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  • The Ex @ VK* - Bruxelles - 29/10/11

    theex_29_10_web.jpgLes Français de Generic ouvrait la soirée avec un set d'une demi heure devant une salle encore en train de se remplir. Cela faisait longtemps que je n'avais plus vu ces derniers et ils ont pas mal assuré avec un excellent concert. Leur noise bien atmosphérique me fait toujours autant plaisir à entendre. Ce fut un changement de style complet avec Cactus Truck et son free jazz. J'ai vraiment pas aimé le truc. Le groupe est trop bruyant, il y a trop de cuivres, pas assez de pause. Vraiment pas mon style de free jazz. Les Néerlandais de The Ex ont, comme à leur habitude, cartonné avec leur punk/noise bien sale. En plus d'heure le groupe a parcouru ses différents albums. Le public était chaud bouillant et on a eu droit à deux rappels.

  • Generic - Open City

    genericOpen City est le premier album de Generic, un deuxième effort vient de sortir. Cet album date de 2007 et est un premier album sorti chez Kicking Records (et chez Cryptophyte en version vinyl).

    J'ai vu plusieurs fois, Generic, il y a deux ans d'ici, mais je n'avais pas encore pris le temps d'écouter leur album ... quelle erreur ! Avec ces 14 titres, le duo de Besançon balance une plaque énorme dans un style noise bien lourde avec pas mal d'influences post-rock. Le truc est assez avant-gardiste (à mon goût) et varie des autres trucs noise que j'écoute (K-Branding, Vandal X pour ne citer qu'eux).

    Pour la description de l'album, je me permets de citer entièrement Charlotte Nouailles qui fait une description bien poussée de l'album. "Le duo basse/batterie fait débuter son premier album avec le titre éponyme Open City, qui se trouve être davantage une introduction qu'un morceau à part entière. Pré-enregistrée, elle nous permet d'entrer doucement dans l'album avec des notes empruntées à la musique électronique. Pink Lady, le second morceau nous propose ensuite un son radicalement différent, brute et étranger à la douce mise en bouche proposée par Open City. On perçoit alors tout le punch du groupe qui se défonce avec des appuis percutants de Sylvain sur les toms de sa batterie. Ces à-coups se répètent dans le morceau et rythment les hochements de tête qui virent vite en mouvements compulsifs. On entre chez eux sans y faire attention, en se laissant envouté par ce combo singulier. Il y a cette impression de partir sur les rails, comme avec le morceau Little Yellow Jacket où la musique semble d'abord en difficulté, comme enraillée et incapable de fournir un son propre et linéaire. La première impression se confirme vite avec un Loud Sylvain qui porte bien son nom puisqu'il crie d'une voix éraillée, déchirée et irrégulière. Furious Fred l'appuie à la basse avec des lignes de basse étouffées et grinçantes, les doigts se baladant sur les cordes afin de faire gémir l'instrument.

    Ces deux là savent jouer sur tous les registres, avec des emprunts à la musique de chambre, douce et enfantine dans Le pont des suicidés, qu'on retrouve aussi avec A-Theme par de doux chocs contre le verre, comme si un enfant s'amusait à faire de la musique en tapant sur les objets alentours. Les multi-effets utilisés dans leur album permet à Generic de proposer davantage que du rock massif. L'absence de guitare et les notes graves utilisés par Furious Fred donne dès l'entrée le sentiment d'une ambiance lourde, que les arrangements permettent d'alléger. La teneur des morceaux tient aussi bien dans le jeu des effets et des voix que dans la musique Live du duo. Avec Les folles avec les fous les instruments ne sont plus seuls à s'allier en un duo rageur et c'est via un duo vocal des deux musiciens que le morceau commence. Dans Comtesse 666 on se trouve cette fois en plein cauchemar, avec une voix féminine qui semble terrorisée par une présence menaçante.On se croirait même devant son poste de télévision les yeux fermés par la peur, les oreilles percevant l'ambiance d'un film angoissant. Le morceau nous plonge dans un univers tout droit sorti d'un film d'horreur, le 666 nous rappelant par ailleurs l'écho au chiffre du diable. A la fin du morceau, Generic continue son exploration avec un nouveau morceau, comme si le duo cherchait à proposer une visite guidée de différents univers. On plonge dans le roman noir avec Comtesse 666, dans le film de Western avec Escher, mais on trouve aussi la participation ponctuelle de la musique classique avec le rajout d'un violon dans le morceau Save me. L'album porte bien son nom car je trouve l'univers de Generic très imagé. "Open City" semble être une ville de la pluralité, une ville où les mondes parallèles se côtoient. Le duo semble tirer une grande inspiration dans l'audiovisuel, une impression qui résulte du choix de superposer des voix off à leur musique. Dans Paragraphe Generic retranscrit musicalement un dialogue entre un homme et une femme qui semblent tirés d'un vieux film en noir et blanc aux plans troubles ou distants de nous (l'enfance nous paraît appartenir à une autre époque)."Open City" est un support d'images, un album photo ou une série de courts-métrages. Generic nous offre un rock lourd et profond, un groupe inhabituel qui vaut la peine qu'on s'y arrête."