limp bizkit

  • Limp Bizkit - Three dollar bill, yall$

    Limp BizkitLimp Bizkit est un des fleurons de la scène rap/métal américaine de la fin des années nonante avec entre autres Korn et Deftones. Cette scène a été adulée par toute une série d'ados à la fin des années nonante et conchié par le reste du monde. Il est clair qu'avec le recul, il n'en reste pas grand chose à l'heure actuelle. Deftones n'avait en fait rien à voir avec le reste des groupes, Korn et Limp Bizkit rassemblent juste des anciens nostalgiques et leurs nouveaux albums sont à oublier. Et le reste des groupes a simplement disparu.

    De mon côté, je me replonge de temps en temps avec un plaisir nostalgique dans quelques uns des disques de l'époque. Et j'ai craqué quand j'ai vu cet album des Limp Bizkit en vente à 3€. Du côté de Limp Bizkit, les 3 premiers albums sont à prendre en considération. Ce Three dollar bill, yall$ est le premier du groupe et date de 1997. Il est sorti chez Interscope. "L'histoire" dit que Fred Durst aurait refilé une démo de l'album en tatouant le bassiste de Korn, Fieldy. Ce dernier aurait fait remonter la démo à son label qui aurait décidé de miser sur le groupe de Jacksonville. L'album a eu un faible retentissement lors de sa sortie. Il a fallu attendre la sortie de single Faith (reprise George Michael, présente sur l'album) et une tournée en première partie de Korn pour que Limp Bizkit décolle et commence à vendre.

    L'album annonce déjà ce que Limp Bizkit fera de mieux, un mix de rapcore et de métal/punk. Sur les 13 titres, quelques uns sont passables, mais dans l'ensemble, ce premier effort n'est pas négligeable. Wes Borland, génial guitariste fait déjà des merveilles et quelques titres comme Stuck, Counterfeit sont de véritables perles rap/métal.

    A conseiller aux amateurs de genre ... mais si ils doivent déjà avoir ce disque en rayon.

     

  • Main Square @ Arras - 01/07/11

    the chemical brothers, limp bizkit, shaka ponk, the gaslight anthem, welling walrus, jenny & johnny, eels, beady eye, linkin park, queens of the stone ageLe premier jour du Main Square à Arras me plaisait bien, les autres jours, il y avait trop peu de groupes vraiment tentant (PJ Harvey, Kaiser Chiefs, Triggerfinger). Arras est un jeune festival (à l'échelle européenne) et est un peu le Rock Werchter des Français. C'est Live Nation, la même boîte qui est derrière les deux festivals et l'affiche est très similaire (d'ailleurs les deux festivals ont lieu en même temps). Je suis arrivé sur le très beau site du festival (au centre de la citadelle d'Arras) vers 15h. Le temps d'attendre (longtemps) une navette , nous voilà sur place . Le premier groupe que je vois est Welling Walrus, un trio français qui fait du rock bien foutu, de manière assez burlesque et avec humour. Pas trop mal. A la fin de leur concert, direction la grande scène pour attendre The Gaslight Anthem. Première déception: le son de la grande scène n'est vraiment pas top (et ce sera le cas toute la journée). Je ne connaissais pas le quatuor américain, mais on m'en avait dit pas mal de bien. J'ai trouvé le punk rock teinté de passages rock'n'roll et de passages plus émo, un peu mou. Avant de me refaire une idée, j'irai les revoir dans une salle pour juger tant cette scène semblait grande pour eux. A la fin de leur concert, petite pause, le temps d'attendre Shaka Ponk. Avec les Shaka Ponk on est assez proche de X-Makeena et d'autres trucs plus electro/rock avec des touches hip hop. Le groupe et son couple de chanteur/euse envoient vraiment un truc très énergique, mais c'est pas la genre de musique qui me fait réagir. Je pars, donc jeter un coup d'oeil sur l'autre scène. J'y retrouve Jenny & Johnny, un trio qui jouent du pop rock bien foutu. C'est frais, c'est bien joué mais ça ne sort pas du lot. 

    A 19h10, c'est au tour de Limp Bizkit de monter sur la grande scène. Le groupe est en forme et le concert est dans la même trempe que celui du Pukkelpop de l'année dernière. Le tout se passe dans une bonne ambiance avec des interludes entre les chansons assez drôle: Fred Durst qui fait chanter l'hymne national français ... La set list est clairement composée des titres les plus connus: Shotgun, My Generation, Living it up, Hot Dog, My Way, Break Stuff, Take A look Around, Faith (George Michaël), Behind Blues Eyes (The Who), Rollin'. Mais, il y a de nouveau une petite déception due à l'organisation ... pendant les mini blancs entre les titres, on entend le concert de la deuxième scène. Je reste ensuite sur la grande scène pour le concert que j'attendais le plus, celui des Queens of The Stone Age. J'ai raté pour cause de sold out leurs deux concerts en salle du mois de mai et leur concert de l'année dernière au Pukkelpop m'avait mis une belle petite claque. Les gars arrivent sur scène, dix minutes avant l'horaire prévu et c'est parti: Nicotine, Valium, Vicodin, Marijuana, Ecstasy and Alcohol. Bam direct dans la tronche avec le titre: Feel Good Hit of The summer. La set list sera vraiment du même accabit: The Lost Art of Keepin a secret, You think I ain't worth a dollar, Burn the witch, Do it again, Better living through chemistry, Make it wit chu, Little sister, The fun machine took a shit and died, 3's & 7's, Go with the flow et pour finir No One Knows suivi de Song for the dead ... le seul regret est qu'il manque Sick pour le reste rien à redire surtout que le groupe est très bien en place et que cela envoie du très lourd. A la fin de leur concert, je quitte ette scène ... et vu le monde qui fait le chemin inverse pour aller voir Linkin Park, ça devient bien dangereux de sortir, mais je persévère et je vais attendre sur la petite scène pour le concert de Eels. E est accompagné d'un batteur, d'une basse, de deux guitaristes et d'une section de cuivres: trompette et trombonne ou flûte. Particularité, tous les musiciens sont barbus (et pas un peu !). Le concert fait la part belle aux nouveaux morceaux sans cependant oublier les anciens qui sont revisités (surtout avec la présence des cuivres). Ca donne vraiment bien sur des titres comme Novocaïne for the soul ou Beloved Monster. Le concert de Eels sera pour moi le meilleur concert de la soirée. L'ambiance et l'athmosphère instaurée par le groupe donnent une impression de magie. A la fin de leur set, je vais voir la fin du concert des Linkin Park. Cela semble un concert best of qui ne laisse pas le public indifférent. Par la suite, retour sur la petite scène pour y découvrir, Beady Eye, le nouveau projet des anciens Oasis sans Noël Gallagher. En résumé, ça sonne comme du Oasis sauf qu'il y a moins de public et que celui-ci ne semble pas encore connaître les chansons. Sur scène, c'est assez mou.

    The Chemical Brothers clôturait la grande scène du festival. Comme à chaque fois, le duo Anglais qui utilise à merveille les écrans géants a fait danser la plaine du festival sous leur son électro: Hey Boy, Hey Girl, Galvanize, Block Rockin Beats entre autres ... parfait pour terminer le festival.

    Je retiendrai de ce Arras Main Square en positif: la prestation de Eels, The Chemical Brothers et celle des QOTSA ainsi que les parkings et navettes gratuites. Par contre, en négatif, je retiendrai pas mal de points: les problèmes de sons, le goulot entre les deux scènes, le manque de papier dans les Cathy cabine, les prix (3€ pour une Heineken plate, ça fait mal au fion) et le manque de rapidité aux différents stands.