face to face

  • Groezrock - Meerhout - 29-30/04/16

    Cette année, ce qui est devenu le plus gros festival européen punk, punk rock et hardcore fêtait ses 25 ans. Pour l'occasion, le festival se payait une date exclusive sur le continent de Rancid en tête d'affiche.

    A côté de cela, il y avait pas mal de changements par rapport aux autres années. Le festival qui ne faisait que grossir depuis ses débuts en 1992 semble avoir pris un coup d'arrêt dans son ascension. Pour la première fois, le Groez proposait moins de groupes que l'année précédente. Une scène passait aussi à la trappe. L'année dernière, le festival proposait 5 scènes. Cette année-ci retour à 4 scènes ... et ce n'est pas la mini scène crée par un sponsor qui allait faire illusion. Car si c'est cool d'annoncer en dernière minute des concerts acoustiques de Mad Caddies, Not on Tour, Frank Turner ... c'est indécent de les proposer sous une simple tonnelle avec un son tout pourri et uniquement accessible à 20 chanceux au premier rang. Le festival commençait aussi plus tard le premier jour (pas plus mal pour ceux qui bossent). Le site a été réaménagé et semble avoir réduit !

    On démarre donc le vendredi, sous la pluie et dans la boue avec The Aggrolites qui ouvre sur la Monster Energy Stage. Agréable surprise de retrouver Nicolas Léonard, ex-Moon Invaders et local de l'étape, à la batterie du groupe californien. Cela ne semble pas les rebuter d'ouvrir et les Californiens proposent un excellent skinhead reggae pour ouvrir le festival avec des classiques comme "Funky Fire" et "Dirty Reggae". Ensuite, direcion Muncie Girls. Le trio anglais se produit sur la Back To Basics stage. Pas mal de monde, le chapiteau est même plein à craquer (ce sera souvent le cas). Par contre, je n'accroche pas trop au concert du trio. Je les ai déjà vu quelques fois dans des lieux plus petits et j'avais bien plus accroché. Je pars d'ailleurs avant la fin afin de profiter à fond du concert des Ricains de Less Than Jake. Le groupe ska/skate punk est revenu au devant de la scène l'année dernière avec un nouvel album et une paire de dates. Cette date est un peu l’apothéose de leur tournée. Avec un set de 50 minutes rempli d'humour, les 5 lascars arrivent à faire sauter le chapiteau dans tous les sens. On retrouve entre autres "Happy man", "9th at pine" et "Look what happened". Parfait pour se défouler les jambes surtout que la pluie a cessé.

    Petit passage ensuite, du côté des Russes de Siberian Meat Grinder. Nouvelle sensation grind/punk. Je les avais déjà vu cet été. C'est loufoque et bien grind ... mais très vite redondant ! La suite, ce sera mister Frank Turner and his sleeping souls. Le bonhomme est en forme et nous offre un excellent concert devant un public conquis. On a droit aux classiques: "Photosynthesis", "Recovery", "I Still believe". Frank est en forme pour le plus grand bonheur du chapiteau. Je passe ensuite m'arrêter devant We"Re Wolves. Un des groupes locaux du festival. Il est vrai que cet année, le Groez a fait l'effort de proposer autre chose qu'un concours international et à la place a été à la recherche de 5 ou 6 groupes belges. Je passe ensuite une partie du temps à trainer du côté des deux chapiteaux de merchandising ... car Terror & Hatebreed, ça ne m'emballe pas des masses.

    Je vais ensuite terminer la soirée par un trio d’ancêtres qui vont assurer ! Ça démarre par le set de Youth Of Today. New York hardcore en plein, set ultra bouillant et public survolté ! Je continue avec No Fun At All qui semble en super forme (bien mieux qu'à son dernier passage ici). Le skate punk des Suédois ne semble n'avoir rien perdu de sa jeunesse. J'ai l'impression de regarder des vielles vidéos de skate des années nonante. La fin de la soirée sera encore mieux avec Rancid.

    Pour les 25 ans du festival, les organisateurs ont convaincu Rancid de venir jouer dans son intégralité l'album "... and out came the wolves". Cela s'annonçait quitte ou double. Lors du passage du groupe en 2012, le concert avait été un vrai massacre avec un Tim Armstrong présent uniquement physiquement sur scène, mais complètement absent. Quel différence avec ce concert. Rancid avec Armstrong en véritable frontman nous a balancé un excellent concert. Le meilleur du groupe qu'il m'a été donné de voir. On a donc eu droit à "...and out came the wolves" avec quelques perles en rappel ("Fall Back down", "I wanna riot", "Honor is all we know", "Tenderloin" et "Radio"). Je suis complètement réconcilié avec Rancid suite à ce concert magistral ... il est temps d'aller greloter une nuit en tente !

    Samedi, après l'apéro au camping ... sous un ciel gris mais sans pluie, direction le site pour les Not On Tour. L'année dernière, le groupe de Tel Aviv avait participé au concours, cette année, il reçoit carrément la chance d'ouvrir la main stage. Un excellent set de 35 minutes. Punk rock avec chant féminin ! Parfait pour continuer l'apéro avec du bon son dans les écoutilles. La suite, ce sera Teen Agers sur la Watch Out Stage, la seule scène en extérieur. Cela ne m'emballe pas des masses. Dès qu'ils finissent retour sous la main stage pour les Suédois de Venerea. Le groupe que m'avait bien bluffé cet été, semble un peu avoir dur avec l'aspect matinal du show. Le monde est là, mais ça ne bouge pas des masses devant le skate punk de Venerea. Je pars avant la fin afin de voir Pears. C'est la dernière sensation de chez Fat Wreck Records. Le groupe malgré le froid et l'heure (13h45) arrive torse nu et remonté comme une pendule. 35 minutes de punk/hardcore ultra efficace dans la tronche ! En sortant du chapiteau, je suis certain d'avoir assisté au meilleur concert du festival ! La suite, ce sera Frank Carter & The Rattlesnakes. L'ex Gallows revient avec un projet toujours aussi violent et punk/hardcore. Super concert, mais cela semble un poil mou suite à la claque Pears.

    Je me dirige ensuite vers Bad Cop/Bad Cop, autre nouvelle sensation de chez Fat Mike. Par contre, ici, c'est la déception. J'ai trouvé leur concert super mou et cela ne m'a pas emballé du tout. Ensuite, petit passage devant Modern Baseball ... dont je ne retiens pas grand chose (l'effet post apéro). Juliette and The Licks, groupe de l'actrice Juliette Lewis fait un peu tâche entre cet enchainement de punk et de hardcore. La chanteuse a beau mettre tout de son côté avec une tenue de scène extravagante et bien américaine, j'ai l'impression que le public applaudit poliment sans plus.

    Par contre, juste après Mad Caddies met tout le monde d'accord avec son ska punk ultra efficace. Le public est surchauffé et connait toutes les chansons par cœur. Ultra efficace comme à son habitude. La suite sera plus dur pour moi ... entre passages au bar et groupes qui s'enchaine. Ce sera SNFU, Iron Chic, Face To Face et ensuite No Use and Friends. Projet avec les musiciens de No Use For A Name et une ribambelle de copains qui vient tenir le micro en lieu et place de feu Tony Sly. On retrouve en vrac les chanteurs de Lagwagon, Venerea, Not On Tour, Face To Face, ... par contre, en fonction du chanteur/de la chanteuse et malgré la set list ultra top, c'est un peu décousu. L'idée est bonne, mais ça manque de liant. Ce concert m'achèvera ... tampis pour les revenants de Sum 41.

    En résumé, les moins ce sera:

    - le réaménagement du site, la météo, Bad Cop/Bad Cop, Teen Agers

    Les plus:

    - Pears, Rancid, Mad Caddies, No Fun At All, Youth of Today, Frank Turner, Less Than Jake.

  • Mad Caddies @ Arena - Wien -18/08/13

    De retour du Frequency Festival, j'ai prolongé mon séjour en Autriche avec un mini festival programmé le dimanche 18 août avec une sacré affiche: The Flatliners, Jello Biafra & TGHS, Face To Face et Teenage Bottlerocket. Ce super plateau posait ses valises à l'Arena à Vienne. Superbe salle logée dans une ancienne usine et qui comprend plusieurs salles dont une en plein air.

    The Flatliners a ouvert avec un excellent set punk rock comprenant quelques nouveaux titres de l'album à venir. Excellent mise en jambe devant une salle déjà bien remplie. Teenage Bottlerocket suit avec son punk plus teinté de r'n'r. Ils sont toujours accompagné d'un pote/roadie responsable d'une mini mise en scène et envoie une trentaine de minutes d'un set bien véner'. Pour Jello Biafra, les barrières en front de scène ont disparues pour que la gars soit encore plus proche du public. La set list est identique à celle de l'Ieper fest du début de l'été et le set est tout aussi bon ! Respect à Mr Biafra. Face To Face suit avec un set bien meilleur qu'à l'Ierper Fest. Le groupe m'impressionne par la changement de qualité par rapport au concert du début du mois. Une belle claque. C'est la quatrième fois que je vois Mad Caddies depuis début août et c'est à nouveau une belle fête ska punk. Devant une salle comble le public s'en donne à coeur joie. Clairement le meilleur des 4 concerts vus.

    Soirée et après-midi parfaite pour terminer sous le signe de l'excellent punk rock mon séjour en Autriche !

  • Ieper Hardcore Fest @ Ieper - 09/08/13

    adolescents, black flag, jello biafra and the guantanamo highschool, street dogs, mondo generator, face to face, downset, valient thorr, fisrt blood, TSOL, brutality will prevailCela fait quelques années que l'affiche du Ieper Hardcore Fest me tente, mais c'est la première fois que je fais le pas d'y aller. Je n'y suis allé que le vendredi, ce jour-là rassemblant presque tout ce que je voulais voir.

    Je suis arrivé sur place pendant la prestation de Brutality Will Prevail qui balance du gros son bien hardcore. Pas trop mon truc ... J'ai raté Jucifer passant mon temps à discuter avec quelques copains croisés sur place. Le premier groupe que je vois est donc TSOL, papy de la scène punk ricaine. Le chanteur est habillé avec une jupe (genre jupe traditionnelle bretonne) et le haut d'un costard ... tout sauf classe. Voilà la set list joué par le groupe: World War III, Terrible People, Superficial Love, Die for Me, Property Is Theft, Sodomy, Dance With Me, Abolish Government/Silent Majority, Fuck You Tough Guy, Serious, Code Blue. Très belle confirmation en live de ce que je pensais du groupe, le public répond d'ailleurs présent et semble plus que satisfait.

    Après leur concert, je continue à passer du temps à discuter et boire des coups avec des potes et je ne vois donc pas Circle Takes The Square ni First Blood, gros hardcore bien dégueulasse. Valient Thorr joue sous la chapiteau et est une véritable découverte. Je ne connaissais le groupe que de nom. Les gars m'ont conquis avec leurs 35 minutes d'un set teinté de rock'n'roll. Vraiment tout bon ! Downset suit ensuite sur la grande scène. Ce groupe a bercé mon adolescence et je n'avais pas encore eu l'occasion de les voir. Le groupe a depuis quelques années un nouveau chanteur, mais je ne ressens pas trop la différence. Je suis comme un gamin revenu en enfance devant le groupe qui fait un très bon concert avec un très belle setlist: Empower, Play Big, Take 'em Out, Breed The Killa, Forgotten, Fire, Eyes Shut Tight, Pure Trauma, Against the Spirits, Downset et Anger pour clôturer ! Parfait ! Je reste ensuite devant la main stage pour le concert de Adolescents. Les papys (encore) s'en sortent haut la main avec un très bon concert (No Way, Operation FTW, Lockdown America, Who is dramaticus, Self Destruct, Forever Summer, Serf City, California Son, L.A. girl, Big rock, Tic Tack, Amoeba, OC Confidential et Kids of the black hole).

    Retour ensuite sous le chapiteau pour le concert de Street Dogs. Je suis un peu déçu par leur set, le son n'était pas top et je les avais déjà vu bien meilleur. Enfin, ils balancent toujours du street punk de grande qualité, mais j'avais déjà vu mieux. Face To Face suit sur la main stage avec pour eux aussi un concert décevant. Je trouve le set très plat et je trouve qu'il y a peu de monde pour le groupe. A revoir en salle ! La claque va venir de Mondo Generator qui suit avec un set super impressionnant. Mondo Generator, c'est le groupe de Nick Oliveri, premier bassiste des Queens of the stone age. On est ici face à un truc plus rock'n'roll, un trip entre rock psyché super rapide et du gros rock'n'roll. Un belle claque pour un set très intense. Jello Biafra et The Guantanamo Highschool renverra une claque sur l'autre joue. J'avais déjà vu le groupe, il y a 2 ans et j'avais été super déçu. C'est l'inverse cette fois-ci, Jello Biafra est au sommet de sa forme et propose un excellent concert. Au programme: Strength Thru Shopping, John Dillinger, New Feudalism, Road Rage, Barackstar O'Bummer, Mid-East Peace Process, California Über Alles, The Cells That Will Not Die, Nazi Punks Fuck Off, Pets Eat Their Master, Holiday in Cambodia. Après Jello Biafra, place à Black Flag qui sera une grosse déception. Le concert est poussif, le groupe semble avoir été atteint par la limite d'âge tant cela semble lent et emprunté. Belle déception.

    Pour une première et certainement pas dernière, je ne suis pas déçu par le Ieperfest. Le festival est de taille humaine (tout est à moins de 2 minutes, pas de files, ...),l'ambiance est vraiment bon enfant et la programmation peut être intéressante. Pour cette année, je retiendrai: Downset, Jello Biafra & TGHS, Mondo Generator, TSOL et Valient Thorr.

     
     
     
  • Pukkelpop @ Kiewit - Hasselt - 18-20/08/11

    eliza doolittle,white denim,face to face,the wombats,veara,the black pacific,skunk anansieL'affiche proposée cette année-ci au Pukkelpop était une des pires depuis que je m'y rends chaque fin août, ce qui fait cette année: 14 ans sans interruption. Mais il y avait quand même quelques groupes valant la peine et puis le Pukkelpop c'est toujours une fête. J'avais d'ailleurs prévu de faire cette article en comparant le Pukkelpop aux JMJ ... mais toutes ces considérations, c'était avant ce qui s'est passé ce jeudi 18 août 2011 vers 18h20. Depuis le matin, j'avais été voir Eliza Doolittle (chanteuse pop-folk), White Denim (rock avec un côté garage), Face To Face (excellent punk-rock), The Wombats (pop rock vraiment fade) et Veara (pale copie de Blink 182). Vers 17h25, j'ai été voir le début de Skunk Anansie, mais je m'attendais à un truc avec beaucoup plus d'énergie et après 3 titres, je suis parti rejoindre mes potes pour voir The Black Pacific. Ces derniers ont fait un excellent concert. A la fin de leur concert, je suis resté bloqué sous la Shelter (chapiteau où ils jouaient) au lieu d'aller voir le groupe jouant au Chateau, car il tombait des trombes d'eau comme je n'avais jamais vu et que je n'étais qu'en t-shirt. Après une dizaine de minutes, où on regardait de manière amusée la pluie, la vent s'est intensifié et a fait bouger le chapiteau ce qui a provoqué la panique sous la tente. Mais comme cela ne dura pas plus de 2 ou 3 minutes, cette panique est très vite retombée. L'inquiétude était maintenant d'avoir les pieds au sec car l'eau rentrait dans la chapiteau par le bas, transformant celui-ci en une grande étendue d'eau. J'ai voulu alors me réfugier devant la scène où il y avait un plancher. En arrivant sur celui-ci, nous nous sommes faits sortir du chapiteau car un arbre risquait de s'abattre sur celui-ci. Comme la pluie venait de cesser, cela ne nous a pas semblé trop grave. Une fois en dehors, du chapiteau, nous avons attendu un ami parti s'abriter plus loin. Celui-ci était sous le choc car il s'était abrité sous un container et celui du dessus était tombé sous la violence du vent et de la pluie. On ne comptait plus les branches d'arbres, les héras et nadars renversées. La structure du stand berbère était sans dessus-dessous et des gens commençaient à la remettre en place. Nous avons alors fait le tour de la Shelter et vu l'arbre qui était, en effet, couché dessus. Mais, ce n'est qu'en faisant une dizaine de pas de plus que nous avons vu que le chateau qui était écroulé sur lui-même. Avec cette vision, de ce chapiteau dans lequel j'avais prévu d'aller voir un concert, que nous avons mesuré l'ampleur des dégâts de la tempête et que nous avons su qu'il devait y avoir des morts. Nous nous sommes ensuite dirigé vers la Main Stage pour tenter de se poser et d'avoir des infos. Nous avons contourné le stand Belgacom sur lequel était couché deux arbres. A pas mal d'endroits du terrain, il y avait d'immenses flaques et des branches d'arbres sur le sol. Cela ressemblait de plus en plus à un lendemain de festival qu'à un jeudi du Pukkel à 18h50. Le reste ne fut que découvertes de plus en plus désolantes et informations démontrant l'ampleur de la catastrophe. Nous avons été voir l'état de nos tentes, la traversée du camping devenu une immense mare fut assez pénible et les tentes étaient sous eau (ou plutot dans l'eau). Nous avons alors remballé comme nous avons pu nos affaires et nous nous appretions à dormir dans la voiture lorsque on nous a proposé un logement chez des voisins. Je tiens d'ailleurs à remercier la famille Hermans de Kiewit pour son aide et son hospitalité. La nuit fut assez dure, surtout avec les infos qui nous parvenaient via les communiqués officiels du Pukkelpop ou via les contacts avec les amis qui avaient vus les infos.

    Malgré que ce Pukkelpop version 2011, n'a duré qu'une après-midi et que cette édition a été annulée; je tiens à remercier l'organisation pour son professionalisme et pour la gestion de cette catastrophe. Et j'éspère de tout coeur être sur la plaine d Kiewit en août 2012 pour la 27ème édition !