eels

  • Eels - Royal Albert Hall

    Eels a sorti en 2015, un triple vinyl live d'un concert enregistré le 30 juin 2014 au Royal Albert Hall de Londres. On y retrouve près d'une heure trente de musique et 28 titres. Les vinyls sont accompagnés d'un DVD qui reprend aussi le concert.

    Je suis un fana de Mark E Everett et de sa bande Eels. Mais on ne peut qu'applaudir des deux mains la réussite de ce live. C'est déjà le troisième live du groupe, mais c'est clairement le plus réussi.

    Eels et E, son chanteur/maître à penser/compositeur parcourt et réarrange à merveille les titres tirés de sa nombreuse discographie. E manie l'humour noir (et répétitif) entre les morceaux et nous entraine tout au long du live dans son univers magique. On est quelque part entre Bob Dylan, Tom Waits et la grâce d'un Nick Cave. Le lieu semble en plus apporté une touche en plus aux morceaux du groupe. Ce spectacle saisi sur le vif est bâti sur une sorte de storytelling qui le rend attrayant : E ne cesse de jouer avec un running gag plutôt mauvais dans lequel il passe son temps à qualifier sa propre musique de « vieux rock mollasse et casse-couilles » mais on en reparlera plus loin. Mais il y a surtout un faux suspense qui court tout du long au travers duquel on se demande si oui ou non Everett sera autorisé à jouer avec l’orgue géant et ultraprécieux du Royal Albert Hall. La résolution de cette intrigue dans le concert donnera lieu à un final surprenant, surréaliste et de toute beauté. On a droit entre autres à My Beloved Monster, Last Stop:this town, Gentlemen's Choice et un superbe final à l'orgue avec The Sound of Fear.

    Autre point positif du disque, plus on l'écoute et plus on a envie de recommencer ! Eels nous sort ici une petite (enfin plutôt une grosse) merveille. Pour moi, un des meilleurs lives de tous les temps !

  • Eels - The Cautionary tales of Mark Oliver Everett

    eelsEels a sorti en avril un onzième album, un an après Wonderful Glorious sorti en 2013. C'est le onzième album du groupe en dix neuf ans ! Je suis un gros fan du groupe (ou du bonhomme E). Je suis tombé dans la marmite en 1996 avec l'excellent Beautiful Freak et j'ai ensuite suivi toutes les humeurs du sieur Mark Oliver Everett. C'est d'ailleurs la première fois que son nom apparait sur un album de Eels.

    The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett contient 13 titres. E a délaissé le rock et la fête pour laisser une grande place à la mélancolie et une musique plutôt douce et triste. D'après lui, il en a chié pour composer cet album. On sent que le gars a besoin de douceur ... mais on a très vite l'impression que cette douceur est plutôt de la mélancolie. Le piano et la guitare acoustique sont omniprésents sur l'album. Les 13 titres forment un tout d'une grande beauté et d'une belle continuité. On sent que tout n'est pas que joie dans la vie du E (cfr son excellent livre).

    Encore un fois, Eels nous sort un excellent album, plutôt à ranger à côté de Daisies of The Galaxy, son troisième album.

  • Tais-toi ou meurs - Mark Oliver Everett

    eelsTais-toi ou meurs est l'autobiographie de E, le chanteur des excellents Eels. Dans ce livre sorti chez 13ème Note Edition, le gars raconte sa vie bien morose et entourée de morts et comment grâce à la musique il a pu surmonter tout cela. Je trouve l'écriture vraiment talentueuse et au fur et à mesure du livre, on a droit à des passages de titres de Eels et on apprend quand et comment ces textes ont été composé.

    Il y a dans le livre quelques passages vraiment bien poilant comme cette description d'une émission télé avec Van Morisson et John Legend. Et j'adore le passage (il y en a d'ailleurs plusieurs sur le sujet) qui parle des gens qui voudraient que les artistes ressortent toujours le même disque: "...Une fois encore je ne comprends pas pourquoi certaines veulent toujours que tout ressemble à ce à quoi ils s'attendent. La vie est trop courte pour les trucs prévisibles et ennuyeux. C'est toi qui est chiant, mec"

    Ce bouquin est à conseiller à tous. C'est super bien écrit, facile et agréable à lire. De plus, c'est très intéressant pour ceux qui aime la musique. D'ailleurs Pete Townshend des Who dit de ce livre: "J'en ai plus appris sur mon métier et mes méthodes de travail dans ce livre que dans les biographies de Chuck Berry, Elvis ou David Bowie".

    A noter aussi que les titres anglais du bouquin est "Things the grandchildren should know" (Notes à mes petits enfants). Il est d'ailleurs dommage que le titre en français ne soit pas le même car le titre américain à toutes ses raisons d'être !

  • Main Square @ Arras - 01/07/11

    the chemical brothers, limp bizkit, shaka ponk, the gaslight anthem, welling walrus, jenny & johnny, eels, beady eye, linkin park, queens of the stone ageLe premier jour du Main Square à Arras me plaisait bien, les autres jours, il y avait trop peu de groupes vraiment tentant (PJ Harvey, Kaiser Chiefs, Triggerfinger). Arras est un jeune festival (à l'échelle européenne) et est un peu le Rock Werchter des Français. C'est Live Nation, la même boîte qui est derrière les deux festivals et l'affiche est très similaire (d'ailleurs les deux festivals ont lieu en même temps). Je suis arrivé sur le très beau site du festival (au centre de la citadelle d'Arras) vers 15h. Le temps d'attendre (longtemps) une navette , nous voilà sur place . Le premier groupe que je vois est Welling Walrus, un trio français qui fait du rock bien foutu, de manière assez burlesque et avec humour. Pas trop mal. A la fin de leur concert, direction la grande scène pour attendre The Gaslight Anthem. Première déception: le son de la grande scène n'est vraiment pas top (et ce sera le cas toute la journée). Je ne connaissais pas le quatuor américain, mais on m'en avait dit pas mal de bien. J'ai trouvé le punk rock teinté de passages rock'n'roll et de passages plus émo, un peu mou. Avant de me refaire une idée, j'irai les revoir dans une salle pour juger tant cette scène semblait grande pour eux. A la fin de leur concert, petite pause, le temps d'attendre Shaka Ponk. Avec les Shaka Ponk on est assez proche de X-Makeena et d'autres trucs plus electro/rock avec des touches hip hop. Le groupe et son couple de chanteur/euse envoient vraiment un truc très énergique, mais c'est pas la genre de musique qui me fait réagir. Je pars, donc jeter un coup d'oeil sur l'autre scène. J'y retrouve Jenny & Johnny, un trio qui jouent du pop rock bien foutu. C'est frais, c'est bien joué mais ça ne sort pas du lot. 

    A 19h10, c'est au tour de Limp Bizkit de monter sur la grande scène. Le groupe est en forme et le concert est dans la même trempe que celui du Pukkelpop de l'année dernière. Le tout se passe dans une bonne ambiance avec des interludes entre les chansons assez drôle: Fred Durst qui fait chanter l'hymne national français ... La set list est clairement composée des titres les plus connus: Shotgun, My Generation, Living it up, Hot Dog, My Way, Break Stuff, Take A look Around, Faith (George Michaël), Behind Blues Eyes (The Who), Rollin'. Mais, il y a de nouveau une petite déception due à l'organisation ... pendant les mini blancs entre les titres, on entend le concert de la deuxième scène. Je reste ensuite sur la grande scène pour le concert que j'attendais le plus, celui des Queens of The Stone Age. J'ai raté pour cause de sold out leurs deux concerts en salle du mois de mai et leur concert de l'année dernière au Pukkelpop m'avait mis une belle petite claque. Les gars arrivent sur scène, dix minutes avant l'horaire prévu et c'est parti: Nicotine, Valium, Vicodin, Marijuana, Ecstasy and Alcohol. Bam direct dans la tronche avec le titre: Feel Good Hit of The summer. La set list sera vraiment du même accabit: The Lost Art of Keepin a secret, You think I ain't worth a dollar, Burn the witch, Do it again, Better living through chemistry, Make it wit chu, Little sister, The fun machine took a shit and died, 3's & 7's, Go with the flow et pour finir No One Knows suivi de Song for the dead ... le seul regret est qu'il manque Sick pour le reste rien à redire surtout que le groupe est très bien en place et que cela envoie du très lourd. A la fin de leur concert, je quitte ette scène ... et vu le monde qui fait le chemin inverse pour aller voir Linkin Park, ça devient bien dangereux de sortir, mais je persévère et je vais attendre sur la petite scène pour le concert de Eels. E est accompagné d'un batteur, d'une basse, de deux guitaristes et d'une section de cuivres: trompette et trombonne ou flûte. Particularité, tous les musiciens sont barbus (et pas un peu !). Le concert fait la part belle aux nouveaux morceaux sans cependant oublier les anciens qui sont revisités (surtout avec la présence des cuivres). Ca donne vraiment bien sur des titres comme Novocaïne for the soul ou Beloved Monster. Le concert de Eels sera pour moi le meilleur concert de la soirée. L'ambiance et l'athmosphère instaurée par le groupe donnent une impression de magie. A la fin de leur set, je vais voir la fin du concert des Linkin Park. Cela semble un concert best of qui ne laisse pas le public indifférent. Par la suite, retour sur la petite scène pour y découvrir, Beady Eye, le nouveau projet des anciens Oasis sans Noël Gallagher. En résumé, ça sonne comme du Oasis sauf qu'il y a moins de public et que celui-ci ne semble pas encore connaître les chansons. Sur scène, c'est assez mou.

    The Chemical Brothers clôturait la grande scène du festival. Comme à chaque fois, le duo Anglais qui utilise à merveille les écrans géants a fait danser la plaine du festival sous leur son électro: Hey Boy, Hey Girl, Galvanize, Block Rockin Beats entre autres ... parfait pour terminer le festival.

    Je retiendrai de ce Arras Main Square en positif: la prestation de Eels, The Chemical Brothers et celle des QOTSA ainsi que les parkings et navettes gratuites. Par contre, en négatif, je retiendrai pas mal de points: les problèmes de sons, le goulot entre les deux scènes, le manque de papier dans les Cathy cabine, les prix (3€ pour une Heineken plate, ça fait mal au fion) et le manque de rapidité aux différents stands.

  • Eels - Meet the eels

    meet_coverAprès plus de 10 ans de carrière sous le nom de Eels, E (nom du chanteur/compositeur) sort deux compilations: un best-of et une de raretés. J'ai acquis le best-of qui est vraiment un très chouette condensé de la carrière de Eels. Il s'ouvre avec 4 titres du premier album (1996): Novocaïne for the soul, Susan's house, My Beloved Monster et Your Lucky Day in Hell. Le deuxième album (1998) est représenté par 3 speed, Last Top: This Town, Climbing to the moon. Daisys of the Galaxy (2000) est représenté par Flyswatter, I like birds, It's a motherfucker. Souljacker part.1, That's Not Really Funny et Fresh Feeling sont eux tirés de Soulajcker (2001). Suit Get U Freak On, un inédit. De Shootennany (2003) on retrouve Saturday Morning, Love of the loveless et Dirty Girl (en live). Du dernier album (2006), le groupe a choisi: I need some sleep, Hey man (Now You're really living), I'm going to stop pretending that i didn't break your heart, Trouble with dreams, Railroad man et Losing streak.Cette très chouette compilation reprend toutes les facettes du groupe Eels et m'a clairement donné envie de réécouter le reste de leur discographie. Le cd est en plus accompagné d'un DVD qui reprend les 12 clips du groupe.