• Seasick Steve - Keepin The Horse Between Me and The Grown

    Ce double album sorti en 2016 chez There's a dead skunk Rcds est déjà la huitième sortie pour Seasick Steve et ce depuis 2004. Le papy du blues est peut-être arrivé au devant de la scène sur le tard, mais depuis qu'il y est, il n'a pas chômé.

    L'album contient 20 titres de blues, mais c'est bien plus riche que cela. Le ricain n'est plus aussi foldingue/crade qu'à ses débuts. Il s'est un peu assagi et propose une panoplie de titres allant du blues au boogie en passant par la folk et l'americana. Quelques titres sont un peu moins bons, mais il reste quelques perles comme celui qui donne le titre à l'album: "Keep that horse between you and the ground" ainsi que Hell, Southern Biscuits.

    Un bon album de la part du papy qui a le mérité de proposer un condensé entre le blues et la musique du midwest profond des Etats Unis. Cela donnerait presque envie de monter à cheval et de tirer avec une vieille winchester en sirotant une bière.

  • Demain Encore - Nouveaux souvenirs

    Lisa A Peur est en pause forcée, deux de ses membres ont décidé de reprendre le collier avec un nouveau projet. La batteuse Jess s'est mise au chant, à l'écriture et à la guitare; le guitariste/chanteur est resté à la guitare et se contente des chœurs. Ils ont ajouté Bob à la batterie et Sam à la basse dans leur nouveau projet. Le tout est sorti chez Panda Records.

    J'avais déjà été agréablement surpris par le groupe en live ... mais là sur disque, c'est carrément une toute belle surprise. Au programme de ce nouvel album auto produit, 15 titres de punk teinté de grunge. Une énergie et un sentiment de révolte/combat qui fait clairement penser à la rage des Riot Girls !

    Un mix entre Distillers et Bikini Kill, le tout chanté en français. Les titres "Loin de moi", "Oligarchie", "Appelle ça comme tu veux" sont des véritables pépites dans le style: textes engagés, section rythmique qui assure, refrains jouissifs, grosses guitares qui claquent; rage, conviction, tout y est !

    Clairement une des découverte de cette année ! Ça devrait être écouté dans tous les collèges et cela devrait passer en radio !

  • 11-13/11/16 - This Is My Fest 4

    This Is My Fest édition 4 avait lieu au Gibus, célèbre club du centre de Paris et ce durant le weekend du 11 novembre. Trois jours de fête et de punk rock à Paris organisé par Guerilla Asso. 25 groupes au programme pour 25€, c'est plus que honnête. Contrairement aux cannettes de 50cl de 1664 vendues au bar pour 5€ (enfin, il parait que c'est pas cher pour Paris. Ça reste cependant cher pour des cannettes d'eau pétillante).

    This Is My Fest, c'est un peu la réunion de famille, genre mariage ou communion. C'est l'occasion de revoir tous les copains de la scène punk rock française (ainsi que suisse et belge) que l'on croise de temps en temps sur la route. On passe pas mal de temps à discuter de projets, de tournées et ça dans une ambiance festive.

    Je suis arrivé le vendredi pile pour le début du premier concert. Johk, de Poitiers a la charge d'ouvrir le festival. La salle est encore en mode vendredi 16h45, il y a un peu de monde, mais c'est pas encore la grosse foule. Pourtant les 4 gars assurent grave et relèvent le défi haut là main. 30 minutes d'un excellent set pour démarrer. D'ailleurs 30 minutes, c'est la règle pour tout le monde hormis les 3 headliners qui ont droit à 45 minutes. Après chaque minute, on a droit à 15 minutes de pause avant de réattaquer avec le suivant et ça marche, l'horaire est respecté de A à Z. Shut Up ! Twist Again ! les lascars de Bayonne bercés au son de Dead To Me et The Flatliners (dont ils reprennent un titre sur scène) poursuivent la fête. Leur débauche d'énergie sur scène (et même devant car on a droit à un morceau acoustique joué dans la fosse) m'impressionne une fois de plus. Deux groupes et la barre est déjà bien haute. Col Rouge remplace ensuite Mauvaise Pioche dont le leader, Antho est actuellement en tournée aux States comme musicien pour Arms Aloft. Col Rouge, c'est un nouveau projet international avec au chant Noé Talbot de Montréal, aux guitares Paul Pechenart (Guerilla, Bien à tien, ...) et Kev (Intenable, Nina School, ...), Esteban le bassiste de Bien à Toi et un batteur que je ne connais pas. Pour un premier concert, ça envoie grave. Quelques compos originales et quelques chansons de Noé Talbot sont au programme.

    Je fais ensuite une petite pause sur Disco//Oslo, groupe punk rock allemand. J'écoute de loin, mais sans plus. Par contre, je me rapproche pour les ricains de Spanish Love Songs. Les gars déballent un excellent indie punk dans la veine de ce qui se fait de mieux pour le moment dans le style. Excellent découverte ! Les papys de Ravi (sur les routes depuis 1999) suivent ensuite avec un set bien classe. A conseiller à tous les amateurs de Burning Heads et Hot water Music.

    Les Anglais de Great Cynics suivent et là, surprise. Exict la bassiste remplacé par un bassiste et une claviériste. Grosse déception du festival, les deux anciens membres assurent le truc, mais la claviéritse ne sert strictement à rien et pourri pas mal le set. A oublier, dommage. Not Scientists termine la première journée avec 45 minutes d'un excellent punk rock. Le groupe avec deux ex Unco cartonnent toujours autant sur scène. Punk rock ramonesque, parfait pour clôturer cette première journée. D'ailleurs, l'after party, ce sera sans moi.

    Samedi 12, arrivée sur place pile pour le concert de Quitters. Le groupe n'a plus de batteur, c'est donc Romain (ex-Nichiels, Traders) qui s'en charge. Il assure sans problème ! De nouveau, le premier groupe met déjà la barre bien haut avec son punk rock teinté de Flatliners. Les Suisses de Hello My Name Is poursuivent la fête. Le trio fait un excellent set, à conseiller à tous les amateurs de Charly Fiasco et Guerilla Poubelle ! Chavire et son post hardcore suit. Encore une belle découverte, les 5 Nantais tiennent bien le truc avec un chanteur (ancien de chez Homesick) qui passe son temps à parcourir la scène et à défendre ses idées face au public. A placer entre un Defeater et un Nine Eleven. Je me détache un peu de la scène ensuite pour taper la discute avec pas mal de potes. J'entends de loin le punk rock des Allemands de The Deadnotes et le hardcore de Hightower. Je reviens vers le devant pour Heavy Heart, la nouvelle sensation indie version nantaise. Le groupe comprend un ancien One Thousand Directions et des anciens La Rupture. C'est la découverte et la claque du festival. Un excellent indie punk quelque part entre du Smith Street Band et du Bangers. Nine Eleven suit mais je suis assez déçu par le set, je les préfère clairement dans des lieux encore plus petit. Je trouve que cela manque d'énergie. Est-ce que c'est parce qu'il y a quelques nouvelles que je ne connais pas ... aucune idée, mais j'accroche pas au concert. Ensuite, avec P.O. Box c'est tout le contraire. Le groupe a un nouveau batteur (celui de Reviens) et balance un excellent set de 30minutes, un peu de ska punk à l'ancienne pour se défouler après quelques groupes de coreux.

    La soirée se termine avec un set spécial de Justin(e). Les Nantais (encore) jouent leur premier album de la première à la dernière chanson avec le line up de l'époque donc à 5 avec Fab à la deuxième guitare. Le public est survolté. Le set se termine avec le retour de Fab à la basse et de Fix à la batterie et avec quelques classiques ... un Jean Claude Suaudaeu de toute beauté pour finir ! Le samedi fut un belle réussite avec plus de 500 personnes, ça prend d'ailleurs du temps pour sortir ...

     

  • Radio 911 - Paradoxalement vôtre

    Ce paradoxalement vôtre est le premier album des Liégeois de Radio 911. Le jeune trio est actif depuis quelques années sur Liège. Le disque sort via AeM Project et 2k10 Records et on y retrouve 10 titres.

    Le trio nous balance un chouette skeud de punk rock. Musicalement les gars ont dû être bercés par du Rancid et du Operation Ivy. Par contre le tout est chanté en français, ce qui donne un côté "Guerilla Asso". Le truc est encore un peu jeune, on sent que c'est un premier enregistrement avec tout son charme. "Si tu veux rentrer dans la cour des grands, tu ne dois pas avoir un pied dedans et un pied dehors. C'est les deux pieds dedans ou les deux pieds dehors", c'est un des messages que le groupe nous fait passer. Les gars semblent en tout cas bien les pieds sur terre et ont un regard critique sur la scène et la société.

    Un premier album sorti en 2016 plein de promesses et qui doit vous donner envie de soutenir le groupe ! A ranger entre les grands frères de Corbillard, Guerilla et Rancid.

  • Lord James - Don't hope, walk hard and meanwhile fuck you !

    Lord James, c'est un peu la découverte inattendue. Tu bookes un show avec un groupe de street punk ricain et le booker t'oblige à prendre des Allemands inconnus en première partie. Tu n'as pas trop le choix, mais une fois que les costaux ont fini leur set, tu les remercies pour leur présence et tu cours voir ce qu'ils ont au merch.

    Lord James, c'est un groupe de street punk/r'n'r de Cottbus qui existe depuis 2005. Ce Don't hope, walk hard .... date de 2013 et semble être leur avant dernière sortie. Les 5 musicos ont sorti un album qui tient sacrément la route. Quelque part entre les morceaux les moins celtic punk de Dropkick Murphys, du truc bien heavy r'n'r à la Peter Pan Speedrock ... mais tout en sentant bon le punk rock. A l'écoute du disque, on pourrait les classer à côté d'un Turbo AC's. Depuis début octobre, ce 11 titres revient souvent sur ma platine sans me lasser une seconde. Une excellente découverte ...