• Sleater-Kinney - No cities to love

    Sleater-Kinney est un trio venant de l'état de Washington. Le groupe a sorti 7 albums entre leur début en 1994 et 2005. Le groupe faisait partie de la scène riot grrrl. Le groupe a cessé en 2006. J'avais eu l'occasion de les voir à Dour en 1999. Le groupe ouvrait sur la main stage le dimanche matin et vu le temps immonde, on devait être 5 à tout casser à assister au concert.

    En 2015, le trio a annoncé son retour avec cet album "No Cities To Love". Et comme dans beaucoup de retour, le groupe qui avait avant une audience assez limitée, s'est retrouvé propulser aux devants de la scène avec l'étiquette "retour attendu" ou "hype". Le trio nous sort à album dans la droite ligne des 7 précédents. On n'a pas l'impression qu'il y a eu une coupure de 10 ans entre cette huitième plaque et la précédente. Le trio est toujours aussi énervé et se revendique toujours autant de la mouvance riot grrrl. On navigue quelque part entre une PJ Harvey et Bikini Kill; quelque part entre rock féminin et punk/noise revendicateur. Cela fait plaisir aux oreilles.

    En quelques mots ... retour réussi ces 10 nouveaux titres !

  • Jedethan Vs Crossing The Rubicon - Split

    Retomber sur un split vinyl entre les Anglais de Jedethan et les Parisiens de Crossing The Rubicon, ça fait un bien fou aux oreilles. Le disque date déjà de 2009 et était sorti chez Musical Bridge, le label du batteur de Jedethan (actuellement batteur de Maladroit). Chacun des groupes place 3 titres sur le split.

    Avec les deux groupes, on navigue en plein punk'n'roll. Du punk qui suinte bon le gros rock. On est en plein entre The Bronx et les actuels Frank Carter avec les Parisiens de Crossing. Pour Jedethan, on est face à un truc plus noise/hardcore. C'est plus rapide, crade et violent.

    On sent que les deux groupes ont envie d'en découdre. 6 titres et 15 minutes de bonheur pour les oreilles. Malheureusement à l'heure actuelle, les 2 groupes n'existent plus, mais c'est toujours un plaisir de s'en remettre une bonne tranche dans les oreilles.

  • Jake and the jellyfish - Dead Weight

    Jake and Jellyfish est un quatuor anglais qui en est à son deuxième album avec ce "Dead Weight" sorti en 2015. J'ai vu récemment le groupe en live et ce fut une très belle découverte !

    12 titres d'un punk/folk bien balancé. Jake and Jellyfish c'est un peu un condensé bien foutu entre Frank Turner, Flogging Molly, Gogol Bordello et Duckin' Punches. Un mix qui part de temps en temps vers un truc punk/gipsy, de temps en temps vers un truc plus punk/irish et de temps en temps vers un truc folk plus classique. L'album est aussi bien foutu et les 12 titres donnent juste envie d'en entendre plus du groupe.

    Encore un groupe anglais méconnu qui nous distille un mix entre plusieurs styles et avec une richesse et une maestria extraordinaire !

  • Weezer - Weezer (White album)

    Weezer est de retour ! Le précédent album, Everything Will Be Alright in The End, datait de 2014. Ce nouvel album fera partie de la série des albums sans titre et cette fois-ci avec une pochette blanche où l'on voit le groupe devant la plage. Le groupe et son leader Rivers Cuomo est toujours aussi prolifique. C'est assez rare qu'un groupe de 1992 soit à son 11ème album en 24 ans. Weezer nous offre un nouvel album presque tous les 2 ans, peu de groupe sont aussi régulier.

    De plus, Rivers Cuomo et sa bande font l'effort de nous sortir des albums avec presque rien à jeter dessus. Ce White Album comprend 10 titres qui sont des parfaites pépites power pop comme le quatuor a l'habitude de sortir. Un titre comme "Thank gods for girls" est juste une parfaite pop song ! Cet album sent bon le sable, le surf et la Californie ! C'est le cas aussi de "King of the world". Il n'y à nouveau rien à jeter ou presque sur cet album (peut-être L.A. Girlz qui a côté un poil trop grandiloquent).

    Pour résumer, Rivers Cuomo nous sort comme à son habitude, un excellent album de Weezer ! Un de plus !

  • Less Than Jake - Live From Astoria

    En cette fin avril 2016, Less Than Jake, gang de Gainsville nous sort un album live. Malgré que cela sorte en 2016, le live date déjà. Il a été enregistré le 18 avril 2001 à Londres dans la salle Astoria. L'avantage c'est qu'à cette époque Less Than Jake et le ska punk était encore au sommet des charts, contrairement à nos jours.

    Avec 21 titres dont 2 en rappel, le groupe nous prouve toute son efficacité sur scène. On a droit à presque tous les titres qui ont fait la renommé du groupe: Happy Man, Look what happened, Suburban Myth, 9th at pine et plein d'autres. Ce live donne envie de skanker et de danser dans son salon ! 1h de bonheur ...

    A conseiller aux amateurs de ska punk, les autres passer votre chemin.

  • Groezrock - Meerhout - 29-30/04/16

    Cette année, ce qui est devenu le plus gros festival européen punk, punk rock et hardcore fêtait ses 25 ans. Pour l'occasion, le festival se payait une date exclusive sur le continent de Rancid en tête d'affiche.

    A côté de cela, il y avait pas mal de changements par rapport aux autres années. Le festival qui ne faisait que grossir depuis ses débuts en 1992 semble avoir pris un coup d'arrêt dans son ascension. Pour la première fois, le Groez proposait moins de groupes que l'année précédente. Une scène passait aussi à la trappe. L'année dernière, le festival proposait 5 scènes. Cette année-ci retour à 4 scènes ... et ce n'est pas la mini scène crée par un sponsor qui allait faire illusion. Car si c'est cool d'annoncer en dernière minute des concerts acoustiques de Mad Caddies, Not on Tour, Frank Turner ... c'est indécent de les proposer sous une simple tonnelle avec un son tout pourri et uniquement accessible à 20 chanceux au premier rang. Le festival commençait aussi plus tard le premier jour (pas plus mal pour ceux qui bossent). Le site a été réaménagé et semble avoir réduit !

    On démarre donc le vendredi, sous la pluie et dans la boue avec The Aggrolites qui ouvre sur la Monster Energy Stage. Agréable surprise de retrouver Nicolas Léonard, ex-Moon Invaders et local de l'étape, à la batterie du groupe californien. Cela ne semble pas les rebuter d'ouvrir et les Californiens proposent un excellent skinhead reggae pour ouvrir le festival avec des classiques comme "Funky Fire" et "Dirty Reggae". Ensuite, direcion Muncie Girls. Le trio anglais se produit sur la Back To Basics stage. Pas mal de monde, le chapiteau est même plein à craquer (ce sera souvent le cas). Par contre, je n'accroche pas trop au concert du trio. Je les ai déjà vu quelques fois dans des lieux plus petits et j'avais bien plus accroché. Je pars d'ailleurs avant la fin afin de profiter à fond du concert des Ricains de Less Than Jake. Le groupe ska/skate punk est revenu au devant de la scène l'année dernière avec un nouvel album et une paire de dates. Cette date est un peu l’apothéose de leur tournée. Avec un set de 50 minutes rempli d'humour, les 5 lascars arrivent à faire sauter le chapiteau dans tous les sens. On retrouve entre autres "Happy man", "9th at pine" et "Look what happened". Parfait pour se défouler les jambes surtout que la pluie a cessé.

    Petit passage ensuite, du côté des Russes de Siberian Meat Grinder. Nouvelle sensation grind/punk. Je les avais déjà vu cet été. C'est loufoque et bien grind ... mais très vite redondant ! La suite, ce sera mister Frank Turner and his sleeping souls. Le bonhomme est en forme et nous offre un excellent concert devant un public conquis. On a droit aux classiques: "Photosynthesis", "Recovery", "I Still believe". Frank est en forme pour le plus grand bonheur du chapiteau. Je passe ensuite m'arrêter devant We"Re Wolves. Un des groupes locaux du festival. Il est vrai que cet année, le Groez a fait l'effort de proposer autre chose qu'un concours international et à la place a été à la recherche de 5 ou 6 groupes belges. Je passe ensuite une partie du temps à trainer du côté des deux chapiteaux de merchandising ... car Terror & Hatebreed, ça ne m'emballe pas des masses.

    Je vais ensuite terminer la soirée par un trio d’ancêtres qui vont assurer ! Ça démarre par le set de Youth Of Today. New York hardcore en plein, set ultra bouillant et public survolté ! Je continue avec No Fun At All qui semble en super forme (bien mieux qu'à son dernier passage ici). Le skate punk des Suédois ne semble n'avoir rien perdu de sa jeunesse. J'ai l'impression de regarder des vielles vidéos de skate des années nonante. La fin de la soirée sera encore mieux avec Rancid.

    Pour les 25 ans du festival, les organisateurs ont convaincu Rancid de venir jouer dans son intégralité l'album "... and out came the wolves". Cela s'annonçait quitte ou double. Lors du passage du groupe en 2012, le concert avait été un vrai massacre avec un Tim Armstrong présent uniquement physiquement sur scène, mais complètement absent. Quel différence avec ce concert. Rancid avec Armstrong en véritable frontman nous a balancé un excellent concert. Le meilleur du groupe qu'il m'a été donné de voir. On a donc eu droit à "...and out came the wolves" avec quelques perles en rappel ("Fall Back down", "I wanna riot", "Honor is all we know", "Tenderloin" et "Radio"). Je suis complètement réconcilié avec Rancid suite à ce concert magistral ... il est temps d'aller greloter une nuit en tente !

    Samedi, après l'apéro au camping ... sous un ciel gris mais sans pluie, direction le site pour les Not On Tour. L'année dernière, le groupe de Tel Aviv avait participé au concours, cette année, il reçoit carrément la chance d'ouvrir la main stage. Un excellent set de 35 minutes. Punk rock avec chant féminin ! Parfait pour continuer l'apéro avec du bon son dans les écoutilles. La suite, ce sera Teen Agers sur la Watch Out Stage, la seule scène en extérieur. Cela ne m'emballe pas des masses. Dès qu'ils finissent retour sous la main stage pour les Suédois de Venerea. Le groupe que m'avait bien bluffé cet été, semble un peu avoir dur avec l'aspect matinal du show. Le monde est là, mais ça ne bouge pas des masses devant le skate punk de Venerea. Je pars avant la fin afin de voir Pears. C'est la dernière sensation de chez Fat Wreck Records. Le groupe malgré le froid et l'heure (13h45) arrive torse nu et remonté comme une pendule. 35 minutes de punk/hardcore ultra efficace dans la tronche ! En sortant du chapiteau, je suis certain d'avoir assisté au meilleur concert du festival ! La suite, ce sera Frank Carter & The Rattlesnakes. L'ex Gallows revient avec un projet toujours aussi violent et punk/hardcore. Super concert, mais cela semble un poil mou suite à la claque Pears.

    Je me dirige ensuite vers Bad Cop/Bad Cop, autre nouvelle sensation de chez Fat Mike. Par contre, ici, c'est la déception. J'ai trouvé leur concert super mou et cela ne m'a pas emballé du tout. Ensuite, petit passage devant Modern Baseball ... dont je ne retiens pas grand chose (l'effet post apéro). Juliette and The Licks, groupe de l'actrice Juliette Lewis fait un peu tâche entre cet enchainement de punk et de hardcore. La chanteuse a beau mettre tout de son côté avec une tenue de scène extravagante et bien américaine, j'ai l'impression que le public applaudit poliment sans plus.

    Par contre, juste après Mad Caddies met tout le monde d'accord avec son ska punk ultra efficace. Le public est surchauffé et connait toutes les chansons par cœur. Ultra efficace comme à son habitude. La suite sera plus dur pour moi ... entre passages au bar et groupes qui s'enchaine. Ce sera SNFU, Iron Chic, Face To Face et ensuite No Use and Friends. Projet avec les musiciens de No Use For A Name et une ribambelle de copains qui vient tenir le micro en lieu et place de feu Tony Sly. On retrouve en vrac les chanteurs de Lagwagon, Venerea, Not On Tour, Face To Face, ... par contre, en fonction du chanteur/de la chanteuse et malgré la set list ultra top, c'est un peu décousu. L'idée est bonne, mais ça manque de liant. Ce concert m'achèvera ... tampis pour les revenants de Sum 41.

    En résumé, les moins ce sera:

    - le réaménagement du site, la météo, Bad Cop/Bad Cop, Teen Agers

    Les plus:

    - Pears, Rancid, Mad Caddies, No Fun At All, Youth of Today, Frank Turner, Less Than Jake.

  • Noé Talbot - Déballer le présent

    Premier album complet pour le Canadien Noé Talbot et ce après quelques eps. Ce "Déballer le présent" est sorti en 2015 via Slam Disques, le label de Montréal.

    Noé Talbot revient avec 9 titres de folk teinté de punk et de pop le tout chanté en français. Comme c'était déjà le cas avec Beurre Noir, le précédent ep, l'artiste, nous propose des jolies pop/folk song. Le tout sent souvent la mélancolie, est teinté de légèreté, mais par moment le punk qui sommeille en lui ressort. C'est dans ce cas-là qu'il nous sort ses meilleures chansons comme "Pas de la marde" ou encore "Chocolat". A noter aussi que sur la version cd (qui est offerte avec le vinyl), on retrouve 13 titres et pas 9. On a droit en plus à "Abruti d'amour", "Claire", "Insoumis", "Matane" et "Déballer le présent", excellent titre qui offre son nom à l'album !

    A nouveau une très belle plaque de la part de Noé Talbot. Foncez aussi le voir en live, car à chaque fois, ça déborde d'énergie !

  • Pears - Green star

    Pears est une des dernières signatures de Fat Wreck Records, le label de Fat Mike. Ce Green Star, deuxième album du groupe est sorti début avril (et n'a qu'un an de plus que le précédent sorti en 2015.

    Pears, c'est la nouvelle sensation punk/hardcore. Les gars de la Nouvelle-Orléans balancent une plaque parfaite dans le style. On a droit à 16 titres ultra rapide avec quelques petits (voir très petits passages plus punk rock) en 28 minutes. Le groupe va vite et déboule tout sur son passage. Des titres de deux minutes de moyenne, une chanteur qui beugle comme il faut et 3 autres zikos super appliqués qui maltraitent leur punk/hardcore afin de pas traîner dehors ! La pochette nous montre les rois mages qui suivent l'étoile ... dans le même ordre Pears nous montre le meilleur chemin pour faire du punk rock sans se prendre la tête avec les fioritures !

    Un excellent album de nerveux/costaud ! Parfait pour moshpitter dans son salon !

  • Lisa A Peur - N'abandonne jamais

    Juin 2015, le trio Lisa A Peur d'Amiens sort son troisième album. Juillet 2015, le trio annonce pour des raisons personnelles, une pause. Timing bien loupé pour le groupe qui aura bien foiré la sortie/promo de son album. C'est vraiment con car la galette contenant 12 titres est une vraie réussite. 12 titres entre punk et rock. Le tout est joué à toute vitesse, les titres d'une moyenne de 2 minutes s'enchainent. Ça envoie de la grosse guitare, des chœurs à tout va, des refrains que l'on se surprend à entonner avec le groupe dès la deuxième écoute.

    Lisa A Peur, nous offre un bel album de punk teinté de rock. Par contre, pour les voir sur scène, il faudra malheureusement attendre.