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  • 11-13/11/16 - This Is My Fest 4

    This Is My Fest édition 4 avait lieu au Gibus, célèbre club du centre de Paris et ce durant le weekend du 11 novembre. Trois jours de fête et de punk rock à Paris organisé par Guerilla Asso. 25 groupes au programme pour 25€, c'est plus que honnête. Contrairement aux cannettes de 50cl de 1664 vendues au bar pour 5€ (enfin, il parait que c'est pas cher pour Paris. Ça reste cependant cher pour des cannettes d'eau pétillante).

    This Is My Fest, c'est un peu la réunion de famille, genre mariage ou communion. C'est l'occasion de revoir tous les copains de la scène punk rock française (ainsi que suisse et belge) que l'on croise de temps en temps sur la route. On passe pas mal de temps à discuter de projets, de tournées et ça dans une ambiance festive.

    Je suis arrivé le vendredi pile pour le début du premier concert. Johk, de Poitiers a la charge d'ouvrir le festival. La salle est encore en mode vendredi 16h45, il y a un peu de monde, mais c'est pas encore la grosse foule. Pourtant les 4 gars assurent grave et relèvent le défi haut là main. 30 minutes d'un excellent set pour démarrer. D'ailleurs 30 minutes, c'est la règle pour tout le monde hormis les 3 headliners qui ont droit à 45 minutes. Après chaque minute, on a droit à 15 minutes de pause avant de réattaquer avec le suivant et ça marche, l'horaire est respecté de A à Z. Shut Up ! Twist Again ! les lascars de Bayonne bercés au son de Dead To Me et The Flatliners (dont ils reprennent un titre sur scène) poursuivent la fête. Leur débauche d'énergie sur scène (et même devant car on a droit à un morceau acoustique joué dans la fosse) m'impressionne une fois de plus. Deux groupes et la barre est déjà bien haute. Col Rouge remplace ensuite Mauvaise Pioche dont le leader, Antho est actuellement en tournée aux States comme musicien pour Arms Aloft. Col Rouge, c'est un nouveau projet international avec au chant Noé Talbot de Montréal, aux guitares Paul Pechenart (Guerilla, Bien à tien, ...) et Kev (Intenable, Nina School, ...), Esteban le bassiste de Bien à Toi et un batteur que je ne connais pas. Pour un premier concert, ça envoie grave. Quelques compos originales et quelques chansons de Noé Talbot sont au programme.

    Je fais ensuite une petite pause sur Disco//Oslo, groupe punk rock allemand. J'écoute de loin, mais sans plus. Par contre, je me rapproche pour les ricains de Spanish Love Songs. Les gars déballent un excellent indie punk dans la veine de ce qui se fait de mieux pour le moment dans le style. Excellent découverte ! Les papys de Ravi (sur les routes depuis 1999) suivent ensuite avec un set bien classe. A conseiller à tous les amateurs de Burning Heads et Hot water Music.

    Les Anglais de Great Cynics suivent et là, surprise. Exict la bassiste remplacé par un bassiste et une claviériste. Grosse déception du festival, les deux anciens membres assurent le truc, mais la claviéritse ne sert strictement à rien et pourri pas mal le set. A oublier, dommage. Not Scientists termine la première journée avec 45 minutes d'un excellent punk rock. Le groupe avec deux ex Unco cartonnent toujours autant sur scène. Punk rock ramonesque, parfait pour clôturer cette première journée. D'ailleurs, l'after party, ce sera sans moi.

    Samedi 12, arrivée sur place pile pour le concert de Quitters. Le groupe n'a plus de batteur, c'est donc Romain (ex-Nichiels, Traders) qui s'en charge. Il assure sans problème ! De nouveau, le premier groupe met déjà la barre bien haut avec son punk rock teinté de Flatliners. Les Suisses de Hello My Name Is poursuivent la fête. Le trio fait un excellent set, à conseiller à tous les amateurs de Charly Fiasco et Guerilla Poubelle ! Chavire et son post hardcore suit. Encore une belle découverte, les 5 Nantais tiennent bien le truc avec un chanteur (ancien de chez Homesick) qui passe son temps à parcourir la scène et à défendre ses idées face au public. A placer entre un Defeater et un Nine Eleven. Je me détache un peu de la scène ensuite pour taper la discute avec pas mal de potes. J'entends de loin le punk rock des Allemands de The Deadnotes et le hardcore de Hightower. Je reviens vers le devant pour Heavy Heart, la nouvelle sensation indie version nantaise. Le groupe comprend un ancien One Thousand Directions et des anciens La Rupture. C'est la découverte et la claque du festival. Un excellent indie punk quelque part entre du Smith Street Band et du Bangers. Nine Eleven suit mais je suis assez déçu par le set, je les préfère clairement dans des lieux encore plus petit. Je trouve que cela manque d'énergie. Est-ce que c'est parce qu'il y a quelques nouvelles que je ne connais pas ... aucune idée, mais j'accroche pas au concert. Ensuite, avec P.O. Box c'est tout le contraire. Le groupe a un nouveau batteur (celui de Reviens) et balance un excellent set de 30minutes, un peu de ska punk à l'ancienne pour se défouler après quelques groupes de coreux.

    La soirée se termine avec un set spécial de Justin(e). Les Nantais (encore) jouent leur premier album de la première à la dernière chanson avec le line up de l'époque donc à 5 avec Fab à la deuxième guitare. Le public est survolté. Le set se termine avec le retour de Fab à la basse et de Fix à la batterie et avec quelques classiques ... un Jean Claude Suaudaeu de toute beauté pour finir ! Le samedi fut un belle réussite avec plus de 500 personnes, ça prend d'ailleurs du temps pour sortir ...

    Dimanche, dernier jour du festival. Cela s'ouvre par une foire au distro. C'est l'occase de boire quelques coups dans le calme avant le rush de la dernière journée. Malheureusement pas grand chose de bien intéressant dans les bacs. Ça démarre avec Buried Option qui ne m'emballe pas outre mesure tout l'inverse des Suisses de Capital Youth. Punk rock hyper bien foutu, belle découverte que ce jeune groupe de Genève.

    The Boring suit et son hardcore m'ennuie. Place ensuite à Deecracks, j'avais un excellent souvenir des Autrichiens. Punk à 4 accords super accrocheur. Mais, cette fois-ci, il y a un truc qui ne passe pas ... trop redondant, pas assez motivant.

    Place ensuite à une "réformation": Vérole des Cadavres monte sur scène accompagné de deux Guerilla Poubelle, de Bat Bat des Diego Pallavas et de Fab des Justin(e) à la basse. Je connais à peine les Cadavres donc le projet n'a pas la même saveur que pour certains plus vieux présents dans la salle. A revoir en ayant écouté du Cadavres.

    La question suivante est de savoir où en est Youth Avoiders, les Parisiens reviennent d'une tournée en Angleterre et arrive pile au début de leur soundcheck. C'est la course pour que tout soit prêt à temps. Mais, ce sera le cas. Punk/noise/hardcore bien classe, grosse claque énergique ! 20 minutes d'un set ultra énervé ! Cela finira même en avance.

     Black Sheep démarre ensuite, mais est vite arrêté par une coupure de courant. Après 5 minutes, tout reprend dans l'ordre et les Belges placent une belle prestation en mettant la salle dans leur poche. Charly Fiasco termine en beauté le festival avec le concert ultime. Une clôture en toute beauté !

  • Justin(e)/Jetsex - Split

    Deux excellents groupes français ont sorti un split 7'' en 2007. Ça remonte déjà; d'ailleurs depuis lors Jetsex a cessé ces activités et Justin(e) a sorti 3 albums complets et un paquet d'autres trucs.

    Sur ce ep 4 titres, les deux groupes se partagent les faces. Justin(e) vient y placer l'excellent titre: "Régulièrement pop corn" et "Copernic, Dekkers, Darwin et Pepinar". Deux titres dans la droite ligne de ce que fait Justin(e), c'est-à-dire de l'excellent punk rock chanté en français. Les Parisiens de Jetsex nous offrent "5 boys from the city of love" et "Red silk shoes". Deux titres punk ultra énergique à l'instar des deux albums de Jetsex.

    Guerilla Asso et Slow Death en temps que label, nous offre un excellent split avec deux groupes qui auront marqué d'une manière ou d'une autre la scène hexagonale.

  • Guerilla Poubelle - 666ème concert @ La Flèche d'or - Paris - 23/01/15

    guerilla poubelle, charly fiasco, nina school, justin(e)Grosse fête prévue à Paris avec la crème de la scène punk rock chantée en français de chez Guerilla Asso (manquait juste Diego Pallavas) pour le 666ème concert de Guerilla Poubelle. J'arrive à l'ouverture (et dans les 100 premiers, ce qui me permet de recevoir une belle église en carton à bruler), mais la salle se remplit en quelques minutes. Le concert a lieu à La Flèche d’or, une très belle salle de Paris, genre d'ancienne gare ou serre rénovée.

    Les Nina School ouvrent la soirée. C'est leur avant dernier concert, le groupe ayant décidé de cesser ses activités. Une grosse demi heure d'un set assez énergique, malgré quelques hésitations en ouverture. Le groupe parcourt ses deux albums et quelques ep pour ravir le public présent. Une très belle pré clôture avant leur dernier concert prévu le lendemain. Dommage que le groupe s'arrête car sur scène, les gars avaient encore de très beaux restes.

    Les Charly Fiasco suivent avec une quarantaine de minutes d'un excellent set. Énergie, chœurs en quantité et belle place laissée au chant. A la basse, on retrouve David (qui est l’ancien bassiste du groupe) déguisé pour l’occasion du 666ème concert des Guerilla. Les Toulousains parcourent leurs deux albums avec entre autres : Mon pire souvenir de concert, …

    Justin(e) vient tel un rouleur compresseur, prouver qu’ils sont hors norme. Un excellent concert, un vrai rouleau compresseur musical et des musiciens d’une énorme précision et efficacité. Cela faisait longtemps que je n’avais plus vu les Nantais et ça m’avait manqué. Quel put*** de concert. Le public ne s’y trompe pas et en redemande.

    C’est toujours dur de suivre un groupe comme Justin(e), mais Guerilla Poubelle y arrivera haut la main. Il faut dire que la salle est comble pour eux ! Le public est chauffé à bloc et le trio parisien n’a plus qu’à les cueillir. Ce qu’ils feront parfaitement. On navigue principalement autour du dernier album, Amor Fati tout en laissant la place aux titres des deux premiers disques. Dix ans (et un peu plus de scène) de scène dans les pattes et malgré cela, on ressent que le groupe n’est pas essoufflé (et le public non plus). Un excellent concert pour clôturer une toute belle soirée.

    Une soirée à retenir. Un exemple que le punk rock en français a encore un bel avenir devant lui, même si ces groupes sont déjà depuis longtemps sur la scène !

  • Justin(e) - d+/m-

    justin(e)Justin(e) nous a sorti son quatrième en 2014. Les 4 compères nous reviennent avec d+/m-, toujours chez Guerilla Asso  et Can I Say Rcds ?. 16 titres au programme dont une reprise en plage finale. Le tout est à nouveau fait de manière complètement autonome, le visuel et l'enregistrement étant gérés par leur bassiste.

    Justin(e), c'est pour moi, le meilleur groupe de la scène punk rock chanté en français ! C'est aussi 2 albums débordants de tubes: Accident n7 et Treillières Uber Alles (les deux albums précédents). Après plusieurs écoutes de ce troisième album, je suis un poil déçu. L'album est bon, sent le punk-rock, est toujours riche de textes superbement bien écrits, ... mais il me manque l'abondance de tubes présents dans les deux albums précédents.

    Il y a cependant quelques titres qui sortent du lot comme l'excellent Septième titre, Faux problèmes et Contre quoi ? On est toujours face à des tout bons textes de la part d'Alex le chanteur. On est toujours face à un des meilleurs groupes français quand il s'agit de composer du punk-rock. Si cela avait été un jeune groupe qui se lance, j'aurai même encensé cet album ! Mais là, j'ai comme un goût de trop peu dans la bouche. Pourtant on sent que les gars se sont amusés et ont pris leur plaisir à faire cet album; j'adore les fautes de frappe par milliers dans les titres de l'album entre autres. La reprise finale de Santa Cruz, traduite en français est bien cool et a part moment un p'tit air de Poésie Zéro.

    En résume, Justin(e) nous sort un bon album ... mais pas le meilleur de leur discographie. Néanmoins, si tu aimes le punk rock chanté en français, fonce sur cet album, tu ne seras pas déçu !

     

  • Interview FX (Justin(e) - Poésie Zéro - 29/09 - MAG - Un hiver à Paris)

     

    64212_10200421916255667_1593759053_n.jpgHello FX, on s’est déjà croisé un paquet de fois avec tes orchestres: Mon Autre Groupe, Justin(e) et Poésie Zero. Alors, on va commencer par la musique. Peux-tu me faire un petit topo des différents groupes dans lesquels tu as joué (si je ne m’abuse, il manque 29/09 à ma liste) et dans ceux où tu joues encore. Quel instru joues/jouais-tu ?

    Salut Pierre ! J'ai commencé à jouer de la batterie en groupe vers 17 ans avec un groupe de néo/rock-metal qui s'appelait La Ligne et quelques années plus tard, j'ai monté 29/09, un projet grind/violence dans lequel je jouais de la batterie et criais en même temps. En parallèle, j'ai eu un petit truc de hip-hop acoustique, toujours à la batterie. Ensuite, après avoir déménagé à Paris, j'ai rencontré Baptiste, l'actuel guitariste de Poésie Zéro, avec lequel j'ai monté mon premier groupe de punk rock « Vendredi », puis, vu qu'ils avaient besoin d'un batteur et que je les connaissais depuis plusieurs années, j'ai intégré Justin(e). Enfin, et puisque je m'emmerdais à Paris, j'ai joué dans Maladroit, chanté dans Mon Autre Groupe et monté Poésie Zéro, au chant toujours.  

     

    Pourquoi as-tu quitté ces groupes ? Ou pourquoi ont-ils arrêtés ? Est-ce parce que vous/tu estimais avoir fait le tour de la question ?

    A chaque fois que j'ai quitté un groupe, c'était parce que je me sentais en décalage avec ce que je jouais ou chantais. J'adore jouer avec des potes, mais si à un moment donné j'écoute ce que je fais et que je ne me sens pas concerné par ce que j'entends, ça devient difficile pour moi d'y trouver du sens, ou même du fun. Jouer dans un groupe demande beaucoup de temps et pas mal d'implication émotionnelle, alors si on n'est même pas touché par ce qu'on produit, je trouve que ça n'est plus nécessaire de continuer.

     

    Dans les groupes où tu chantais, le groupe est chaque fois un truc bien énervé, je pense entre autre à Mon Autre Groupe et Poésie Zéro. Est-ce nécessaire pour toi d’avoir ce côté « pas content/énervé » lorsque tu chantes ? Tu ne penses pas que le message (si message il y a), passerait mieux d’une autre manière ?

    Ça n'est pas forcément ça, dans 29/09 et Mon Autre Groupe, crier était simplement nécessaire.  29/09 a été créé pour être le plus violent possible, autant dans le fond que dans la forme. Je criais parce que je ne pouvais pas trouver de plus grande violence à infliger aux autres et à moi même. De même pour MAG, le projet se voulait sale et rapide, pas fun. Je m'y suis senti à l'aise parce qu'avais vraiment envie de crier ce que je disais dans les paroles.

    Pour Poésie Zéro c'est différent. Je ne crie pas forcément, j'ai simplement une voix dégueulasse tout en ayant des choses extrêmement faibles à dire. Chanter dans Poésie Zéro, c'est rentrer dans le rôle du meilleur chanteur de punk rock de merde du monde.

    J'aimerais beaucoup avoir un projet dans lequel je chanterais en voix claire, comme Eels, ou JP Nataf, mais pour ça il faut avoir des jolies choses à dire, et surtout, en être convaincu.

     

    Est-ce toi qui écrivais les paroles quand tu chantais des les groupes ? Est-ce nécessaire pour toi de chanter tes paroles ?

    Mis à part Mon Autre Groupe, où Till écrivait certains textes, oui j'ai toujours écrit les chansons que je devais chanter. Je ne sais pas si c'est nécessaire pour moi de chanter mes propres paroles, mais puisque je ne me considère pas du tout comme un chanteur, il me serait très difficile de prendre place derrière un micro pour chanter les textes d'un autre. Et puis, les groupes que j'ai monté spécialement pour y chanter avaient des concepts très cadrés, que ce soit l'ultra-violence de 29/09 ou la nullité de Poésie Zéro, c'était beaucoup plus facile pour moi d'assumer la place de chanteur en étant aux origines de ces concepts plutôt que de « chanter » n'importe quoi d'autre plus simplement.

     

    Tu écris aussi pas mal pour d’autres groupes. Peux-tu lister ceux-ci ? De mon côté, je retrouve un de tes textes sur le dernier Guerilla Poubelle, sur quelques titres de Diego Pallavas et de Justin(e) ? Comment ça se passe lorsque tu écris pour d’autres ; est-ce eux qui viennent vers toi pour ta plume ou est-ce la démarche inverse où c’est toi qui leur propose un titre ?

    Tu as cité tous les groupes. Pour la liste des titres, j'ai écrit « Une ode à la mort » (http://www.youtube.com/watch?v=wF6PObm2pzs ) et les 3 titres du CD bonus (« Un samedi soir sur la terre », « De l'hygiène des ongles » et « Les briques molles ») de Treillières Über Alles de Justin(e) , « Colomba » et « Saint-Nazaire » (http://www.youtube.com/watch?v=zjww7IQSETs ) pour Diego Pallavas et plus récemment « Prevert, Kosma, Paris » pour Guerilla Poubelle... finalement ça fait pas tant de titres que ça.

    Pour le modus operandi, ça change en fonction des chansons. « Saint-Nazaire » a été écrite pendant une tournée d'été de Justin(e) où BatBat de Diego Pallavas remplaçait Alex. On est passé à Saint-Nazaire, c'était triste, j'ai lancé la première phrase de la chanson dans le camion, BatBat a aimé et le reste du texte a suivi dans les deux jours. Puisque j'avais adoré faire ça avec BatBat, et que je crois me souvenir qu'il galérait à écrire pendant la composition d'Expédition Punitive, je lui ai envoyé « Colomba ».

    Pour Justin(e), j'étais censé n'écrire que les textes du CD Bonus de TÜA car Alex n'aurait pas eu le temps de les faire, mais puisque tout le monde a aimé le texte d'  « Une ode à la mort » on a décidé de la mettre sur l'album.

    Enfin, pour Guerilla, c'est Till qui m'a demandé un texte sur Paris, j'ai été très touché par cette demande alors que je venais de terminer l'écriture d' « Un hiver à Paris » , je lui ai envoyé ce texte que j'aurais aimé chanter si j'avais eu la voix pour.  

     

    Peux-tu nous en dire plus sur le prochain Justin(e) ? As-tu aussi d’autres projets musicaux en cours ?

    Je ne sais pas quoi te dire sur le prochain Justin(e). J'aimerais te dire qu'il défonce, mais on va encore dire qu'on est trop sûrs de nous.

    Il me semble plus profond que les autres, peut-être plus sincère, il est sans doute plus « tout » que les albums précédents. Ceux qui n'aimeront pas le trouverons d'ailleurs plus nul que les autres.

    Plus sérieusement, c'est sans doute la première fois que Justin(e) va sortir un disque aussi assumé par la totalité du groupe.

    Les autres projets du moment c'est la composition d'un nouveau Poésie Zéro maintenant que Baptiste et moi habitons à Nantes. Évidemment ce nouvel album de PZ va être une révolution.

    Et puis il va falloir que je réapprenne à jouer les nouveaux titres de Justin(e), ce qui est un projet musical en soi.   

    Teaser du 4ème album de Justin(e) : http://www.youtube.com/watch?v=jxun92MDLZI&feature=youtu.be

     

    Peux-tu aussi lister quelques groupes qui t’influencent ? Qui t’ont influencé avec tes différents projets ?

    Oula c'est pas évident ça, j'écoute très peu de musique en fait. Je vais balancer quelques noms des trucs que je trouve intéressant mais que j'ai pas assez écouté : Sex Pistols, Radiohead, Public Enemy, les Sheriff, Noir Désir, Cocoon, NoFX, Cerebral Ballzy, Bashung, Gainsbourg.

    Les trucs pas forcément très intéressants mais que j'ai beaucoup écouté : Limp Bizkit, NTM, IAM, Slipknot, Eels, At The Drive In, Meshuggah, Rancid, Mindless Self Indulgence, Blink 182, Dillinger Escape Plan...

    Et sinon en ce moment, j'écoute pas mal Toy Dolls et Skyrock dans ma voiture pour me tenir informé de ce qu'écoute les gens. 

     

    Avec Justin(e), vous avez dernièrement participé à la tournée des 10 ans de Guerilla Asso, peux-tu m’en dire un peu plus ? C’était genre colonie de vacances ? Comment se sont passés les concerts ?

    Effectivement, ça ressemblait bien à une petite colonie de vacances de trentenaires. C'était vraiment cool comme tournée, et pourtant, j'appréhendais pas mal la quinzaine de dates d'affilé.

    Je ne suis pas fan des grandes tournées, la vie sur la route c'est pas pour moi, mais j'avoue que ces deux semaines ont été particulièrement agréables. Je pense que tout le monde était assez vieux et expérimenté pour prendre soin des autres.

    Concernant les concerts, mis à part le fait qu'Alex n'ait pas pu venir sur 4 dates dans la première semaine, et que les autres chanteurs ont tous eu l'amabilité de se ruiner la voix pour le remplacer, il n'y a pas eu grand chose à dire, sauf que je ne pensais pas être aussi impressionné par Intenable et le nouveau line-up de Guerilla Poubelle. J'avoue avoir pris quelques gentilles claques en regardant ces deux là.

     

    Tu as fait aussi pas mal d’autres dates et tournées avec Justin(e), mais toujours dans des pays francophones ? Quels sont les meilleurs moments, les pires ? Pourquoi ne pas partir plus loin ?

    On ne part pas plus loin car lorsqu'on essaye, je casse le camion : l'année dernière, dans notre seule tentative de tournée dans les pays de l'Est avec Nichiel's, on a eu un accident sur une autoroute en République Tchèque, et c'est sans doute mon pire souvenir de tournée. Du coup le seul concert en terre non-francophone s'est produit à Prague. On a pas réessayé depuis car c'est difficile pour nous de quitter nos jobs ou nos familles pendant plus de 10 jours plusieurs fois par an. On essaye d'avoir des projets pour 2014/2015 en visant le Québec ou les pays de l'Est encore une fois, mais on n'a rien de défini pour l instant.

     

    1385273_241033549383318_833335879_n.jpgTon actualité en 2013 était aussi lié à ton premier livre, Un hiver à Paris ? Peux-tu nous expliquer comment on fait pour sortir un livre en 2013 ? C’est comme pour sortir un cd ? As-tu de bon retour sur le livre ?

    Effectivement je viens de sortir « Un hiver à Paris », un roman sur lequel je travaillais depuis quelques années sur le thème du déracinement d'un personnage quittant sa ville natale pour Paris. Pour le sortir, j'ai été aidé par Guillaume et Lylian du label CanISay?Records. Ça faisait un moment que le label voulait tenter l'expérience de la production de livre, on a donc monté la maison d'édition IreadBooks en tant que filiale du label. Ensuite c'est pas très compliqué, et pas si différent d'un CD en effet, une fois que tu as ton livre mis en page et l'argent pour le faire imprimer, tu fais une déclaration ISBN et c'est  parti. Du coup on a déjà réussi à en  vendre environ 250 en 3 mois, via le site de CanISay?Records (http://canisayrecords.com/shop/fr/248-fran%C3%A7ois-xavier-josset-un-hiver-%C3%A0-paris.html ) et sur les concerts de Justin(e).

    Maintenant, la difficulté pour nous, c'est de trouver des manières d'élargir la distribution et de faire la promotion du bouquin hors réseau punk-rock. Nous avons finalement encore très peu de contacts, mais ça viendra.

    Concernant les retours de lecteurs, les gens qui l'ont lu semblent l'avoir apprécié, du moins personne n'a encore eu envie de me dire qu'il était nul, mais ça viendra peut-être !

     

    Je vois que tu as d’autres projets d’écriture en cours avec un projet d’un livre de fables. Ce livre n’était donc pas un one-shot ? Et peux-tu m’en dire plus sur tes nouveaux projets en écriture ?

    Oui je travaille depuis quelques temps avec un ami illustrateur Hyde Omega (https://www.facebook.com/omegahyde?fref=ts)  sur la production d'un livre de fables. On a ce projet en route depuis un an je crois. L'idée est de sortir, en 2014, un bouquin contenant une trentaine ou une quarantaine de fables illustrées. Je prends ce projet comme un exercice de style plutôt amusant, en travaillant autour d'un thème avec des contraintes bien définies : rimes et alexandrins.

    Concernant le caractère unique du roman, je ne sais pas, l'exercice d'écriture d'une oeuvre de 200 pages été intéressant mais j'ai trouvé ça vraiment difficile. J'aimerais me lancer dans la rédaction d'un autre livre, mais je ne me suis pas encore décidé sur le fond, ni sur la forme. J'ai quelques idées en tête, mais rien de concret pour l'instant.

     

    Est-ce un besoin pour toi d’écrire (et de jouer de la musique et de s’exprimer via l’art)? Est-ce un exutoire ? Y a-t-il un côté autobiographique dans ce que tu écris (je pense entre autres à Un hiver à Paris qui semble retracer une partie de ta vie) ?

    Je ne sais pas si c'est un besoin à proprement parler, mais j'aime créer, et encore plus quand je crée avec des amis. Du coup jouer de la musique et écrire sont les deux domaines dans lesquels je me sens le plus à l'aise, même si je sais que j'ai d'énormes progrès à faire.

    Toutes les créations ne sont pas des exutoires, mais effectivement, certaines d'entre-elles m'ont permis d'exprimer des choses que je n'aurais pas pu sortir autrement. Et puis pour les autres projets, faire des choses, se réunir avec des potes sur un objectif commun, ce sont de belles façons de faire passer le temps en ayant l'impression de ne pas être passif.

    Concernant la part autobiographique de ce que j'écris, évidemment je m'inspire beaucoup de ce que je vis, j'ai toujours trouvé difficile de parler de sujets qui ne me concernent pas. « Un hiver à Paris » parle d'un personnage que j'aurai pu être si je n'avais pas rencontré ceux qui m'ont fait oublié que je détestais Paris, donc forcément on retrouve beaucoup de moi dans ce qui est écrit dans ce livre.

     

    Est-ce si horrible que ça de vivre à Paris ? C’est pas censé être une des plus belles villes au monde ? Que penses-tu de la maxime « métro-boulot-dodo » ?

    Tout dépend de ce qu'on vient chercher à Paris, et je pense que beaucoup y trouvent leur compte. Mais pour ma part j'y ai déménagé pour un job, en n'y connaissant personne et avec la conviction que j'allais changer de vie, et pourtant je m'y suis embourbé pendant un an ou deux, comme mon personnage dans le livre. Il y a une certaine violence de l'anonymat à Paris qui n'existe pas dans les villes de provinces. C'est le seul endroit au monde ou je me suis senti aussi inutile, invisible et agressé par la routine. Effectivement la maxime « metro-boulot-dodo » illustre parfaitement ce que l'on peut vivre en débarquant seul à Paris, mais je pense aussi qu'il est possible de l'oublier, une fois entouré des bonnes personnes.

     

    De mon côté, je pense avoir fait le tour de ce que j’avais à te demander ... je te laisse donc le mot de la fin.

    Et bien merci à toi pour m'avoir accordé ce temps de parole. Continue à faire tout ce que tu fais c'est important. Par contre je veux bien que tu achètes des sodas la prochaine fois que tu nous fais jouer :) .

     

    Merci. Mr Pierre

     

     

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  • Justin(e) / Santa Cruz - Split

    justin(e), santa cruzLes deux groupes de la région nantaise nous sortent un split vinyl. Le principe est le suivant: chaque groupe reprend 6 titres de l'autre et le traduit. Autre particularité, Justin(e) a enregistré le truc au format 45 tours tandis que Santa Cruz sur l'autre face a fait cela au format 33 tours.

    Santa Cruz reprend Treillières Uber Alles qui devient Reze Uber Alles, Plus de cerveaux/plus d'estomac, Quelque chose entre, La chute, Vie de merde et pour finir Affreux, sales et méchants. Justin(e) reprend Rich Kids on Cocaïne, I read books, I wanna be a cop, Basket Ball Nightmare, Boston Celtics qui devient Treillières Basket et Yo! Contrairement à toutes leurs autres sorties, je suis déçu par ce vinyl de Justin(e) et Santa Cruz. Je trouve que le délire est une bonne idée à la base, mais le rendu est en dessous des vrais sorties des deux groupes. Je ne suis vraiment pas fan des reprises faites par les Santa Cruz. C'est certainement parce que la voix d'Alex est très particulière et que connaissant très bien les titres, je ne retrouve pas mes repères habituels. Je trouve néanmoins que les arrangements dub pour "La Chute" devenu The Drop ne sont pas trop mal et donne une deuxième vie au titre. Connaissant moins les 6 titres des Santa Cruz, j'ai un peu moins de soucis avec les chansons de la face Justin(e). Même si je trouve que les textes n'ont clairement pas la richesse des originaux et surtout des autres textes de Justin(e).

    Pour conclure, je dirai que l'effort est louable, mais que les reprises n'atteignent pas la richesse des versions originales.

  • Justin(e) - Treillières Über Alles

    justin(e)Bon, comment faire pour donner son avis sur ce nouveau Justin(e) ? Avec leur précédent album, Accident N-°7, les gars avaient sorti le meilleur album de punk-rock chanté en français. Ce dernier date de 2008 et entretemps, les Nantais (que dis-je les Treilliérains) ont sorti un split avec leurs amis de Diego Pallavas, mais celui-ci ne comptenait que 6 titres dont pas mal de reprises. C'est peu dire que j'attendais cet album avec impatience.

    Encore emballé sous son cellophane, cet album fait déjà bien peur. Le pochette de l'album reprend une immonde photo d'une équipe de gamin jouant au foot. Cette photo d'équipe doit dater de Mathusalem. On reçoit en plus de l'album, une petite pochette comprenant 6 photos type Panini des gars de Justin(e) sous des attraits de stars du ballon rond. On comprend tout de suite mieux la tronche de la pochette et le délire footbalistico-paninesque (eh oui !) dans lesquel les Justin(e) sont tombés.

    Une fois, les gueules des champions collés dans le livret, place à l'écoute du skeud. Il démarre à fond de balle avec le titre Treillières Über Alles. Sous la reprise des Dead kennedys, Alex et les Justin(e) chantent leur amour  pour leur bled de la région Nantaise. A la fin de la première écoute, je suis légèrement déçu par l'album hormis ce premier titre. Ni une, ni deux, je relance le lecteur et quelques écoutes plus tard, j'ai entièrement changé d'avis. Cet labum, même si il est un poil moins bon qu'Accident N-°7, est une petite merveille. Clairement la meilleure sortie punk-rock chanté en français depuis bien longtemps ! Les Justin(e) sont musicalement très loin d'être des manches et n'ont rien à envier à leur confrère anglais et américain. Du pur NoFX made in Treillières ! Ni plus ni moins ! Les paroles d'Alex sont toujours aussi tripantes et me font bien délirer !

    En résumé, foncez sur ce dernier album de Justin(e), vous ne pourrez pas être déçu ! Une bombe ! Sur ce, je m'en remets une couche dans les oreilles !

  • Le Super Tour @ Kiko Phonie - Bruxelles - 26/10/11

    justin(e), wank for peace, santa cruzJustin(e), fidèle à son humour rural, tournait en France et Belgique avec ses potes de Wank For Peace et Santa Cruz. Les 3 groupes ayant sorti dernièrement un nouvel album. Santa Cruz a ouvert les hostilités. Je n'ai pas vu leur concert, mais le public semblait déjà surchauffé. Les Wnak For Peace ont suivi avec un très bon concert. Ces gars sont loin d'être des manches ! Vivement que j'écoute l'album. Place ensuite aux stars de la soirée. Justin(e) venait présenter son nouvel album. On a eu droit à pas mal de nouveaux titres (dont l'excellent Treillières Uber Alles) et aussi plein d'anciens (Hors sujet, Jean-Claude Suaudeau). Les Justin(e) ont aussi invité les Black Sheep qui étaient au complet dans le public à venir s'installer derrière les instruments pour jouer Sabotage.

    En résumé, trois bons groupes, une salle surchauffée ... une excellent soirée !

  • Un album en fin de préparation

    Le troisième album des français de Justin(e) est presque fini. Sortie prévue pour octobre.

  • Un album en préparation

    chez Justin(e). Leur troisième plaque est prévue pour mi octobre ... suivie d'une tournée.

  • Justin(e) - Du pareil au même

    dpam-devant.gifDu pareil au même est le premier album des Nantais de Justin(e) datant de 2005, depuis lors ils ont sortis un deuxième album et un split. Cet album est sorti sur Crash Disques et Guerilla Asso. On retrouve 14 titres dont certains sont encore joués par le groupe en concert comme Alicia, L'équipe C, Du pareil au même. On retrouve ici déjà tout ce qui fait le Justin(e) actuel: du l'excellent punk-rock avec des paroles très cool :).

    Si tu as découvert Justin(e) sur le tard (comme moi), ce premier disque est vraiment très bon. Si tu ne connais pas Justin(e), mais que tu aimes le punk-rock chanté en français comme Nina School, Charly Fiasco, Guerilla Poubelle et même le punk rock à la ricaine comme NoFx, Millencolin ... cours découvrir Justin(e) et écoute les 3 albums et pas juste lee dernier. Il n'y a presque rien à jeter dans les compos du groupe.

  • Pause et rapidité

    Justin(e) suite à sa tournée de merde (il reste 4 dates en septmebre) fait une pause pour composer un nouvel album. Prévu pour fin 2011.

    Par contre, les Uncomonmenfrommars, eux n'ont pas besoin de pause, l'album suivant est attendu pour octobre.