• Faintest Idea - Increasing the minimum rage

    Faintest Idea est un groupe ska core anglais. Increasing the minimum rage est le deuxième album du groupe. Il est sorti chez TNS Records en avril 2016, le précédent datant de 2012. En quatre ans, le groupe a inlassablement tourné. Cela se ressent dans l'évolution entre les deux albums. Quel bond en avant !

    11 titres skacore super énergiques avec une belle présence des cuivres (cornet et trombone). Le groupe peut prendre la place que Random Hand a laissée vacante suite à sa pause/son split. Le groupe ne s'arrête pas au skacore et prend le temps d'explorer d'autres styles. On a droit à des trucs plus hip/hop ska avec Down Pressure, on a aussi droit à des trucs plus jazzy avec Tightrope. Le chant féminin apporte aussi parfois un plus, parfois une certaine variété qui permet au disque de s'écouter d'une traite sans être redondant.

    Faintest Idea est à ranger entre un Filaments et un Random Hand. A conseiller à tous les amateurs du genre !

  • Violent Femmes - We can do anything

    A l'instar des Pixies ou de At The Drive In, voilà encore un groupe culte reformé grâce au pognon du festival Coachella. Les Violent Femmes ont cessés vers la fin des années 2000. Le groupe a été formé en 1980 par Gordon Gano et a sorti une dizaine d'albums avant de splitter. Le groupe est de retour depuis 2012; We Can Do Anything est l'album du retour et est sorti en avril 2016 chez PIAS. L'album dure 30 minutes et contient 10 titres.

    On est de retour aux racines des Violent Femmes, un mix de folk et de punk acoustique bien bordélique. Un genre de REM underground et bien mieux foutu. Gordon Gano dit d'ailleurs que pour ce nouvel album, il est allé rechercher des vieilles démos enregistrées à l'époque et en a ressorti ces 10 titres. Même après cette pause, c'est toujours aussi jouissif de se mettre du Violent Femmes dans les oreilles.

    Pour tous les fans d'anti-folk actuel, courrez plutôt vous mettre cet album des Violent Femmes dans les oreilles !

  • Lost Love - Comfortable Scars

    Lost Love est un groupe canadien qui existe depuis 2013. Comfortable Scars est son deuxième album; il est sorti en 2016 chez Ocelot Records.

    Les Canadiens nous livrent 11 titres de punk mélodique ultra jouissif. Un condensé de pop punk ou de punk mélodique ultra bien foutu. A l'écoute du disque, on prend 11 fois deux minutes trente de bonheur musical dans les oreilles. A classer à côté d'un Smith Street Band et ce genre de came actuelle.

    Je ne vais pas baratiner plus longtemps sur ce disque, mais par contre, je te conseille de l'écouter à fond ! Bonheur garanti !

  • Didier Super - Vacances à vos frais

    Tout est dit dans cette interview.

    Ce nouvel album de Didier Super, tu l’as enregistré au Vanuatu avec un String Band local. Pourquoi être allé aussi loin ?

    Je suis déjà allé plusieurs fois en Nouvelle-Calédonie. La première fois pour un spectacle de vélo. J’y ai rencontré Sylvain, un gars du nord qui s’est expatrié là-bas pour devenir conteur. Il a eu envie d’organiser un spectacle de Didier Super là-bas, dans « le pays du non-dit ». Les gens y parlent beaucoup, mais pas des vrais problèmes. Il avait envie d’offrir aux oreilles calédoniennes des textes un peu spéciaux.

    En 2012 j’y suis donc retourné, et Sylvain m’a envoyé au Vanuatu, un petit archipel derrière la Calédonie. J’ai fait le même spectacle, mais ça a été un gros fiasco. C’était un public de profs français expatriés, bien planqués au salaire triple. Alors, les thèmes un peu « noirâtres » abordés dans le spectacle, ils n’avaient pas vraiment envie d’en entendre parler. Mais dans le public, un gars était là, et a une idée. Il est venu me voir et m’a dit « Je te verrai bien enregistrer un album avec un string band du Vanuatu ».

    Mais c’était surtout pour me faire payer des vacances au Vanuatu par un producteur. C’était un prétexte pour moi pour partir un mois dans le Pacifique. Heureusement la rencontre a été chouette, parce que c’est pas parce qu’on me paye des vacances que je vais revenir avec un album. Il a fallu bosser, rencontrer des gens, les intéresser. Ils ouvraient des yeux énormes quand je leur expliquais le sens de chaque chanson : les terroristes, la mort, l’avortement, l’excision… Ils étaient hallucinés. L’excision il a fallu leur répéter quatre fois ce que c’était, ils n’en avaient jamais entendu parler. J’ai travaillé avec le Aro string band, et à la fin de l’enregistrement, ils m’ont adopté en me donnant un nom de là-bas. Grosso modo ça signifie « le sel qu’on a sur le corps et qui pique aux endroits sensibles ». Ils ont tout compris.

  • Tim Holehouse - Odd/Even

    Nouvel sortie pour le hobo anglais Tim Holehouse. Cet album est considéré par Tim comme un double ep. Il contient 12 titres dont 2 fois le titre Even; l'un en version acoustique, l'autre en version plus électrique. Cet album est sorti via Aaahh!! Records.

    Tim Holehouse est accompagné pour l'enregistrement de musiciens (à la batterie et à parfois à d'autres instruments). Cet album résume bien le côté dual de Tim Holehouse. Dans certains titres, on retrouve la classe du folk et dans d'autres le côté crasseux et poussiéreux du blues. A certains moments, on est proche de Nick Cave (le titre Skeleton aurait pu être composé par l'Australien), à d'autres on est plus proche du Mississippi Blues. Tim arrive à faire le pont entre les 2. Il en est de même dans la durée des morceaux ... on passe de 50 secondes pour certains à plus de 11 minutes pour d'autres.

    Tim Holehouse nous offre un excellent album varié. La musique est bien mieux en place que lors de certains concerts complètement brouillon. A retenir dans les disques de cette année 2016 et à conseiller aux amateurs de Nick Cave et de Tom Waits.

  • Cédric Gervy - Merci pour ces moments

    Si je ne me trompe, c'est le 7ème album pour le chanteur Cédric Gervy. Celui-ci est un peu spécial car il ne comprend que des titres enregistrés en direct lors de l'émission humoristico-politique "C'est presque sérieux" de la première (Radio belge). On y retrouve 16 titres diffusés en direct live lors de l'émission 1 vendredi sur 2 et ce sur la saison 2015-2016.

    Cédric Gervy y chante l'actualité avec très peu de recul sur ce qu'il vient de se passer. Cela rendra l'album beaucoup plus "daté" que les précédents. Mais, cela rend hommage à la justesse des textes de 'sieur Gervy. Cet album s'écoute sans modération. A chaque écoute, on découvre une nouvelle pépite ou un nouveau jeu de mots (Michel engeula Merkel ... et j'en passe). Cela parle donc de l'année 2015 et 2016, on y retrouve donc les thèmes suivants: le foot, les diables, les attentats, les migrants, les primaires américaines, .... et un paquet d'autres. La particularité de cet album est aussi que Cédric Gervy rend hommage à ses influences musicales et ce beaucoup plus que dans les albums précédents. On y découvre donc des hommages entre autre à Brassens, Renaud, Stromae, Goldman, Gainsbourg, ....

    Un excellent album du 'sieur Gervy, en espérant qu'il y aura une nouvelle compile l'année prochaine !

  • Belvedere - The Revenge of the fifth

    Les Canadiens de Belvedere sont de retour. Le groupe a splitté en 2004, Steven Rawles le chanteur/guitariste a continué sur les routes avec This Is A Standoff. En 2012, le groupe a annoncé son retour et a joué dans quelques festivals. Après deus ep sortis en 2013, le groupe nous revient avec un album complet. Il est sorti pour l'Europe chez Effervescence Records et chez Bird Attack pour le reste.

    Steven Rawles et sa bande nous reviennent exactement là où on les avait laissé en 2004. Le quatuor nous sort un album de skate punk pur jus ! 12 titres dans la droite veine de This Is A Standoff, Fenix TX, Satanic Surfers, Mute, Penywise et ce genre de punk rock. Ça joue vite et bien, on se m'emmerde pas avec des fioritures; on va direct à l'essentiel ! Un bonheur d'écouter une galette typée fin des années nonante en 2016 !

    Probablement un des disques de l'année dans le genre ! Un retour bien senti !

  • Volt Voice - Volt Voice

    Volt Voice est un quatuor de Huy, en Belgique. Cet album éponyme sorti chez Honest House est leur deuxième et dernière plaque. Le groupe ne semble plus exister à l'heure actuelle. Cet album date de 2011 et comprend 10 titres.

    Volt Voice nous fait naviguer entre rock teinté de pop et math-rock/noise. C'est un peu le grand écart entre les 2 styles. Parfois, on est face à un truc complètement math-rock (genre Petula Clarck), parfois comme avec The Trees, on est face à un truc plus rock/pop expérimental. C'est un peu comme si Sonic Youth avait bouffé Radiohead.

    Excellente plaque de la part de Volt Voice. Dommage que l'aventure s'est arrêtée.