• Bloodshot Bill - Thunder and lightning

    Bloodshot Bill est un guitariste/one men band de Montréal, Canada. Thunder and Lightning est sa 22ème sortie (!) sous le nom Bloodshot Bill. L'album est sorti chez Norton. Le gars joue aussi dans le projet Tandoori Knights et dans The Ding-Dongs. Le moins que l'on puisse dire est que depuis ses débuts en 1998, le gaillard n'a pas chômé !

    Cet album datant de 2011, offre 14 excellents titres de rockab'. On est face à un mix de vieux blues bien crade, de rock'n'roll période Elvis/Chuck Berry/Eddie Cochran, le tout teinté du côté rock de The Sonics. Bloodshot Bill est seul et joue de la guitare, de la grosse caisse et chante sur chacun des titres (c'est le cas sur scène aussi). Il ressort de ses 14 titres l'énergie primaire des premiers disques de rock'n'roll. Ça sent bon le rockab et le rock des origines !

    C'est juste jouissif. Cet album est à mettre en les mains de tout amateur de rock'n'roll !

  • TV Smith - I Delete

    TV Smith est le projet solo du chanteur de The Adverts, ancien groupe de la scène punk anglaise de la fin des années 70. I delete est le 15ème album de l'Anglais. Il comprend 10 titres plus quelques bonus track.

    On est loin du punk de The Adverts. On n'est plutôt face à de la pop acoustique. Mais c'est sacrément bien foutu. Le bonhomme m'avait déjà surpris seul sur scène, il est en de même sur cet album sorti en 2014. TV Smith s'est fait accompagné en studio d'un batteur, le reste il a tout enregistré seul. Le hobo punk nous offre un excellent album entre punk et pop sombre acoustique. Il me reste maintenant à me pencher sur le reste de la discographie du gars.

    Disque à ranger entre un Eels et un Tom Waits ... !

  • Birds in Row - You, me & the violence

    Birds in Row est un groupe de la région de Laval en France. Ce "You, me & the violence" est le deuxième album du groupe est sorti en 2012 chez Deathwish.

    Par facilité, je reprends ici l'excellent chronique de Vs-Webzine.

    « Pilori » c’est fort, c’est bon, c’est du BIRDS IN ROW tout craché. Ca débute par un larsen donc avant de s’envoler, de partir dans un hardcore chaotique charbonneux et mâtiné de crust vicelard. Un titre d‘ouverture qui donne le ton : ce sera ce qu’ils faisaient avant mais en mieux.
    Le groupe possède toujours cette rage et ce sentiment d’urgence qui se dégage de ses compos mais avec cette fois une petite touche de précision en plus, juste ce qu’il faut. La musique est tendue, toujours sur le fil, au bord de la rupture afin de conserver toute l’attention de ceux qui l’écouteront. On ne décroche pas, on reste à l’affût de la moindre note, du moindre grésillement, du moindre bruit. Le tout bien sur enregistré et gravé sur la bande par Amaury Sauvé qui sait, mieux que personne, faire sonner ce type de son.

    BIRDS IN ROW sait aussi varier ses effets. Si la majeure partie de l’album se place dans la continuité de « Cottbus », c'est-à-dire dans un crust hardcore épileptique et mélancolique. Comme une version un poil plus métallisée de Modern Life Is War, Killing The Dream ou Ruiner. Plus noir et charbonneux aussi, une petite touche de Coalesce pour la basse bourdonnante. On trouve aussi des passages plus lourd, plus lent, sur « Grey Hair », des titres se plaçant dans une optique noise-rock sur le très beau « Last Last Chance » ou le très étrange « Cold War Everyday » qui, avec son riff de basse qui rappelle bizarrement le « Sabotage » des Beastie Boys, met en lumière l’inventivité et l’absence de barrière du groupe. Les lavallois semblent vraiment en pleine possession de leur moyens et savent où ils veulent emmener leur son. Les vingt-cinq minutes de « You, Me And The Violence » passent toutes seules et s’inscrive dans la continuité de « Cottbus », à savoir, ce qui se fait de mieux en la matière. BIRDS IN ROW sort un peu du classique Deathwishcore par une sensibilité exacerbée et une capacité de faire ressentir des choses au dessus de la moyenne.

    L’album se termine par un long titre post-rock un peu attendu mais de qualité. C’est de bon temps de calmer les douleurs du combat par une plage finale reposante et relaxante. Comme les sportifs qui après la compétition passet sous la douche et au massage. Là c’est pareil, « Lover Have Their Say » vient panser les plaies et restaurer les oreilles après vingt-cinq minutes incandescentes. Avec ses réminiscences de Yndi Halda et son final électrique le titre est très réussi, un poil long mais parfaitement structuré et écrit. « You, Me And The Violence » prouve que le passage chez Deathwish n’a pas paralysé BIRDS IN ROW qui livre ici le meilleur de lui-même et, accessoirement, ses meilleurs morceaux. On appelle ça un transfert réussi.

  • Refused - The shape of punk to come

    The Shape Of Punk To Come est le troisième album du groupe suédois Refused. Il est sorti en 1998 chez Burning Heart Records. Il a depuis lors été réédité un paquet de fois.

    Cet album aura causé la fin du groupe, le groupe splittant au beau milieu de la tournée. L'album est froidement accueilli par les fans de base du groupe. Le groupe tourne dans les mêmes conditions depuis quelques années. Mais pour certains, l'envie de percer est là, pour d'autres par contre, il faut rester dans la lignée anarchiste des débuts. La tension est telle au sein du groupe qu'il faudra peu de temps pour que celui-ci splitte. Refused aurait pu/dû s'arrêter suite au split durant cette tournée. Mais petit à petit, cet album super innovateur qui mélange le punk rock avec du punk ou du hardcore expérimental, va trouver son public. Avec le temps, on va se rendre compte que ce disque est une petite merveille et un paquet de groupes vont se dire influencé par Refused et ce Shape of punk to come. Ce disque va petit à petit faire partie de la liste des albums à ne pas manquer !

    On y retrouve 12 titres naviguant entre énergie punk et tendance plus expérimentale. On passe de titres de 8 minutes (Tannhauser/dérivé) à d'autres de moins de 2 minutes ( Bruitist Pome 5). C'est super varié ... même si ça sent bon la violence et l'anarchie tout au long de l'album ! Rien que pour le titre New Noise, ce disque vaut déjà le détour.

    Un album qu'il faut retrouver dans toute bonne discothèque !