59 !!!

     

    Si tu ne devais garder que 10 disques quels seraient-ils ?

    -Bad Religion  : The Empire strikes First

    -At The Drive-In : Relationship of command

    -Nirvana : Unplugged

    -NoFX :Punk In Drublic

    -Pink Floyd : The Wall

    -Weezer : Blue Album

    -Comeback Kid : Wake the dead

    -Defeater : Empty days & Sleepless nights

    -Refused : Shape of Punk To Come

    -Rancid : And Out Come the Wolves

     

    Quel disque offrirais-tu à ton meilleur ami ? A ta mère ? A ton pire ennemi ?

    Meilleur ami : Patrick Sébastien « Tourner les serviettes »

    Maman : Patrick Sébastien « Tourner les serviettes »

    Pire Ennemi : Patrick Sébastien « Tourner les serviettes »

     

    Merci, je te laisse le mot de la fin ...

    Mais c’est ça. Mais c’est le me. Mais c’est très rare.

  • Struggling For Reason @ Bar les Anges - Charleroi - 25/01/2014

    Petit concert à Charleroi avec les copains de Struggling For Reason. Les locaux de BMF ouvrent. On navigue dans le hardcore tendance locale. C'est vraiment pas trop mon truc. Les Struggling For Reason enchaine avec un set d'un peu plus d'une demi heure bien énergique. Toute bonne ambiance et bon punk rock des familles au programme.

  • The Noise on Tour @ Le Bateau Ivre - Mons - 21/12/13

    struggling for reason, sons of disasterThe Noise Belgium est une compile alternative reprenant 18 groupes, une tournée a suivi en 2013. Cette date au Bateau Ivre était la dernière date de la série.

    Les excellents Struggling For Reason ont débuté la soirée avec un set punk rock bien ficelé comme les gars savent très bien le faire. Quarante minutes de punk rock avec une set list qui résume bien leurs concerts de 2013 (Thin Red Line, Something To Remember, ...). Les Bruxellois de Sons of Disaster ont suivi avec un set rock'n'roll devant un public largement acquis à leur cause. Le set comprenait la plus part des titres du dernier album: Death and Destruction.

    Un Bateau Ivre bien rempli pour une soirée réussi pour la fin de The Noise en 2013 !

  • Struggling For Reason @ La légia - Liège - 12/12/13

    pitcho, struggling for reason, fire me !Direction Liège en ce jeudi soir et la péniche Légia, très chouette péniche un peu excentrée. Pitcho est le groupe qui ouvre, ils sont un peu intrus car le reste de la soirée est typée punk rock et eux font clairement autre chose. On navigue dans un truc avec des claviers et des influences comme Muse. C'est vraiment pas mon truc et je n'arrive pas à accrocher à leur truc.

    Changement radical de style avec les locaux de Fire Me ! Ces derniers sont dans un registre bien punk rock. C'est la deuxième fois que je les vois avec le nouveau line up et leur changement de style (exit les cuivres et place à un truc plus punk rock actuel). C'est jeune, mais c'est déjà en place et les gars sont motivés et balancent du tout bon son ... dommage que le son n'était pas top partout (il fallait vraiment être devant la scène pour profiter de bonnes conditions sonores).

    Les patrons de Struggling For Reason clôturent la soirée avec un excellent set devant un public qui semble acquis à leur cause. Ça envoie du tout bon punk rock avec énergie, encore un tout bon concert des gars pour cet fin d'année 2013.

  • Kediss(on) Festival @ Hanzinne - 06/07/13

    dirty bees, struggling for reason, do or die, dirty fingers, straight from hell, corpor(h)ateLe Kediss(on) est un festival qui a lieu dans le sud de Charleroi. Nouveau festival qui avait une programmation plutôt hardcore/metalcore. Le lieu était bien sympa mais la programmation metalcore n'est pas trop mon truc. Je m'y suis retrouvé avec les Dirty Bees et les Struggling for Reason qui y jouaient. Je suis arrivé à la moitié du concert de Dirty Bees (RIP le van des Struggling). Il y avait assez peu de monde dans la salle, mais les gars ont réussi à faire bouger les quelques personnes présentes. Bel effort ! J'ai ensuite raté les deux groupes suivants: Straight From Hell et Corpor(h)ate préférant boire des coups avec les potes et se poser tranquillou au soleil. Je suis retourné devant la scènee pour l'excellent concert des Struggling For Reason. La salle s'était bien remplie depuis le début d'après-midi et les gars ont fait un excellent set en parcourant leurs 4 eps. Tout y était: énergie, public, punk rock !

    J'ai ensuite été jété un bout d'oreilles devant Dirty Fingers et Do Or Die ... mais il n'y a rien à faire ... c'est pas mon truc.

  • Struggling For Reason -Mental Disasters/Natural diseases

    struggling for reasonMental Disasters/Natural Diseases est le quatrième ep des Belges de Struggling For Reason et contient 7 titres. Pour un groupe ayant un peu plus de 5 ans d'existance, c'est une belle productivité. Je le dis d'emblée, je ne suis pas très objectif concernant les Struggling; je les suis sur toutes les dates et tournées (je les ai vu plus de 15 fois rien qu'en 2013) et je connaissais déjà tous les titres avant même de mettre le disque dans mon lecteur !

    Avec ce 7 titres complètement auto produit et auto enregistré, les Struggling For Reason nous reprennent exactement là où ils nous avaient laissé avec For wath it's worth, leur précédent ep. Ca navigue entre punk rock actuel (Flatliners) et trucs plus anciens (Belvedere). Les choeurs et le deuxième chant est encore plus présent que sur l'ep précédent pour mon plus grand bonheur et une plus grande variation des les tonalités.

    Bref, cet ep envoie du tout bon punk rock bien rapide et bien percutant !

  • River Jumpers @ London Calling - Bruxelles - 19/02/13

    gemini benoid, ducking punches, struggling for reason, river jumpersAprès le lundi à Namur, phase deux avec le mardi à Bruxelles. Gemini Benoid s'est incrusté en ouverture. Il chante seul avec sa guitare en français. Il se débrouille même si son incruste fait tache dans la soirée. Ducking Punches suit, le gars a un peu récupéré de voix par rapport à la veille et le concert est légèrement meilleur même si on est loin de ce que j'ai déjà vu de lui. Après une heure d'acoustique place à de l'électrique avec les presque locaux de Struggling For Reason qui nous envoie un bon set d'une quarantaine de minutes. Comme d'habitude, les costards sont de sortie et l'énergie est là. Impeccable ! Les River Jumpers comme la veille mette ensuite la barre encore plus haut avec du punk rock de grande qualité et un set tout en puissance ! Vraiment impressionnant !

  • The Noise Tour @ La Zone - Liège - 02/03/13

    struggling for reason, eleven, castlesAprès une belle soirée à Mons, direction Liège pour un autre passage de la compile The Noise. Cette fois-ci c'est à La Zone que cela a lieu. Eleven ! est le premier groupe à ouvrir. Le trio de Bruxelles est toujours aussi bon, ça balance un punk teinté à la The Hives. Toujours aussi bon ! Les Struggling For Reason ont suivi avec leur punk hardcore/mélo. Pour une fois, les costards étaient resté au placard, cet en habit de rue que le quatuor a balancé 40 minutes de punk rock. Castles a fini tout en lourdeur avec un excellent rock teinté de sludge. Les gars maitrisent toujours autant sur scène et sont tout ausi sympathiques sur le côté !

    Comme la veille, une très belle soirée titrée The Noise !

  • Struggling For Reason @ Panique D'o - Mechelen - 04/12/12

    black pigeon, black sheep, struggling for reasonDirection Mechelen pour un concert avec des potes ! Les Black Pigeon de Toulouse ont ouvert la soirée vers 19h45. Le groupe est composé de Mato des Charly Fiasco qui se trouve ici au chant et à la basse, on retrouve aussi un Saturn dans ce trio. Leur truc est bien foutu et ça envoie du bon punk rock sans prétention et en français devant une salle qui se remplit. Vers 20h30, les Black Sheep attaquent pour un excellent set d'une grosse demi heure. Très bon concerts avec des titres tirés principalement du dernier album. Les Struggling For Reason ont terminé avec un excellent concert bien pêchu comme les gars savent très bien le faire depuis quelque temps. Parfait pour un mardi soir !

  • Crazy Arm @ El Bar - Mouscron - 16/11/12

    struggling for reason, crazy arm, apologies I have noneEn route pour Mouscron en ce vendredi soir avec les copains de Struggling For Reason pour le concert de Crazy Arm dont les Bruxellois/Gembloutois assurent la première partie. On arrive à Mouscron assez tôt et je retrouve les potes de Crazy Arm.

    Struggling For Reason débute avec un set hyper pêchu malgré quelques petits plantages. Les gars débordent d'énergie et le public présent réagit déjà bien. Comme lors de la tournée anglaise que j'ai suivie, le quatuor parcourt ses 3 eps et laisse la place pour quelques inédits. Place ensuite à la révélation anglaise de cette année (selon le milieu): Apologies, I Have none ... malheureusement pour moi la soirée de la veille et les pintes qui tombent, commencent à faire effet. Pour ce dont je me souviens ( :p), leur set ne m'a pas emballé.

    Crazy Arm clôture la soirée avec à nouveau une puissance sonore assourdissante. C'est dommage car cela enlève à la qualité de leur concert. Malgré cela, les Anglais se débrouille et envoient un punk rock avec des touches de folk hyper bien foutu et qui semble plaire au public présent.

    La soirée aurait pû être meilleure avec un son plus adéquat et avec un meilleur état :)

  • Struggling For Reason @ Fish and Chips Tour - 31/10/12 - 03/11/12

    struggling for reason, river jumpers, Xup-Sup, Ducking Punches, Vice Like Grip, Sad sally, BoundaryJ'ai eu l'occasion d'accompagner comme roadie/merchboy/men in charge les cocos de Struggling For Reason pour 4 dates en Angleterre. Je pique le compte rendu fait par le groupe.

    Au niveau des groupes vus, j'ai encore pris deux claques avec River Jumpers et son punk-rock vraiment très bien foutu. J'ai aussi adoré (et découvert) Ducking Punches. Mention B aussi pour Xup-Sup et Vice Like Grip (2x)

     

    SFR : Fish & Chips Tour 2012

    Yeah les mecs !! On est content, parce que pour la première fois, on va traverser la Manche pour la faire (en quelque sorte), et quémander une substantielle obole aux Rosbifs en leur délivrant nos derniers airs à la mode,
    On se retrouve chez Lau le mardi soir afin de passer la nuit ensemble, se faire quelques Manatane et décoller à l'aube pour ne pas rater notre rende

    z-vous avec le shuttle. On embarque sans encombres pour une traversée de l'Eurotunnel au son d'Alain Turban. On passe 30 minutes dans un vortex spatio-temporel pendant lequel le temps ne passe pas. En gros : On a une demi-heure pour se murger force 1000, et ça ne compte pas car on arrivera en Angleterre 5 minutes avant notre départ... magique !

    31-10-12 : HALIFAX – Cookie's Bar

    Notre première date est gérée par notre regretté Andy, qui gaspille son talent et son sourire chez Johnny, et on fonce à gauche toute vers Halifax, au Cookie's Bar.
    Endroit minusule, rock'n' roll au possible, un juke box nous le confirme illico avec une programmation allant de Rancid à Agnostic Front, en passant par Rise Against et Nofx. Yeah !
    On est le seul groupe à jouer ce soir. Niele, le patron, nous fait faire le tour du proprio. On dort à l'étage, dans un second bar... wow... ça s'annonce festif !
    Bon concert, chouette ambiance, qui va crescendo après les multiples tournées de Fireball et autres Goldbombs. Paroxysme quand Andy II (le serveur du Cookie's) se ramène avec plein de spéciales Belges et se pique de nous mettre notre race. Pari tenu. Mr Jean-Pierre, cravate autour de la tête, enfile les Kwak, Dyson est lancé comme un rocher sphérique dans Indiana Jones, Matu parle fort mais ça c'est normal... on regagne l'étage tard, très tard. Un faux mouvement de dyson allume les frigos... signe du destin ! La soirée se poursuit -où se termine- en roue libre. On est pas plus malins, mais on a passé une sacrée bonne soirée !

    On émerge péniblement vers 12h00, et on se tape un mémorable fish'n'Chips dans le centre de Halifax. Quelques courses pour glaner des provisions de bouche, et en route pour Nuneaton.

    01-11-2012 : NUNEATON -Railway's Tavern

    Après 2 heures de route, on arrive au bar. Chouette endroit, beau bar bien achalandé. Et la bière du mois est la Black Sheep (feat. Vankou) !!! Vous y croyez, vous ?
    On place le matos, et on attend les groupes qui nous accompagnent ce soir en tuant le temps de la manière la plus judicieuse qui soit : on goûte plein de trucs. Souper saucisses-haricots, grosses chopes et bonne humeur. Les gars de Sad Sally arrivent, suivis de ceux de Boundary. Le concert commence. Pas des masses de gens. On fait du cinéma, de la magie (domaine dans lequel Alex excelle), puis on balance le set. Belle énergie, son de porc.
    Par contre, le promoteur de ce soir s'est éclipsé à notre sortie de scène. Mmmmmhhhrrrmrmrmrmrhrhrhrhr... on était sensés dormir chez lui, et il avait notre cachet. Avouez que la situation est extrêmement embarrassante. Fort heureusement les tenanciers du railway viennent à la rescousse et nous proposent non seulement de squatter leur étage pour la nuit, mais aussi un défraiement !!! La clâââââsse !!! après la fermeture et une dernière (très grosse) bière, on monte le sleeping dans un salon qui ferait passer la crust house pour un Relais-Château ! Mais on dort comme des marmottes ! Matu s'est fait un nouvel ami canin en la personne de Whisper et sa petite langue râpeuse. Wif wif wouf.

    NB : c'est fou ce que les angliches sont balèzes pour se foutre leur race à toute heure du jour et de la nuit. Faut dire qu'il fait noir à 16h00, et que les distractions sont rares. En plus, on passe pour des princes de l'élégance. On songe sérieusement à se faire nationaliser.

    Sur le coup de 11h00, on charge le van et on s'apprète à gagner Brighton, non sans avoir tapé la discute avec un poivrot local qui tente le français à tout prix. Durte...

    02-11-2012 BRIGHTON – Cowley Club

    On arrive dans Brighton, le Knokke-le-Zoute Angliche, bien tôt. Le temps de se garer comme des forains devant le club, on décharge le matos dans une librairie libertaire contestataire à qui on ne la fait pas. La blinde de bouquins engagés, de slogans à scander le poing levé, de discours alter-ultra-contra tout le bazar;
    Puis des affiches contre l'avortement aussi...
    On va jouer ce soir avec les copains de River Jumpers, stars punk-rock locales qui viennent de sortir leur nouvel album, et qui clôturent leur tournée, ainsi que Vice Like Grip, avec qui on avait partagé l'affiche à Namur. Puis découverte : Ducking Punches, folk-rock de Norwich.
    On se tape un petit thaï histoire de colmater les brèches et éponger les grosses pils, on boit quelques bières plates en jouant au ping-pong et on se met en mode fête, devant le show de Vice Like Grip. Bin les gailards balancent un punk-rock mélo super bien foutu avec brio. La barre est mise haut d'emblée. Suit le one man show de Ducking punches, le meilleur qu'il nous soit donné de voir depuis bien longtemps ! Folk songs habitées et gars super cool. On poursuit les hostilités avec un show meilleur que la veille selon les organisateurs, moins bon selon la police. Mais les chemises sont trempées, ce qui est révélateur ! Puis River Jumpers.La claque. Un set tiré au cordeau et maîtrisé, sans doute grâce aux 9 jours de tournée. Rien à dire, ça joue !!! On finit proprement en vidant le bar au propre comme au figuré, puis on roule jusque chez Paul, le bassiste de River Jumpers, qui nous héberge.
    C'est sans conteste l'endroit le plus petit et inapproprié pour faire dormir 6 punks même avinés ! Après la tournée des bars louches, Mr Pierre se retrouve sur un palier, les jambes dans le vide, Matu sur le sol de la cuisine, le nez dans les poubelles, Lau sous l'escalier, Jay sur un canapé enfant, Alex sur un matelas humide, entre deux moissonneuses batteuses, et Dyson frôle la crise de nerfs malgré son éthylisme avancé propre à lisser avec philosophie les aspérités de la vie.
    Le lendemain matin, on assiste à la naissance d'un mythe : SEMI-BRILLANT, héros des temps modernes. Un seul mot d'ordre : Prestance et vigilance. Tiens, ça en fait deux.

    Pub, match de foot, chili con carne, Guinness, courses express puis route vers Hastings au son des Serviettes, de Patrick Sébastien, le troubadour que le monde entier envie à la France,

    03-11-2012 HASTINGS – The Tubman

    Arrivée en grandes pompes. On décharge au lance-pierres et on pourrit d'emblée l'ambiance grâce à une programmation judicieuse sur le juke-box de l'établissement. On danse. On rit. On sue. On boit.
    Les gaillards de River Jumpers et de Vice Like Grip arrivent, ainsi que les mecs de Xup-Sup. Gros plateau, car ces gars ne sont pas des clients . On a pu juger sur pièce la veille en ce qui concerne VLG et les River, mais Xup-Sup ne doit pas pâlir, ils balancent un punk-rock bien foutu qui fout la gnake ! Ducking Punches est aussi de la partie et fait aussi bien que la veille. On est fan !
    On joue au billard, sapés comme des milords (et Jay perd comme une lamentable merde : si vous voulez épater votre -future- copine en rossant un riche entrepreneur belge au snooker, c'est l'homme qu'il vous faut !!!), on écoute les excellents groupes, on boit de coups et en définitive on a le droit de jouer 20 minutes... la douche écossaise chez les rosbifs... un comble !
    La fin de soirée est plus nébuleuse : on est complimentés, on nous paye des coups, Monsieur Jean-Pierre se transforme en disque jockey intarrissable et Semi-Brillant vient sauver une soirée que l'on pensait déclinante. Ambiance chelou, gens allumés, cidres, bières, cidres, panthères, bières, Madness, bières. Aaahhh, et bières aussi. Quoi, je l'avais déjà mentionné ?
    On fait la fiesta jusqu'au bout de la nuit. On se lève à contre-coeur mais on a un shuttle à prendre. La presque routine : on charge l'estafette, on ouvre les grosses Stella sous l'oeil bienveillant de Semi-Brillant et on décolle. Une seule chanson en boucle pour faire la route : les serviettes. Saviez-vous qu'on peut l'écouter 122 fois entre Hastings et Gembloux ?
    Bon, bin, ça, c'est fait. On est rentrés et tristes. Mais pas démoralisés pour deux sous : on va bosser sur le nouvel EP et préparer les prochaines tournées (Et faire tourner les serviettes)! Stay tuned !!!
  • Fête de la musique @ Cinex - Namur - 23/06/12

    mc mushrooms, corbillard,wolves scream,foolish,struggling for reason,silly snailsChouette programme punk-rock et apparenté prévu pour les fêtes de la musique à Namur. Corbillard a ouvert les hostilités à 18h devant une salle déjà bien remplie, ce qui sera le cas toute la soirée ! Les 4 gaillards débordent toujours autant d'énergie et envoie la purée. Ils ont principalement jouer des titres de leur premier album. Parfait pour se mettre en jambe. Changement de style avec Wolves Scream et son hardcore moderne (tendance Defeater, Comeback Kid et ce genre de truc). Les gars ont dépensé pas mal d'énergie pour un concert bien pêchu. Les Français de Foolish suivent. Le groupe a depuis peu perdu son cuivre, les gars ne sont plus qu'à 4. Fini donc les côtés plus ska, place à un truc plus punk-rock ricain tendance Flatliners et autres . Le changement de style m'a bien plus. J'ai bien aimé leur nouveau set et je suis toujours aussi fan de leur côté nonchalant ! Punk-rock rural rules ! Struggling For Reason a ensuite déboulé dans la même veine avec un truc légèrement plus propre au niveau du son. J'ai déjà vu près de 15 fois le groupe cette année 2012, mais je ne m'en lasse pas ! Les Silly Snails ont clôturé avec un set plus ska-punk. Les gars ont fait dansé les derniers survivants dans une très bonne ambiance. Les titres tirés de leur dernier ep sonnent vraiment bien en live !

    Très bonne soirée, très bonne ambiance, à refaire ! Mention spéciale aux djs finaux: MC Mushrooms !

  • Struggling For Reason - Happy Democracy Tour @ Europe - 30/03-14/04

    398911_10150801195454740_31147024739_11719645_847087172_n.jpgJ'étais roadie/manager sur la tournée des Struggling For Reason dans leur périple à travers l'Europe. Je remercie les gars car ce fut terrible. Avant de copier ici le compte rendu de la tournée tiré de leur page facebook, voici la set list type de la tournée:

    Still My Charm, Up Against The Wall, Thank for Nothing, How ya doing?, Buck the trend, The Great Betrayal, The thin red line, Last In First You, deux nouveaux titres sans nom, Something to remember, Misfortune et Before all is dead and done.

    Vendredi 30 mars 2012
    Ecaussinnes – Notre Maison + Dirty Bees/Corbillard

    Yeah ! On part pour ce concert dans une ambiance effervescente, et un peu inhabituelle ! C’est le premier concert d’une série de 14, à travers l’Europe, la première date du « Happy Democracy tour 2012 ». Les costumes sortent juste du pressing, les chemises sont repassées impec ! L’estafette est chargée selon un plan de Vauban. Direction Ecaussinnes, où on partage l’affiche avec les potes de Dirty Bees, et la famille Massart au grand complet, j’ai nommé CORBILLARD.
    On ouvre le bal après s’être copieusement désaltérés. Chouette concert, la set list semble rôdée. C’est de bonne augure pour la tournée ! Après avoir embarqué le cachet et l’avoir perdu dans la foulée (si vous trouvez une enveloppe pleine de sous dans les faubourgs écaussinnois, c’est la nôtre), on se dirige vers le Club 33, haut lieu de la vie nocturne Athoise, pour une soirée dantesque à base de capes, de bling bling et d’Irish coffee (mention spéciale à Bastinez!). Dodo vers 7h00 du mat’. Par contre, ça, c’est de moins bonne augure pour la suite de la tournée ! Quelques heures de sommeil, une frite tartare sans câpres (pas passée au chinois) avec Vankou, et on reprend la route pour…


    Samedi 31 Mars : Mons – Le Bateau Ivre

    On partage cette date avec Personne , le groupe du Boss de You're Fired! Records … autant dire qu’on a intérêt à balancer la sauce. L’accueil au Bateau est comme toujours nickel, on sirote quelques spéciales au bar et on monte le matos. Mr Pierre étrenne son costume de gala et a même un haut de forme pour l’occasion (et pour récolter les biftons !). Ce sont les camarades tourangeaux de Goat Cheese, qui balancent en entame un punk-rock efficace et souriant ! Personne prend le relais et Ken semble en grande forme. Entendez par là que le set des Parisiens est balancé à tout berzingue, et que les vannes vaseuses comptent pour la moitié (au moins) de leur concert. M’fi mushrooms se fait inviter sur scène et tient bien haut l’étendard de l’Anarchie. Ouais. C’est lui l’anarchie !
    On clôture la soirée en envoyant du bois ! Set pied au plancher, avec un public en feu, une abeille qui slamme, une ambiance du feu de Dieu !! Wéééééééééééééééééééé ! Retour casa. Demain on joue !


    Dimanche 1 avril –DNA Bruxelles

    On arrive tôt au DNA, car en raison de relations de voisinage houleuses, les concerts de ce lieu emblématique doivent se clôturer tôt. C’est quand même incroyable d’être confronté, en plein centre d’une ville qui se veut une capitale culturelle, à des gens bas de plafond qui veulent les avantages d’un logement en plein centre ville, dans un quartier animé, sans en accepter le moindre inconvénient…
    Autre surprise désagréable : en raison d’un problème de booking, deux concerts sont programmés simultanément ce soir. Après quelques coups de fil, ça s’arrange : le Concert des irlandais d’Absolutist aura bien lieu, après des sets un poil écourtés de Struggling et de Personne. (NB : Les mecs, faut vraiment que vous changiez de nom, Pierre est infernal et la simple évocation du nom commun « personne » réveille en lui des prétentions humoristiques dignes d’un Bigard sous acide).
    On balance donc un set écourté, devant peu de monde (Il semblerait que Hugues de Castillo, qui avait pas mal buzzé autour des irish crusts, avait conseillé aux gens intéressés par une p’tite soirée punk au DNA de ne pas venir avant 20h50, soit l’heure de passage des Absolutist. On appréciera l’attention. Ou pas.)
    Personne emboîte le pas devant un public plus que clairsemé, et son set déjà raboté est interrompu par l’arrivée intempestive de la police à…20h38… c’est ce qu’on appelle se foutre du monde, non ?
    Déception légitime des français, mais qui sera compensée par un souper fait de durum accompagné de sa traditionnelle sauce Samouraï (NB pour nos camarades d’outre-quiévrain : dîner). Par contre, Absolutist se met en place et s’accapare notre backline avec pour mot d’ordre : « Fuck the police », et balancent un court set chaud bouillant qui ravit le public arrivé sûrement par pure coïncidence à 20h50…
    Matu n’avait pas de stiff. Voila pourquoi y’avait pas marqué « «I love Alex » sur son singlet. Cette joke est tellement private qu’on va pas chercher à comprendre, et qu’on passe sans coup férir au…

    Lundi 2 avril – Ieper – Vort’n’vis

    Y’a de la route, donc on part tôt du local, le temps de mettre un coup de déo et de renouer les cravates. Arrivée à Ypres. On n’a pas fait des masses de concerts en Flandre, donc c’est assez excitant de débarquer sur le site du Ieperfest. On assiste au cool concert de Mr Shred & The Alliance, et on monte rapidos le matos pour un tout bon set, devant pas des masses de monde (lundi soir oblige). Par contre les échos sont unanimes, et Mr pierre ne sait plus où donner de la tête au merch’ ! On vend pas mal de skeuds, et quelque chose me dit que vous devriez bientôt croiser de beaux textiles flanqués de la bête tête à sarkozy de l’autre côté de la frontière linguistique.
    On sirote quelques consommations ordinaires avec les gens du bar et on refait les 170 bornes qui nous séparent du sleeping ! Matu s’assoupit à l’arrière de l’estafette sur l’épaule de Dyson Dallas Crab, à qui il demande de lui caresser les cheveux. Un des couples les plus glamours du rock’n’roll contemporain est né.

    Mardi 3 avril - Panique d’O, Mechelen

    On est content de jouer ce soir avec les River Jumpers, groupe de Brighton qu’on a pu écouter via Matu et Andy.
    On débarque donc à Mechelen tirés à 4 épingles, et on monte le matos dans une petite arrière salle à l’acoustique plus que discutable. On assiste à un concert d’ouverture d’un groupe qui s’autoproclame à juste titre « crappy pop-punk », puis les Jumpers balancent un set puissant et maîtrisé. On est fan !! On joue le même set que la veille, assez bien malgré les conditions, et on laisse la place à l’excellent songwriter ricain PJ Bond, qui assure avec ses dernières livraisons folks. On récupère tant bien que mal les Anglais qui dorment avec nous sur Bruxelles, et on répartit dans les vans. Andy part avec les River Jumpers qui ont des arguments percutants en la présence de bouteilles de whisky (6€ la bouteille… messieurs les connoisseurs, vous apprécierez).
    Ils arrivent bien déglingués à la capitale… vaines tentatives pour trouver de la bouffe à cette heure tardive, vas-et-viens avinés toute la nuit… bref, sommeil peu réparateur !
    Pas grave : demain est un autre jour !

    Mercredi 4 avril : départ pour Berlin

    On se lève aux aurores avec des yeux forts rouges et des bayements à s’en décrocher la mâchoire. Matu et Claire se mettent aux fourneaux pour proposer un p’tit déj 5 étoiles aux River Jumpers qui vont devoir avoir l’estomac bien calés pour résister aux assauts de Mathieu, le patron du P’tit Bitu à Namur, où ils jouent ce soir.
    Nous, on prend la route avec le ventre rempli afin de rallier Berlin, étape obligée vers notre premier concert hors frontières : Prague.
    On roule pendant plus de 8 heures au son de Jo Courtin, de Magali la yodleuse savoyarde, et autres merveilles de la production discographique de ces 60 dernières années. On se prend pas vraiment pour un groupe punk-rock en tournée, mais plutôt comme des maquignons en route vers le salon de l’agriculture, dixit Dyson ! On rit.
    Bonne humeur, passage obligatoire au Burger King, des bornes, des bornes, des bornes. On s’occupe comme on peut dans l’estafette : yatzee, bières, farandoles.
    On arrive dans le centre de Berlin vers 20h30. On dort chez Mike, le batteur de The Alleyways, qui nous héberge. Problème : il y a personne (Pierre, la ferme !) chez lui, et son numéro de phone est vraisemblablement pas le bon. On finit par se capter par personnes (Pierre ! Ta gueule !) interposées.
    et on se fixe rencart dans un bar de Kreuzberg. Un vrai bar rock où nos costumes font sensation (ou pas !). Moultes pintes et whiskys plus tard, Mike nous rejoint, on se happe un excellent burger au Kreuzburger, quelques pintes pour la nuit, et dodo !
    Demain, les choses sérieuses commencent !

    Jeudi 5 avril – Prague

    Après un p’tit déj de vainqueurs, on se fie au GPS pour rallier la capitale Tchèque. Erreur, il nous enduit en horreur, mais on récupère le coup et on arrive à Prague. Embouteillages monstres… Matu est sur les nerfs. Y’a des pubs pour des tondeuses à gazon partout ! On hallucine. On débarque avec matos et bonne humeur au Bazina club.. y’a personne (Piet… ça va mal finir !) et on amène le matos à son aise. Directement, on nous sert un copieux repas local plein de viandes bizarres et d’épices chelous. On monte notre backline qu’on propose aux autres groupes de la soirée. Vraisemblablement, l’idée ne fait pas recette et les groupes préfèrent monter leurs trucs. Pourquoi pas ? Sweetzone (slllllllrrrrrppp) entame la soirée. Visiblement, l’idée de débuter ne les enchante pas, ces demoiselles ayant eu les honneurs de la télé nationale tchèque via un télé crochet ; c’est donc de mauvaise grâce qu’elles balancent un rock eurovisionnesque bien dispensable. Il suffit pas d’avoir une jolie paire de… jambes pour cartonner dans la musique. Quoique… regardez Jay !
    Ensuite jouent Blind daters, un punk rock bien carré à la Against me, avec un chanteur qui se donne. Chouette concert, belle rencontre. On monte sur scène devant un public clairsemé. Mais dès le check, ça se remplit et l’ambiance monte d’un cran ! On balance un set impec, bien énergique et les pogos et autre circle pit nous incitent à lâcher tout ! Je sue mais j’m’en fous ! Je sue mais j’m’en fous, Nicolas ! Le concert à fait mouche. Sarka, la promotrice est aux anges et les tournées de Green s’enchaînent ! Il reste plein de bières, et comme Andy parle couramment le tchèque après 12 bières, les relations sont on ne peut plus cordiales avec le public enthousiaste qui nous abreuve copieusement ! On dort au club ce soir, donc pas de souci !Les street punkers de Zvodidla réquistionnent nos amplis pour un set énergique, mais y’a plus personne (PIERRE !!!!! AAaaaaaaaaarrrrrhhhhh !!!!!!) pour les regarder, sauf quelques crusts défoncés, dont un se fait un joli walkman avec les baffles retours, et l’autre, le frère à Gollum, pogote seul en renversant sa bière. A la fin des concerts, on replie le matos et on gagne nos quartiers de nuit juste à côté de la scène. Les tournées s’enchaînent, on nous propose plein de trucs chelous qu’on goûte (ou pas), on apprend plein de trucs sur la république tchèque, qu’on s’empresse d’oublier, et on se consacre à la fiesta ! Y’a un paquet de photos que vous ne verrez jamais ! On se fout sa race proprement, Dyson arpente les toilettes en parlant seul dans le noir, Mr Pierre pique du nez dans sa grosse chope et se réveille pour retourner des divans, Matu se touche en chantant du disco et lau ne porte plus que ses bretelles. La classe américaine. Quelques heures de sommeil, et on se lève pour petit déjeuner à base de saucisses et d’animal mort. Lequel ? Pffffffffffffffffff, on s’en fout ! Chargement du van, adieux déchirants, et go to Otrokovice.

    Vendredi 06 avril – Otrokovice

    On arrive à s’n’aise à Otrokovice, en se fiant à la voix suave de notre petite chérie du GPS. Par contre là où ça coince, c’est au niveau de la numérotation des bâtiments. On passe allègrement du 15 au 231, puis au 1029 sans autre forme de procès. On arpente la rue du pub dans lequel on est sensés jouer 6 ou 7 fois, sans trouver le Posty Pub… la merde… Malgré les efforts d’Andy pour communiquer en tchèque avec les locaux, on finit par se garer et chercher façon chasse au trésor. On trouve des affiches de Struggling sur d’énormes panneaux d’affichage du centre-ville : on touche au but ! On finit par dénicher le Posty Pub, espèce de chalet en contrebas de la Poste, ou les postiers et chasseurs viennent s’abreuver. On essaye de nouer le contact mais personne(…) ne parle anglais. On commande donc nos chopes en langue des signes et on attend Jan, le promoteur et hôte de ce soir. Détail important : quand ton verre est vide, la patronne t’en sert un nouveau d’autorité. Quelle maîtresse femme ! On se dégourdit les jambes en faisant un tour de cité sociale à pied, et Jan nous récupère près du pub. On gare l’estafette à l’arrache et on décharge le matos. Comme on l’avait craint, on joue dans le chalet, juste à côté d’un poële à bois qui chauffe à toute berzingue ! On place le backline comme on peut, on taille une bavette en anglais avec Jan, et en tchèque moderne avec les autres, à grand renfort de gestes et de tapes dans le dos (la méthode Andy).
    Le merch est placé, et on demande à Jan ce qu’il a prévu pour les pintes. On est un peu refroidis car il nous annonce qu’on va jouer principalement pour des straight edge adeptes de boxe thaï, régulièrement aux prises avec des groupuscules néo-nazis ! Pas question de déraper verbalement ou renverser nos bières sur leurs T-Shirts, sous peine d’un ravalement de façade expéditif ! On mange (vegan) et on attend que le premier groupe entame le show. Ils mettent des plombes… lourd. Le deuxième groupe, Empty hall of fame, coreux locaux, chauffe l’ambiance. On est chauds comme des baraques à frites car on attend de jouer depuis perpète. Line check au lance-pierre, gros son, et on lance les hostilités. Le Pub est bondé, le public au taquet ! Dyson pète une corde, mais ça n’a pas d’incidence sur l’intensité du show. On balance sévère, on trempe nos chemises et le public nous le rend bien !!! Pogos, pits, crowdsurfing pour Dyson, qui se fait 40 minutes d’aérobic de haut vol ! Les gars s’accrochent aux structures du plafond, façon magasin4 de la grande époque, ça bouge dans tous les sens. Grand succès !!!!
    Quelques pintes plus tard, on charge le van, mis sous pression par la pocharde locale, une habituée des cures de désintox et des séjours en prison, qui nous fait un sale rentre-dedans (surtout à Jay, qu’elle tente d’allumer avec force mimiques suggestives !), nous moleste et finit par se mettre devant l’estafette pour nous empêcher de partir. Chaud !
    On est accueillis comme des rois chez Jan, avec salle de bains 4 étoiles, une pièce sleeping pleine de matelas rien que pour nous et une punkette mignonne qui partage notre chambre. Mise en garde de jan : elle fait de la boxe thaï avec lui. On se comporte donc comme de parfaits gentlemen, sauf qu’on ronfle comme des tondeuses à gazon (normal) et qu’on lui pourrit sa nuit !
    Déjeuner digne du buffet du Hilton, petit tour du propriétaire, p’tite photo et départ pour Budapest !
    C’est ça le rock !!!!

    Samedi 7 avril – Budapest
    Roham Bar

    Notre périple tchèque terminé, on prend la route pour la Hongrie en milieu de matinée. On quitte le pays des souvenirs plein la tête et les sacs remplis de bières locales ! Ce soir, on joue au Roham Bar à Budapest et on est assez excités à l’idée de poser nos amplis dans cette grande capitale. Après une escale obligatoire au Mc Do et une séance dégustation de burgers à la hongroise, on s’engouffre doucement dans le centre-ville à la recherche d’une place de parking idéalement située… Bingo ! C’est à croire qu’une place privée nous a été tout spécialement réservée juste devant la porte du club. A première vue, le lieu est cool : auberge de jeunesse, salle de concert et bar tout-en-un. Lionel anticipe déjà la fermeture dominicale des magasins d’alimentation et nous rappelle, avec tout l’aplomb qu’on lui connait, qu’un pique-nique est impérativement à prévoir pour le lendemain. Pas d’avance, nous voilà débarquant tout endimanchés chez SPAR. Ça ne s’invente pas. On en profite pour se balader, apprécier un peu l’architecture locale et y a pas à dire : Budapest est vraiment une ville magnifique ! Timing serré oblige, on retourne au Roham pour décharger nos brols de l’estafette et prendre un peu la température de l’endroit. On n’est pas vraiment étonnés de constater que les autres groupes sont venus sans amplis et attendent qu’on mette notre matos à leur disposition. Visiblement, c’est une constante à l’Est. Après quelques minutes de négociations, le premier groupe de la soirée entame les hostilités. Les gars jouent un ska en hongrois plutôt festif qui semble ravir le public présent. Malheureusement, leur set tire en longueur et rend le show un peu rébarbatif… S’en suit un excellent concert de Surf-rock expérimental avec Fit Fat, le groupe de l’organisateur de ce soir. Projection de films en hongrois, préparations culinaires à même la scène et solos de basse endiablés. Bien barré ! Seul hic, le public a miraculeusement disparu. On commence à se dire que notre concert va se dérouler en comité (très) restreint mais au fond peu importe, on compte bien envoyer la sauce et montrer que c’est nous. On s’installe sur scène en deux temps trois mouvements pour un mini line-check et c’est parti. Le public disparu réapparaît comme par magie et se montre ultra réceptif : c’est bonheur ! Pogos endiablés, chants (approximatifs) en chœurs et poings levés sont au programme. En 40 minutes, le set est envoyé avec énormément d’énergie et l’audience de ce soir semble séduite par les coupes irréprochables de nos costumes sales.
    On s’attarde, on bavarde, on boit des coups et on se dit que c’était vraiment chouette ! Time Bomb, LE cover band local, clôture la soirée et on prend beaucoup de plaisir à (re-re-re-re)chanter avec eux les tubes interplanétaires des californiens de Rancid.
    Comme on est sensé dormir dans une auberge de jeunesse se trouvant à deux pas de la salle, on se laisse aller à quelques tournées de Palinka et de Vodka. Monsieur Pierre nous dit merci.
    C’est avec un certain soulagement qu’on prend nos quartiers dans un dortoir typé « colonies de vacances » : y a des vrais lits !!! Le patron du lieu nous fait l’inventaire des commodités mises à notre disposition et ni une, ni deux, on se rue sur la MACHINE A LAVER commune! Mais l’essorage est décidément un programme bien obscur pour les non-initiés… après un nombre incalculable de bières, notre Andy national se sent l’âme d’un technicien de chez Whirlpool et le résultat ne se fait pas attendre. Après quelques incantations du style « Allez, allez, essore, petit bolide ! » à genoux en slip devant l’appareil, l’irréparable se produit. Andy juge bon de forcer la porte de la machine allumée et nous voilà hilares devant l’électroménager détruit avec soin et méthode. Nos chemises en ressortiront toujours aussi sales, malodorantes et gorgées d’eau froide. Y a plus qu’à faire sécher le tout dans la chambre et aller dormir quelques heures. Demain, Szeged.

    8 avril – Szeged
    Garaboncias Borozo

    On arrive bien à l’avance au Garaboncias Borozo cet après-midi. Ce bar est un haut-lieu (au nom imprononçable) du punk-rock à Szeged. Alors qu’on a à peine mis les pieds dans la salle, la patronne nous fait une petite frayeur en faisant mine de ne pas savoir pourquoi on est là… il s’avèrera ensuite que nous étions bien attendus. C’était sans compter sur l’incompréhension totale de la taulière à l’égard de notre Anglais de touristes. Aujourd’hui, on se paye le luxe d’un vrai sound-check en attendant l’arrivée des autres groupes. La scène est vraiment chouette et spacieuse, alors profitons-en et faisons bien les choses ! Après de longues minutes de chipotages, on est bien d’accord sur une chose : ça DOIT sonner.
    On sort nos matelas et on envahit les loges aussi sec. Ce soir, on dort juste au-dessus du bar histoire de ne pas perdre une miette des festivités à venir. Inutile de préciser qu’à l’arrivée du premier groupe, on constate avec perplexité que les joyeux musiciens sont à nouveau venus jouer sans amplis. On va finir par monter une entreprise de location de matériel.
    Puisqu’on ne jouera pas avant minuit, on remballe nos grattes et on se rue au bar pour y goutter quelques breuvages maltés aux noms improbables. Vers 20h00, Koloss, maître des lieux et patron de son état, arrive enfin et nous briefe sur le déroulement de la soirée. Cinq groupes sont programmés et il semblerait que nous soyons attendus par une partie de l’assistance. On discute avec quelques gamins qui nous expliquent avoir téléchargé tous nos EP’s et connaître les chansons par cœur… tenir ce genre de conversations à presque 2000 km de chez nous, tu le crois ça ?! Bref, on est chauds à mort et on se dit que ça va être bien long d’attendre notre heure de passage.
    Le premier groupe s’installe avec autant de promptitude qu’une armée de moules tétraplégiques, pour finalement servir aux gens un « post-punk » ultra mou soi-disant influencé par Joy Division et tout à fait dispensable. Lionel est au bord de la crise de nerfs et cherche par tous les moyens à ne pas devoir passer devant la scène. Dur. Le deuxième groupe se débattra durant une heure avec ses mystérieux arrangements de synthétiseur sans beaucoup plus de succès. Monsieur Pierre en pleurerait presque depuis son stand de merch’. On commence à se demander si des groupes de d’punk-rock vont vraiment jouer ce soir…
    Finalement, le troisième groupe de la soirée va dissiper nos doutes et envoie un punk 80’s avec un chant féminin. Ça joue vite, c’est en place, ça crie beaucoup, c’est énergique. Enfin !
    Minuit sonne. Lio ne sait pas s’il va digérer le repas aux saveurs locales préparé avec amour par Koloss et avalé au lance-pierre. Faut y aller ! D’autant plus que les heures passant, la salle désemplit un peu… Dès qu’on commence, le scénario de la veille se répète : les gens sont à nouveau nombreux devant la scène et pogotent avec énormément d’entrain. Jay en perd son micro plusieurs fois. Les chansons s’enchaînent et on s’éclate vraiment en voyant les gens chanter les paroles. C’est un peu hallucinant. On ne trouve rien de mieux que de terminer sur un circle pit et on laisse une scène quelque peu saccagée au dernier groupe…tout ça n’a pas beaucoup d’allure.
    Finalement, on passe un super moment en mattant le concert des gars de Hùz’n’Troger. Depuis qu’on est dans les pays de l’Est, ç’est bien la première fois qu’on tombe sur un groupe qui revendique les mêmes influences que nous et qui le fait entendre. Chouette concert pour clôturer cette soirée !
    Tout doucement, les gens s’affairent autour du bar et la salle désemplit. Vu qu’on doit attendre la fermeture du bar pour pouvoir aller dormir, Monsieur Pierre se fait un devoir de nous distraire à grandes rasades de Palinka. He’s the man in charge. Yes ! C’est dans cette optique qu’une grosse partie de notre cachet va minablement passer en alcool et en parties endiablées de Kicker.
    Koloss nous fait une démonstration magistrale du « savoir-recevoir » des Hongrois et on repart finalement le lundi matin sans avoir dormi une seule minute… La fête a battu son plein et le day off va faire du bien !

    9 et 10 avril : days off

    Après une nuit de folie, on quitte Szeged sur le coup de 14h00, plus ou moins, et on reprend la route comme des zombies, sans autre pression que celles ingurgitées la veille, ce qui n’est pas mal.
    On est un petit peu « poisson » et on se tâte sur la marche à suivre : tailler la route et faire l’étape le plus loin possible, ou trouver un sleeping sur le chemin afin de rouler à l’aise le lendemain. Mr Pierre tente de faire marcher ses contacts mais ne trouve personne (ahahahahahahhahhaaaaaaaaa !!!) pour accueillir la joyeuse bande de représentants que nous sommes. Alors on roule. Direction Milan, et advienne que pourra. Sur le coup de minuit, on sent la fatigue poindre et on se met en quête d’un hôtel au fin fond de la Slovénie. Impossible de dégotter une chambrette à moins de 75-80€ pp la nuit ! Ces Slovènes ont le sens du commerce, ce qui nous en remontre un peu. Qu’à cela ne tierce, on ne cède pas à leur tentative d’extorsion et passe notre chemin. Sur le coup de 1h00, on atteint l’Italie et on cherche à nouveau un point de chute à Trieste. On se fait conseiller par les carabinieris, qui nous indiquent une auberge de jeunesse malheureusement fermée. Alors, à la fortune du pot, on improvise un couchage dans le van, en front de mer. Six mecs en costume entassés dans des sacs de couchage dans une estafette sur un parking de Trieste, il faut bien avouer que ça n'a aucune allure !
    Un brossage de dents express, et en route pour Milan. La circulation, en Italie, c'est infernal. Vas-y que je zigzague, que je te coupe la route, que je te queue-de-poissonne. C'est la guerre. Et on est contents de -enfin- parquer la vaillante estafette près de la gare centrale, où on a rendez-vous avec notre contact sur place, Eleanora. Une pizza et quelques bouteilles de chianti plus tard, on déambule dans le centre de Milan, sous la pluie. Il paraît que c'est exceptionnel, mais ça fait pas nos affaires ! On fait quelques emplettes histoire d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent, on va boire un pot puis on gagne le squat qui nous héberge ce soir : un « centre autogéré », qui met une pièce à notre disposition avec quelques matelas ! Un toit pour la nuit, c'est cool !!! On casse la croûte et on se fait les Wayne's world et quelques Mr Manatane avant une vraie nuit de sommeil.
    Le lendemain, on doit attendre que ça se passe, car il fait toujours aussi dégueulasse. Il a plu comme vache qui pisse toute la nuit, et ça ne semble pas vouloir s'arrêter. Les rues sont transformées en succession de flaques, chaque descente d'eau est un piège potentiel, et nos costumes ne sont pas taillés pour le déluge. On ronge notre frein, et on évite les déplacements motorisés tant que faire se peu en raison de notre aversion pour le style de conduite coulé des Italiens. On se rend à notre rendez-vous chez Trafficanti di arte, un tattoo shop réputé dans le centre de Milan, pour immortaliser notre délire de la tournée : quelques tranches de pain blanc, et le toaster assorti !

    11 avril – Milan / Ligera club

    On arrive comme d'hab les premiers sur le lieu du concert, un chouette club années '70, avec salle de concert au sous-sol. On se gare en double file, avec les 4 feux clignotants. A Rome, fait comme les romains ! On décharge et on monte le backline. Andréa, l'organisateur, nous rejoint et nous fait le topo de la soirée : 4 groupes, on passe en 3ème position, d'abord une pizza, line checks au lance-pierre entre les groupes car le timing est serré, et il attend pas trop de monde, on verra.
    Aaah, oui, autre nouvelle sympa : on a pas de sleeping pour ce soir... on doit donc se dégotter en urgence une chambre pout la nuit, histoire de ne pas rééditer la nuit de l'avant-veille !
    Effectivement, on voit.
    Une fois la pizza expédiée, les bouteilles de pinard pétillant(...) englouties, on retourne au club, forts d'une chambre tout confort à l'hôtel El Diablo tout proche.
    Le public est plus que clairsemé. 5-6 personnes dans une salle pouvant en accueillir une centaine, vous appelez ça comment, vous ?
    Les deux premiers groupes entament les hostilités, mention spéciale au deuxième groupe, Low Dèrive, qui assure un pop-punk de qualité, avec gros son et efficacité. Arrive notre tour. On joue un peu « poisson », car pas vraiment encouragés par le public (euhhhh, quel public ?), mais ça semble plaire aux queques personnes (Mr Jean-Pierre, on frôle la dépression nerveuse !)présentes. On attend la fin du set du dernier groupe et on replie une ènième fois le matos avant de regagner notre chambre au El Diablo.
    Bonne nuit, et le sourire nous revient aux lèvres, car demain on quitte l'Italie !

    12 avril – Nice

    On se lève sans trop de soucis et on charge les sacs dans l'estafette. Une pause supermarché pour faire le plein de bière, et on met le cap sur Nice, où Kev nous a fait l'honneur de nous accuiellir sur une date qu'il organise, avec PO Box, Muesli et Ragnagna. RAS sur la route jusqu'à Nice, où on se tape des embouteillages du feu de dieu. Une place de parking plus tard, on est attablés dans un pub devant une tournée de Kilkennys et de Strongbow. Quelques démêlés avec la maréchaussée, qui ne voulait pas qu'on décharge le matos dans la petite rue piétonne où est situé le bar La Movida, mais tout rentre dans l'ordre et on trouve une solution.
    Une fois le matériel arrivé à destination, les groupes se retrouvent autour d'une consommation ordinaire bien méritée.
    Traditionnelle tournée de pizzas, quelques pintes, Muesli ouvre le bal de manière acoustique, et nous suivons directement en balançant la sauce et les décibels. Les copains présents ont l'air d'apprécier ( La bise à Louis, d'I.M.O.D.I.U.M). Bon set, court mais intense !! On ne peut malheureusement pas s'éterniser car on a de la route, bien qu'on aie qu'une envie, c'est rester chiller un peu sur place avec les potes, voir les Ragnagnas et PO Box, après deux jours d'environnement hostile !!!!
    Alors une fois le dernier accord tapé ( un mi mineur), on fonce à l'estafette qu'on remplit en un temps record, sous le regard médusé et incrédule de la maréchaussée, et on fonce vers Valence, où Pat, des Bad Chickens, nous héberge. Qu'il soit mille fois remercié et gagne la super cagnotte du lotto de ce vendredi 13 !

    13 avril – Paris
    Café de Paris

    On arrive dans la capitale-lumière sans trop de soucis. Lutèce nous accueille à bras ouverts car on trouve une place pile-poil devant le Café de Paris, bar qui nous accueille ce soir. C'est Ken, notre patron de You're Fired Records qui organise la date de ce soir. Il va s'agir d'être prestants et irréprochables si on ne veut par recevoir un recommandé lundi ! D'autant que l'affiche de ce soir, c'est du lourd : Crashed, Lisa a Peur et Fart Air Tone ! On monte le matos dans la petite salle au sous-sol, on checke en vitesse. Premier constat : Il va faire torride !
    En effet, dès les premiers accords de Crashed, la température monte d'un cran. Super concert et on espère bien revoir le groupe très prochainement!!! Suivent les Lisa avec un set bourré d'humour et d'énergie, comme d'hab, avec quelques approximations bien assumées ! On est fans ! On suit directement et on fait un chouette set à l'accent belge, qu'on parvient à faire oublier car le son est sympa et on « balance sévère » (dixit les gens) ! Belle soirée. Suivent les Fart air tone, reformation cinq étoiles du groupe du patron, qui récolte méritoirement un succès d'estime, alors qu'ils jouent en moyenne trois fois les mêmes chansons. Vous comprenez ça vous ? Non mais sérieusement : leur concert (pied au plancher) déchire sa race, la température devient juste (...) intenable et on se surprend même à boire de l'eau!!!
    Fin de soirée à l'aise, avec quelques pintes hors de prix, puis on décolle pour le sleeping improvisé chez Ken, qui se tracasse (à juste titre) et tente de juguler notre enthousiasme débordant afin de conserver au beau fixe ses relations de (nouveau) voisinage. La fatigue générale l'emportera finalement, ne laissant que peu de place à notre humour douteux de fin de soirée. Dodo!
    Réveillés de bonne heure le lendemain, on essaye tous les cosmétiques du monde puis on prend la route à contre-coeur.
    Pas parcequ'on joue au Boukan, bien au contraire, mais parceque ça sent à plein nez la fin de tournée...

    14 avril – Frameries
    Alternative Boukan Festival

    Route Paris-Frameries comme une fleur à la poste.
    On attend le Poste frontière avec impatience, et plus encore la première aire d'autoroute pour acheter et consommer illico de la JUPILER !!!!!! On s'acquitte de cette tâche avec d'autant plus d'enthousiasme que, plus les kilomètres défilent, plus on est intenables dans l'estafette (on dirait une succursale de Van Gogh) !
    Après une pause abreuvoir en bon uniforme, on arrive à Frameries, sous le soleil et l'accueil d'une cohorte de punks déjà au taquet malgré l'heure quasi matinale ( 14h30).
    Le public ets au rendez-vous, l'organisation une fois de plus impec (merci Béru), et on est reçus aux petits oignons, du régisseur au catering, en passant par l'ingé son ! Dans ces conditions, une seule chose à faire : Balancer tout ce qui nous reste pour faire honneur au Festival. On concentre nos reliquats d'énergie et on balance un set au cordeau, en bougeant comme des épileptiques !
    Waaaah, on ne pouvait pas rêver mieux pour clôturer le tour !!
    Mais on ne peut pas s'éterniser, car on a un dur retour à la réalité en perspective. Postposé de quelques heures pour Pierre et Lau, qui filent à Nivelles pour le PioRock Festival, où Corbillard joue, d'un jour pour Matu qui retrouvera sa motrice demain, de deux jours Pour Jay qui recommence le taf lundi aux aurores... seuls lio et Andy pouront redescendre en douceur...

    Bon... On repart quand ?

    www.strugglingforreason.com

  • Vice Like Grip @ Petit Bitu - Namur - 15/03/12

    struggling for reason, vice like gripPremier jour de beau temps, premier jour de barbec en ce mi-mars ... et direction le Bitu pour un double concert. Dès la défaite des footballeurs liégeois, les Struggling For Reason ont attaqué le concert à grande vitesse. Les gars venaient armés de leurs nouveaux titres (cd et t-shirt en vente) et ont ravi le public présent même si ce ne fut pas leur meilleur concert. Les Anglais de Vice Like Grip sont dans un registre plus pop-punk. Cela sonne bien, même si le chanteur n'est pas assez présent à mon goût. A revoir afin d'avoir un meilleur avis !

  • Struggling For Reason - For what it's worth

    struggling for reasonFor what it's worth est le troisième ep des Belges de Struggling For Reason. Celui-ci a été enregistré courant 2010 et sa sortie initiale était prévue début 2011. Suite à divers déboires, cela fait seulement quelques jours qu'il est disponible !

    Suite à cette info, le fait est que ayant vu plus de 20 fois le groupe entre temps, je connaissais tous les titres de l'album. Et habituellement ce qui arrive avec les albums où je connais super bien les titres avant même de mettre le disque dans le lecteur, c'est la déception qui prime (surtout face au manque de nouveauté). Pour une fois, ce n'est pas le cas. Premièrement, je trouve que par rapport aux deux précédents ep le groupe a fait un bon en avant niveau musical. C'est bien mieux en place et même si on ne se trouve pas face à grosse pointure (plein de sous), l'album sonne vraiment bien ! Le quatuor semble avoir trouvé sa veine et je sens beaucoup moins l'influence de grosses pointures mais on peut approcher ce 5 titres de trucs plus punk avec une touche bien hardcore et des passages plus mélos. Cela me fait penser à des trucs comme No Use (off course), Fights and Fires, This is a standoff. J'ai vraiment un coup de coeur pour les nombreux choeurs présents sur cet ep ainsi que la variation apportée dans les voix, cette variété donne vraiment un plus à ce 5 titres !

    Maintenant, j'espère juste que l'ep suivant prendra moins de temps pour sortir.

  • Diego Pallavas @ Taverne du théâtre - La Louvière - 10/12/12

    Struggling For Reason ouvrait cette soirée placée sous le signe du punk. Les 4 lascars ont fait un set semblables aux derniers avec une set list presqu'identique au concert d'il y a quelques semaines au Bateau Ivre. On a retrouvé des titres des deux eps et des nouveaux titres (I fall the line, ...). Pendant une quarantaine de minutes les gars ont bien envoyé le punk rock comme ils savent le faire !

    Les Français de Diego Pallavas ont enchainé avec leur punk rock chanté en français. Pendant une grosse quarantaine de minutes, les gars ont principalement joué des titres de leurs dernières sorties dont Fuck'n'Drive, une reprise des PKRK et pas mal d'autres pour le bonheur d'une grosse partie du public qui avait fait le déplacement pour eux !

    Les Slugs ont clôturé la soirée en venant présenter leur dernier album. Le, désormais, trio a balancé quelques titres de son nouvel album, Banqueroute, et quelques classiques de son répertoire: Coup Poigne, les Patates et d'autres. J'ai trouvé le concert bien meilleur que celui de Coiffure Liliane fin novembre. Le public était bien réceptif au concert des Slugs et n'a pas manqué de partagé sa joie !

  • Corbillard @ Le Petit Bitu - Namur - 21/11/11

    Big Fat Lukum, groupe de la région namuroise ouvrait la soirée. Pendant une quarantaine de minutes, on a eu droit à du bon rock. Ce fut une agréable découverte musicale. Les Struggling For Reason ont comme à leur habitude fait un set débordant d'énergie. Je commence à vraiment apprécié l'évolution surtout avec les choeurs et les double voix de plus en plus présente. Un très bon concert de leur part ... le meilleur depuis un bout de temps. Corbillard a clôturé avec un set qui m'a semblé assez long. Leur set était presqu'identique que celui de la sortie d'album, les invités en moins.

  • This is a standoff @ Magasin 4 - Bruxelles - 25/09/11

    this is a standoff, the evidence, struggling for reason, face the faxLes Canadiens de The Evidence ouvraient le bal avec un set de 30 minutes. Le trio joue tous sur la même ligne (avec le batteur qui est de profil au public). Les gars balancent du punk rock avec une touche un peu pop. C'est hyper bine foutu mais ça ne casse pas des briques surtout devant un public qui ne les connait pas. Face The Fax poursuit la soirée. La dernière fois que j'ai vu le groupe, il s'agissait d'un trio, ils sont maintenant 5 et cela a gagné en énergie. Le groupe assure et envoie de l'excellent punk rock pendant une trentaine de minutes. Les Struggling for Reason ont quelques problèmes d'ampli au démarrage et feront un mini set rabotté à 20 minutes. Leur concert n'est cependant pas à jeter, loin de là. Les Canadiens de This Is A Standoff terminent la soirée. Les gars sont en tournée européenne pour un mois et demi et sont à la moitié de leur périple. Le public est bien à l'écoute du set et des quelques nouveaux titres tirés de Be Dilighted discéminé dans les 45 minutes (rappel compris) que dure leur très bon concert.

  • Fights and Fires @ Le Petit Bitu - Namur - 12/09/11

    struggling for reason, fights and firesAvec assez bien de monde pour un lundi, le Bitu accueillait une soirée bien punk-rock/hardcore. Les locaux de Struggling For Reason ont démarré le set sur les chapeaux de roues ... mais dès le deuxième enchainement, les petits soucis se sont accumulés (cordes cassées, problème de grattes, ... ). Ce qui fait que ce concert qui était prévu rempli d'intensité, a été un peu chahuté par les blancs entre les morceaux. Dommage, mais cela n'enlève rien à la qualité des morceaux de Struggling For Reason dont j'attends le prochain ep avec hâte. Les Fights and Fires ont bien comblé le manque d'intensité. Les Anglais ont bien tabassé avec leur punk hardcore bien violent. Ils ont principalement joué des titres de leur dernier album et ont ravi le public présent. Vivement leur prochain passage belge prévu pour février ... leur truc est toujours aussi bon !

  • Eleven ! + Struggling For Reason @ Taverne du théâtre - La Louvière - 09/07/11

    Deux excellents groupes en concert ce samedi soir à la Taverne du théâtre. Malheureusement, malgré leur qualité, trop méconnu. Struggling For Reason a ouvert les hostilités avec son punk-rock bien ficelé. C'est toujours aussi bien en place et ça envoie sur scène avec des titres plus anciens et des nouveaux qui devraient se trouver sur le nouvel ep à venir. Eleven ! a continué dans une veine plus rock'n'roll. Le trio a balancé un concert identique aux précedents avec des titres tirés de leur unique album. 

  • Struggling For Reason @ Kiko Phonie - Bruxelles - 07/06/11

    high five stereo, terrorists alone, struggling for reason Très peu de monde en ce mardi soir d'examens pluvieux à Bruxelles. Les Bordellais de High Five Stereo ont ouvert la soirée. Je n'ai pas trop accroché à leur truc. C'est du pop punk assez mou et les gars ne semblaient pas fort à l'aise. On aurait dit du mauvais Presidents Of The USA. Changement de registre ensuite avec Terrorists Alone d'Augoulême. Les gars sont déjà nettement plus au point et ça balance vraiment pas mal. On entre dans un autre registre et on quitte le pop punk pour un truc plus concis. J'ai aussi le plaisir d'y retrouver (en remplacement seulement), Billy The Kill à la basse (de Billy The Kill et Billy Gaz Station entre autres). Les presque locaux de Struggling For Reason ont clôturé la soirée avec un très bon concert comme à leur habitude depuis quelques temps. 

  • Guerilla Poubelle @ Shaka Laka - Hazebrouck (Fr) - 30/04/11

    203535_198050850228771_3122609_n.jpgOn devait à la base descendre à plusieurs pour cette soirée anniversaire du boss de l'orga Tcheck L'assos, mais finalement je m'y suis rendu seul au Shaka Laka, mais vu le nombre de potes y jouant, je ne serai pas seul ...

    J'arrive pendant le concert d'un gars tout seul en acoustique, que je n'ai pas vu, le temps de dire bonjour à tous les copains ... et, je n'ai pas retenu son nom non plus. Place ensuite à Confusion, nouveau projet hardcore/punk de la région Lilloise avec des membres de Fast Motion et de Fake Off. Le truc est déjà bien en place et pendant 20 minutes les gars envoient bien le bouzin ! Dix minutes plus tard, c'est déjà au tour des excellents Wank For Peace ... d'ailleurs les groupes sont s'enchainer à une vitesse TGV: 10 minutes de pause entre chaque groupe. Cela est un peu hard ... surtout que dès Wank For Peace, il commence à faire une chaleur proche de l'insupportable devant la scène du Shaka Laka. Je n'ai pas vu tout le concert de Wank For Peace, mais les gars de Laval se débrouillent toujours aussi bien ! Les Struggling For Reason en costard pour l'occasion (ce fut le cas sur toute leur mini tournée française), on comme la dernière fois, envoyer un excellent concert avec des nouveaux titres et d'autres plus anciens !

    Leur concert est suivi d'une petite pause acoustique avec Bat Bat Pallavas accompagné de son batteur (qui joue au pinceau pour l'occasion). C'est toujours agréable de revoir Bat Bat sur scène. Il est suivi des excellents Charly Fiasco. Les Toulousains ont assuré avec un set de 45 minutes reprenant essentiellement des titres de leur dernier album ... mais devant la scène, c'est humide de chez humide tellement il fait chaud ... d'ailleurs mon corps a plus pendant tout le concert. Les Guerilla Poubelle ont suivi avec un concert de la même durée, mais vu la chaleur et la déferlante de groupe en peu de temps, je n'ai vu que des bribes de concerts. D'ailleurs après leur concert, ce n'est pas encore fini. Greg Laraigne et son excellent folk rock envahi la scène seul à la guitare pour une vingtaine de minutes de folk song. Il sera suivi de Flow qui terminera le concert assis sur le bar avec le titre Shaka Laka Mon Pote. Excellent ...

    Une bonne soirée, pas mal de potes et de monde, mais trop peu de pause et "ké chaleur m'bio"

  • Brassens Not Dead @ Locaux Scouts - Ecaussinnes - 15/04/11

    Brassens Not Dead, Elektrik Shepherd, Struggling For Reason, Buxom CannibalsDeuxième date en Belgique pour les Toulousains de Brassens Not Dead, malheureusement pas plus de monde que la veille. Les Montois de Buxom Cannibals ont ouvert avec un rock bien pechu. Leur truc est dans la veine Eagle of Death Metal et ce genre de truc. La musique est vraiment bien, mais je trouve que le groupe manque encore de charisme et j'ai trouvé les chansons assez répétitives. Les locaux d'Elektrik Shepherd ont ensuite envoyé pendant un peu plus de vingt minutes leur excellent celtic punk. Je trouve que le groupe s'est bien amélioré ... surtout qu'il leur manquait un guitariste ce soir-là et que certaines personnes dans le public étaient mals intentionnées vis-à-vis du groupe ... pour le reste très bons concerts avec les reprises habituelles. Par la suite, les Struggling For Reason que je suis beaucoup m'ont bien impressionné. C'est le meilleur concert que j'ai vu d'eux à l'heure actuelle. Ils ont, comme qui dirait, envoyé le paté ! Très bon set avec un groupe bien au point ! Vivement leurs prochains concerts ! Les Brassens Not Dead ont fait un concert identique à celui de la veille et ont de nouveau réussi à attirer quelques spectateurs vers eux suite à leur set teinté de l'esprit du grand Georges.

  • In-Sane @ Le Cheminot - Mons - 11/04/11

    in-sane, struggling for reasonLes Tyraunosaurus Alan qui devaient être de la partie, ont dû annulé la date suite à un problème de van; il n'y a eu donc que deux groupes pour la soirée. Les Struggling For Reason ont ouvert la soirée avec un très bon set. On a eu droit à quelques nouveaux titres et le public a été bien receptif. Place ensuite aux Slovènes de In-Sane. Les gars balancent un punk hardcore bien puissant. Quelques personnes avaient fait le déplacement d'assez loin pour les voir et je pense qu'ils n'ont pas été déçus tant le show des Slovènes est au point ... et ce quelque soit le lieu. Excellente découverte en tout cas !

  • Struggling For Reason - Game of Marvels

    Après un premier ep sorti en 2008, les Belges de Struggling For Reason remettent le couvert en 2009 avec un nouveau  6 titres. Il y a une petite évolution en un an (surtout au niveau de la voix et du chant en anglais), mais le groupe n'arrive cependant pas à se démarquer de ses influences américaines de punk émo. Ce disque est pour les fans de Pennywise, Nofx et autres groupes ricains. Si vous voulez vous faire une idée plus précise, l'album est en téléchargement gratuit sur leur site. Ce ep ne casse pas de brique, mais est loin d'être à jeter et se laisse écouter à tout moment.

  • Struggling For Reason - Nothing more than an outlet ..

    pochette-sfrStruggling For a Reason est un nouveau venu sur la scène belge (octobre) ... qui n'est pas si neuf car les membres viennent presque tous de Skaïra. Après quelques mois d'activités, ils sortent un premier ep prometteur. A l'écoute de ce 6 titres, on se rend compte des influences du groupe, tant par moment, les chansons ressemblent à d'autres groupes: NoFX, Rancid, ... C'est d'ailleurs le seul petit bémol à l'écoute de ce disque, c'est que le groupe ressemble beaucoup à ses idoles américaines. Cependant, ce premier ep laisse présager un très bel avenir à ce nouveau groupe de la scène belge. D'ailleurs pour ceux qui veulent se faire une idée, l'album est intégralement téléchargeable sur leur site.