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  • 11-13/11/16 - This Is My Fest 4

    This Is My Fest édition 4 avait lieu au Gibus, célèbre club du centre de Paris et ce durant le weekend du 11 novembre. Trois jours de fête et de punk rock à Paris organisé par Guerilla Asso. 25 groupes au programme pour 25€, c'est plus que honnête. Contrairement aux cannettes de 50cl de 1664 vendues au bar pour 5€ (enfin, il parait que c'est pas cher pour Paris. Ça reste cependant cher pour des cannettes d'eau pétillante).

    This Is My Fest, c'est un peu la réunion de famille, genre mariage ou communion. C'est l'occasion de revoir tous les copains de la scène punk rock française (ainsi que suisse et belge) que l'on croise de temps en temps sur la route. On passe pas mal de temps à discuter de projets, de tournées et ça dans une ambiance festive.

    Je suis arrivé le vendredi pile pour le début du premier concert. Johk, de Poitiers a la charge d'ouvrir le festival. La salle est encore en mode vendredi 16h45, il y a un peu de monde, mais c'est pas encore la grosse foule. Pourtant les 4 gars assurent grave et relèvent le défi haut là main. 30 minutes d'un excellent set pour démarrer. D'ailleurs 30 minutes, c'est la règle pour tout le monde hormis les 3 headliners qui ont droit à 45 minutes. Après chaque minute, on a droit à 15 minutes de pause avant de réattaquer avec le suivant et ça marche, l'horaire est respecté de A à Z. Shut Up ! Twist Again ! les lascars de Bayonne bercés au son de Dead To Me et The Flatliners (dont ils reprennent un titre sur scène) poursuivent la fête. Leur débauche d'énergie sur scène (et même devant car on a droit à un morceau acoustique joué dans la fosse) m'impressionne une fois de plus. Deux groupes et la barre est déjà bien haute. Col Rouge remplace ensuite Mauvaise Pioche dont le leader, Antho est actuellement en tournée aux States comme musicien pour Arms Aloft. Col Rouge, c'est un nouveau projet international avec au chant Noé Talbot de Montréal, aux guitares Paul Pechenart (Guerilla, Bien à tien, ...) et Kev (Intenable, Nina School, ...), Esteban le bassiste de Bien à Toi et un batteur que je ne connais pas. Pour un premier concert, ça envoie grave. Quelques compos originales et quelques chansons de Noé Talbot sont au programme.

    Je fais ensuite une petite pause sur Disco//Oslo, groupe punk rock allemand. J'écoute de loin, mais sans plus. Par contre, je me rapproche pour les ricains de Spanish Love Songs. Les gars déballent un excellent indie punk dans la veine de ce qui se fait de mieux pour le moment dans le style. Excellent découverte ! Les papys de Ravi (sur les routes depuis 1999) suivent ensuite avec un set bien classe. A conseiller à tous les amateurs de Burning Heads et Hot water Music.

    Les Anglais de Great Cynics suivent et là, surprise. Exict la bassiste remplacé par un bassiste et une claviériste. Grosse déception du festival, les deux anciens membres assurent le truc, mais la claviéritse ne sert strictement à rien et pourri pas mal le set. A oublier, dommage. Not Scientists termine la première journée avec 45 minutes d'un excellent punk rock. Le groupe avec deux ex Unco cartonnent toujours autant sur scène. Punk rock ramonesque, parfait pour clôturer cette première journée. D'ailleurs, l'after party, ce sera sans moi.

    Samedi 12, arrivée sur place pile pour le concert de Quitters. Le groupe n'a plus de batteur, c'est donc Romain (ex-Nichiels, Traders) qui s'en charge. Il assure sans problème ! De nouveau, le premier groupe met déjà la barre bien haut avec son punk rock teinté de Flatliners. Les Suisses de Hello My Name Is poursuivent la fête. Le trio fait un excellent set, à conseiller à tous les amateurs de Charly Fiasco et Guerilla Poubelle ! Chavire et son post hardcore suit. Encore une belle découverte, les 5 Nantais tiennent bien le truc avec un chanteur (ancien de chez Homesick) qui passe son temps à parcourir la scène et à défendre ses idées face au public. A placer entre un Defeater et un Nine Eleven. Je me détache un peu de la scène ensuite pour taper la discute avec pas mal de potes. J'entends de loin le punk rock des Allemands de The Deadnotes et le hardcore de Hightower. Je reviens vers le devant pour Heavy Heart, la nouvelle sensation indie version nantaise. Le groupe comprend un ancien One Thousand Directions et des anciens La Rupture. C'est la découverte et la claque du festival. Un excellent indie punk quelque part entre du Smith Street Band et du Bangers. Nine Eleven suit mais je suis assez déçu par le set, je les préfère clairement dans des lieux encore plus petit. Je trouve que cela manque d'énergie. Est-ce que c'est parce qu'il y a quelques nouvelles que je ne connais pas ... aucune idée, mais j'accroche pas au concert. Ensuite, avec P.O. Box c'est tout le contraire. Le groupe a un nouveau batteur (celui de Reviens) et balance un excellent set de 30minutes, un peu de ska punk à l'ancienne pour se défouler après quelques groupes de coreux.

    La soirée se termine avec un set spécial de Justin(e). Les Nantais (encore) jouent leur premier album de la première à la dernière chanson avec le line up de l'époque donc à 5 avec Fab à la deuxième guitare. Le public est survolté. Le set se termine avec le retour de Fab à la basse et de Fix à la batterie et avec quelques classiques ... un Jean Claude Suaudaeu de toute beauté pour finir ! Le samedi fut un belle réussite avec plus de 500 personnes, ça prend d'ailleurs du temps pour sortir ...

    Dimanche, dernier jour du festival. Cela s'ouvre par une foire au distro. C'est l'occase de boire quelques coups dans le calme avant le rush de la dernière journée. Malheureusement pas grand chose de bien intéressant dans les bacs. Ça démarre avec Buried Option qui ne m'emballe pas outre mesure tout l'inverse des Suisses de Capital Youth. Punk rock hyper bien foutu, belle découverte que ce jeune groupe de Genève.

    The Boring suit et son hardcore m'ennuie. Place ensuite à Deecracks, j'avais un excellent souvenir des Autrichiens. Punk à 4 accords super accrocheur. Mais, cette fois-ci, il y a un truc qui ne passe pas ... trop redondant, pas assez motivant.

    Place ensuite à une "réformation": Vérole des Cadavres monte sur scène accompagné de deux Guerilla Poubelle, de Bat Bat des Diego Pallavas et de Fab des Justin(e) à la basse. Je connais à peine les Cadavres donc le projet n'a pas la même saveur que pour certains plus vieux présents dans la salle. A revoir en ayant écouté du Cadavres.

    La question suivante est de savoir où en est Youth Avoiders, les Parisiens reviennent d'une tournée en Angleterre et arrive pile au début de leur soundcheck. C'est la course pour que tout soit prêt à temps. Mais, ce sera le cas. Punk/noise/hardcore bien classe, grosse claque énergique ! 20 minutes d'un set ultra énervé ! Cela finira même en avance.

     Black Sheep démarre ensuite, mais est vite arrêté par une coupure de courant. Après 5 minutes, tout reprend dans l'ordre et les Belges placent une belle prestation en mettant la salle dans leur poche. Charly Fiasco termine en beauté le festival avec le concert ultime. Une clôture en toute beauté !

  • Not Scientists - Destroy to rebuild

    Not Scientists, c'est le groupe que Ed et Jim, ex Uncommonmenfrommars, ont fondé lorsqu'ils ont décidé de faire une pause. Ed reprend du service au chant et à la guitare. Jim délaisse la basse et prend aussi le chant et la guitare. Les 2 compères s'adjoignent de Bazile (No Guts No Glory entre autres) à la batterie et de Thib', leur bookeur à la basse.

    Le groupe démarre fin 2013 et ils sortent déjà un ep en 2014. En ce début 2015, les 4 compères remettent déjà le paquet avec un album complet. Ce dernier est sorti chez Kicking Records et DYF Records. On y retrouve 11 titres et il se nomme bien judicieusement Destroy to Rebuild.

    A peu de chose prêt, on peut dire que les Not Scientists reprennent les choses là où Unco les avaient arrêtées. Du tout bon punk rock teinté de belles mélodies ! Il y a cependant quelques nouveautés qui apparaissent par-ci par-là; il y a un côté un poil plus indie dans certaines chansons. On dirait que les gars ont versé un peu de Weezer dans leur soupe à base d'Adolescents. On est très vite sous le charme du disque, une écoute a en tout cas suffit à me convaincre de l’efficacité du quatuor. 37 minutes pour 11 titres qui sont tous aussi bons les uns que les autres et qui donnent envie de se donner en live sur le groupe.

    Not Scientists dès son premier album et en moins de deux ans d'existence marque déjà son empreinte sur la scène punk rock tant française qu'internationale. Un conseil: fonce sur ce disque !

  • Not Scientists - Leave Stickers On Our Graves

    not scientistsL'annonce tombait fin 2013, Not Scientists, nouveau quatuor punk rock venant de France s’apprêtait à sortir un premier ep et prendre la route. Ce premier ep, voit le jour début 2014 sur Delete Your Favorite Records. Il contient 6 titres de punk rock et répond clairement aux attentes.

    Ça va vite, ça envoie du punk rock bien actuel dans la veine de ce qui sort des Etats-Unis pour le moment en hardcore mélodique: Teenage Bottlerocket, The Flatliners, ... Ces 6 titres annoncent un avenir prometteur au groupe, surtout que le groupe n'hésite pas à voir du pays pour défendre sa galette. Déjà un paquet des dates en France, en Belgique, au Canada et en Allemagne en moins d'un an d'existence. Le seul regret du disque est qu'il est bien trop court.

    Je vais finir, en précisant quand même, que ce groupe est un nouveau groupe ... mais pas avec des nouveaux musiciens. On y retrouve à la batterie Bazile (ex Annita and The Tasty Poneys, No Guts No Glory), au chant et guitares Ed et Jim (ex Uncos). Donc, on a déjà à faire à une belle brochette de musiciens, ayant de très belles références. Cela n'empêche que ce ep est un joli coup de maître pour démarrer un nouveau groupe.