• Frank Turner - The second Three Years

    Ce The Second Three Years est une compilation reprenant des titres de Frank Turner enregistrés pour des splits, des face B ou des compilations par Frank Turner entre 2009 et 2011. On y retrouve aussi quelques titres live. Le disque est sorti pour l'Europe en novembre 2011 chez Xtra Mile Records et chez Epitaph en 2012 pour le reste du monde.

    C'est clairement destiné aux amateurs du bonhomme. On est loin de la qualité des différents albums de Frank Turner. L'artiste était en train de percer à l'époque en Angleterre et on sent le coup du label qui tente de faire du fric avec des fonds de tiroir. Il y a cependant quelques titres qui valent l'écoute comme le paquet de cover présente sur l'album: Linoleum de Nofx, On a plain de Nirvana, My Poor Friend Me de Bad Religion.

    A conseiller aux fans, les autres foncer plutôt sur les albums studios que sont Love Ire & Song ou Positive Songs For Negative People.

  • Punk Rock Holiday 1.6 - Tolmin (Slovénie)

    Retour au Punk Rock Holiday en Slovénie en compagnie d'une paire de copains pour cette édition 1.6. Le Punk Rock Holiday offrait cette année une affiche plus qu’alléchante surtout pour les amateurs de punk rock aimant les années nonante.

    Le Punk Rock Holiday est un peu le camp scout (à la belge) du punk rock. Le festival a lieu sur une semaine dans le plus beau cadre qui soit, au confluent entre les rivières Soca et Tolminska niché dans les Alpes slovènes. Le site est paradisiaque. Le Punk Rock Holiday c'est une semaine de vacances pour tous les amateurs de punk venus de toute l'Europe (la proportion de locaux est assez faible par rapport à pas mal de festival). Ça parle anglais, français, allemand et autres un peu partout ! Les prix sont d'ailleurs prévus pour un public d'étrangers (ça coûte 2x moins cher de manger un bout hors du festival).

    Je suis cette année arrivé sur place le dimanche afin d'avoir un belle place dans le camping et de profiter un max du cadre et de la fête. Les premiers concerts ont lieu le lundi avec l'ouverture de la grande scène pour le Warm Up. J'y pousse une tête pour le concert de Useless ID. Le son n'est pas exceptionnel et je trouve le concerts des Israéliens assez fade. Suit Lagwagon, et là je préfère passer mon tour car leurs concerts sont toujours fades. Retour sur le devant de la scène pour Sick Of It All qui traverse une fois de plus l'Europe. Le son n'est toujours pas top, mais le groupe arrivera à foutre un gros bordel. Au programme: Built To Last (en final), Scratch the surface, Uprising Nation et j'en passe !

    Mardi, deuxième jour du festival, je bouge mes fesses afin d'aller voir les copains d'Antillectual pour le xième fois et comme à chaque fois, c'est parfait ! Grosse claque de la part des 3 Néerlandais avec un super concert qui laisse la part belle à leur nouvel album sans oublier les titres phares. 40 minutes de bonheur ! Je zappe ensuite le concert de Flag pour revenir devant la scène pour Iron Reagan et son hardcore proche du trash. J'ai découvert le groupe en janvier et ça m'avait bien impressionné sur scène. Rebelotte ce coup-ci ! Je fais l'impasse sur The Toasters qui suit (pas fan pour un sou du groupe). Place ensuite à Bouncing Souls, le groupe est égal à lui-même. Bons titres, mais présence scénique proche du zéro. True Believer en clôture ! Après 30 minutes, Descendents arrive sur scène. 1h15 d'un concert parfait; Milo et sa bande sont en forme. On a droit entre autres à Hope, Pervert, Everything Sux, Coffee Mug, Bikeage, I'm the one, Descendents, Thank You. Le groupe est en complète harmonie avec le public ... le concert aurait pu continuer de la sorte pendant toute la nuit et ce malgré la pluie qui pointe le bout de son nez.

    Mercredi matin, réveil sous la pluie; on aura droit à 18h de pluie sans interruption et par la même occasion la perte de 10°. Pas top, comme journée ... humidité, fête à son minima ... mais on fait avec ! Heureusement cela cesse vers 19h ! Direction la grande scène pour les Anglais de Apologies, I Have None. Je ne suis pas un grand fana du groupe, mais il n'y a rien à dire de leur concert, les gars assurent et offrent un tout bon concert. A Wilhelm Scream suit avec un set de malade. 1h de punk rock hypertechnique. Une grosse claque comme à chaque fois ! S'ensuit un petit changement de programme avec NOFX qui était censé être la tête d'affiche du jour, mais qui a un avion à prendre pour son concert du lendemain. Ils jouent donc 1h30 en avance sur le programme. Le concert démarre par une intro bien reggae et puis s'ensuit: Kill Alle the White Man, The Moron Brothers, Murder The Government, The Brews, 72 hookers, Quart in session, Fuch The Kids, Six Years on Dope, Radio, Idiots are taking over, Stickin'in my eye, The Man I Killed, Mattersville, I'm Telling Tim, Instant Crassic, Can't get the stink Out, I Believe in Goddess, Seeing Double at the Triple Rock, Eat The Meek, Herojuana, Linoleum, Champs Elysées, Frano Un-American et Theme from a NOFX album. Il y a pas mal de titres que le groupe joue rarement, ça fait plaisir. Fat Mike est en forme et ne semble pas trop éméché. En plus des titres, on a droit aux blagues potaches et pseudo raciste habituelles. Le quatuor est venu rappeler une fois de plus qui étaient les patrons ! Changement radical de style ensuite avec Agnostic Front et son NY hardcore. Très bon concert de la part des New Yorkais, j'ai souvent du mal avec le groupe en concert, mais ici je suis agréablement surpris. Strung Out termine ensuite la soirée avec un concert assez sobre (contrairement à moi).

    Jeudi, il est temps de pointer son nez sur le beach stage et de voir aussi des "plus petits" groupes. La journée démarre par les Belges de For I AM à 13h45. Pop punk avec chant féminin, sans plus ... Fat Randall suit. Punk rock from Germany. Rien de particulier. Noopinion vient ensuite mettre la barre bien plus haut. Grosse claque de la part des Allemands qui balancent un excellent punk rock. On est passé à un niveau (voir plus) au dessus par rapport aux deux groupes précédents. Les Australiens de The Decline (à ne pas confondre avec les Français) viennent ensuite remettre une couche de punk rock. Le groupe est déjà passé à la même heure et au même endroit l'année précédente. Ça tient toujours autant la route. Such Gold termine la journée sur le Beach Stage avec un concert tout aussi excellent que les deux groupes jouant juste avant eux.

    Il est ensuite temps de remonter sur la main stage pour le celtic punk de Rumjacks. Le groupe était en tournée européenne pendant plus d'un mois et a partagé pas mal de dates avec The Real McKenzies. Très bonne découverte Celtic Punk avec un côté folk. On est dans la même veine qu'un Flogging Molly. Changement de style radical ensuite avec Deez Nuts et son gros hardcore des familles. Pas trop ma tasse de thé (mais c'est l'occasion de démarrer la soirée Gin Tonic). Les Canadiens de The Flatliners suivent avec un concert bien classieux, tous leurs tubes y passent: Liver Alone, Birds Of England, July!August!Reno!, Eulogy, ... Les vétérans de Authority Zero suivent avec une excellente prestation. Plus de 20 ans de scène et cela se sent. Les gars viennent foutre la claque à tous les groupes vus dans la journée. 1h de set à tomber par terre ! The Donots suit, le groupe allemand est là pour faire le quota. Chaque année, un "gros" groupe allemand (qui ne cartonne qu'en Allemagne et Autriche est présent à l'affiche) rameute les troupes teutonnes devant la scène. Bien, mais sans plus sauf pour les 500 Allemands aux premiers rangs. La journée se termine par le concert de Jello Biafra. Le concert est super cool, la set list est top ... mais le personnage est à chier. Je peux comprendre le côté revendicatif et politique du discours, par contre j'ai plus de mal avec le côté égocentrique. Il faut savoir qu'au PRH, il n'y a pas de barrière et que les gens montent allègrement sur scène pour faire des stages, mais dans 98% des cas cela se fait très respectueusement. Jello Biafra a lui interdit la pratique lors de son concert. Il ne veut personne d'autres que lui et son groupe sur scène, le nettoyage sera parfois musclé (un peu comme les violences policières qu'il dénonce).

    Vendredi, dernier jour ... et ça devient dur ... surtout que le Gin Tonic de la veille passait bien. Glandage, dodo, mal toute la journée ... Arrivée sur le site à 20h pour le concert de Muncie Girls. J'adore le trio anglais, mais j'ai la même impression que lors du Groezrock. Le groupe n'est pas encore fait pour des grandes scènes. Ils semblent perdus au milieu de cette grande scène et cela se ressent sur tout leur concert. En plus, pas de bol pour eux, au son on a à nouveau droit au stagiaire branquignol qui avait fait le son le lundi et ça n'aide pas. Alors que les 3 jours précédents, le son était top, cette fois-ci c'est catastrophique. Les punks de Total Chaos suivent, trop punk à mon goût. Cela fait passer le temps, mais ça s'arrête là ! Vient ensuite No Fun At All qui à l'inverse deux précédents arrive à avoir un son correct et qui font un concert à tomber par terre tant c'est classe. Une set list de malade: Master Celebrator, I've seen, Beachparty, Mine My Mind, Perfection, Alcohol, Believers et j'en passe. Une grosse baffe dans la tronche ! Malheureusement la baffe est si parfaite que Millencolin parait très fade juste après, d'ailleurs après 20 minutes, j'ai fait le tour de la question ...

    Si il fallait en retenir que quelques uns de ce Punk Rock Holiday 1.6.: No Fun At All, Authority Zero, Noopinion, Antillectual, A Wilhelm Scream, NoFX et Descendents ! 

     

     

  • Muncie Girls - From Caplan To Belsize

    From Caplan To Belize est le premier full album des Anglais de Muncie Girls. Le groupe existe depuis 2012 et a déjà sorti un paquet de ep et de split. L'album est sorti chez Specialist Subject Records, l'excellent label anglais en mars 2016.

    Le trio d'Exeter qui est en train de percer un peu partout (Groezrock, Punk Rock Holiday, Leeds Festival, ...) qualifie sa musique de punk rock. Mais il oublie de parler de la touche indie/lo-fi qu'il y a dans leur musique. Musicalement, on est proche des idées punk rock avec des chansons courtes de max 3min30, une session rythmique bien présente et bien pêchue et un guitariste qui triture son manche. Cependant, il y a un côté pop/indie dans leur musique qui est principalement dû à la présence de leur chanteuse/bassiste et de son timbre de voix plus proche de ce genre-là. Le groupe a su mixer les deux pour offrir un excellent premier album entre énergie punk et sonorité pop. C'est un peu le clash entre No Doubt et Crazy Arm. Le trio avec dix titres nous réinvente le style de façon très personnelle.

    A l'écoute du disque, on a qu'une envie, c'est d'en reprendre une dose ! Un des albums de l'année sans aucun doute.

  • Topsy Turvy's - You better Believe it you're in ...

    You better Believe It You're in est le deuxième ep du quatuor de Poitiers. Il est sorti en 2012 sur les labels suivants: Snapcut, No Routine Rcds, Deux pieds deux doigts, Smalltones Rcds. Il comprend 8 titres. Le groupe semble d'ailleurs dans l'optique de sortir des eps que des albums (3 eps et 2 splits sortis depuis les débuts en 2011).

    Topsy Turvy's nous sort 8 titres d'indie punk bien dans la tendance actuelle. Ça balance de l'excellent pop punk tendance indie, tantôt avec chant féminin, tantôt avec chant masculin. C'est déjà très prometteur pour un deuxième album. D'ailleurs les splits et eps suivants seront dans la même veine. Si je pouvais résumer ce disque en un mot, ce serait CLASSE. Le quatuor de Poitiers s'applique pour nous fournir des titres parfaits qui reste dans l'oreille et qui donne envie de s'amuser en live ! 

    Comme déjà dit pour les autres disques, si tu es fan de Unco, Muncie Girls, Great Cinycs, ... fonce écouter Topsy Turvy's.

  • Such Gold - The new Sidewalk

    Le groupe Such Gold nous vient de la région de New York. Il existe depuis 2009 et a connu déjà quelques changements de line up autour de Ben Kotin le frontman. Ce The New Sidewalk est le deuxième album (hormis quelques splits et ep) du groupe et date de 2014. J'ai découvert le groupe cette année ... et c'est une véritable tuerie.

    L'album comprend 12 titres de hardcore mélo à l'ancienne. C'est super bien foutu et ça t'envoie des morceaux de 3 minutes dans la tronche comme Tyson à sa grande époque. On ressent derrière les compos l'influence des grands frères comme Strung Out ou No Use For A Name, mais le tout avec la touche 2.0. A classer à côté des The Flatliners et ce genre d'excellente came !

    Du bon punk bien hardcore qui déborde d'énergie et ce malgré une pochette bien tendance Pink Floyd !

  • The Inspector Cluzo - Rockfarmers

    Les Gascons d'Inspector Cluzo nous ont sorti en avril un cinquième album en autoproduction. Mais les gars ne se sont pas arrêtés là; on a droit à bien plus. Le package comprend un double ep, un livre et un DVD.

    Le duo rock/noise/grunge/math-rock/groove/barré/etquesaisje gascon nous offre avec Rockfarmers une ode à leur région et leur vision du monde 2.0. Le disque s'appelle Rockfarmers car les gars ont poussé le concept local en reprenant une ferme et en créant eux-même leur foie gras ainsi que leur potager et autres. Tout cela est expliqué dans le livre et dans le DVD d'une trentaine de minutes. Les deux gaillards nous expliquent leur démarche du retour à la terre accompagnée de tournées et d'échanges à travers le monde. Ils nous parlent aussi de leur refus du monde de la consommation et de l'uniformisation sans pour autant oublier de rencontrer et de partager avec les autres cultures. On les voit au Chili, au Japon, en Corée, en Afrique du Sud, aux 4 coins de l'Europe ... le tout entrecoupé par des moments dans leur ferme. Le passage où explique le pourquoi de leur choix est tout simplement merveilleux de justesse !

    Niveau musical, le duo revient avec un cinquième disque fort ! Un mix parfais entre groove et rock grunge. 15 titres où l'on passe du blues à des sons garage, punk, rock avec talent et aisance. Une diversité énorme ... par moments, on est face à la mélodie d'un Jeff Buckley ou d'un Johnny Cash par d'autres, on est face à la fureur destroy d'un Nirvana. Les gars profitent aussi de leur album pour faire passer leur message au niveau des textes (entre autre GMO & Pesticides).

    En gros, foncez acheter ce disque ! C'est bénéfique, on est très loin de la merde radiophonique entendue partout malgré que le groupe joue dans tous les festivals à travers le monde ! Une visite du monde mais sans uniformisation ! Parfait !

  • Homer - Lost Love/Loved Loss

    Je n'ai jamais été un gros fan du groupe Homer. Ces derniers sont une institution en Flandres, un paquet de dates chaque année depuis plus de 15 ans. J'ai revu le groupe deux fois ces derniers mois et mon avis a été plus positif. L'écoute de ce dernier album (double ep) sorti en 2015 a fini par me convaincre. Le disque est sorti chez Funtime record, le label du chanteur.

    Homer nous offre 6 titres de punk teinté de stoner et de hardcore. On ressent les influences des classiques punk rock mais le tout teinté des classiques hardcore. C'est un peu comme si Lagwagon avait fusionné avec Sick Of It All ou Raised Fist en passant du temps à écouter du Nick Oliveri. L'enregistrement est nickel et ça sonne parfaitement ! 6 titres bien lourds et remplis de consonance punk.

    Changement de jugement complet de ma part sur Homer, il me reste maintenant à retourner écouter leurs anciennes sorties.

  • Dog Eat Dog @ Reflektor - Liège - 25/05/16

    Première fois que je mettais les pieds au Reflektor, nouvelle salle liégeoise (datant de 2014). La salle est assez cool ressemblant à l'AB en beaucoup plus petit. Le concert de ce soir est sold-out depuis pas mal de temps. De mon côté, ça fait un super longtemps que je n'ai plus vu Dog Eat Dog et la dernière fois ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable.

    Les locaux de Adverse 96 ouvre le bal. Les concerts sont retardés suite à un retard du Dog Eat Dog. Les 4 Liégeois qui ont déjà pas mal d'expérience ont balancé un excellent punk/hardcore d'une trentaine de minutes. Le groupe belge dans le genre à retenir ! Foncez les voir si ça passe près de chez vous ! Un petit extrait du concert est dispo ici.

    Les Dog Eat Dog montent sur scène dès qu'Adverse a fini son concert car les gars viennent d'arriver et font leur soundcheck juste avant de démarrer. Le concert comme à 22h. Le groupe tourne pour fêter les 20 ans de l'album Play Games et l'année dernière, il avait fait une tournée spéciale All Boro Kings. Le groupe est chaud et commence les hostilités à fond les ballons. Les tubes s'enchaînent: Who's the king, Rocky, ISMS, Games et j'en oublie. Le groupe nous offre aussi son classique "Jupiler" titre bidon en hommage à son ancien guitariste belge. On a droit à un véritable festival de tubes devant un public déchainé de trentenaires venu le temps d'une soirée replonger dans ses souvenirs d'adolescents. Le groupe met le feu pendant près d'1h45 !

    Une grosse claque comme je les aime. Un concert de Dog Eat Dog comme si on était dans les années nonante, les GSM en plus !

  • Future of The Left - The peace & truce of future of the left

    J'étais un gros fan du groupe McLusky, ancien groupe de deux des membres de Future of The Left. Groupe éphémère et légendaire de punk/noise. Le groupe a cessé en 2004, Andy Falkous son leader monte alors The Future of The Left. Ce nouvel album date d'avril 2016 et est sorti via un crowfunding monté par le groupe. C'est déjà le quatrième album du groupe.

    On n'est face à un truc moins fou/barré que McLusky. La bande de Andy Falkous reste toujours dans un trip noise/punk. Le disque est moins violent que ce qu'ils ont déjà fait précédemment. Mais ce n'est pas pour autant plus light et calme. On navigue vers d'autres horizons, certains titres ont un côté plus math rock tandis que d'autres comme "No son will ease their solitude" vont explorer du côté de Sonic Youth. Le titre "Minor's gruel" a même un côté Primus. Le quatuor nous sort un album varié où les textes sont empreints d'humour noir et cynique.

    A conseiller à tous les amateurs qui en ont marre de la merde radiophonique, on est ici face à un truc bien varié et barré !