• The Absolute Never - Sorry Angel

    the absolute neverThe Absolute Never, c'est un gars seul à la guitare. Ce Sorry Angel est son deuxième ep (qui contient quand même 10 titres). Il date de 2011. On y retrouve dessus quelques compos personnelles et quelques reprises dont Sorry Angel de Serge Gainsbourg et Blew de Nirvana. Musicalement, on navigue dans un truc assez sombre et ténébreux. On est quelque part entre du blues et de la pop bien noire. La voix du bonhomme est assez prenante et elle apporte vraiment un plus sur certains titres. Je suis cependant étonné par l'aspect sombre du disque car le souvenir que j'ai du gars en concert, était plutôt quelque chose de moins noir. Mais cela ne change rien à la qualité de la plaque et des titres ! A conseiller aux amateurs de Nick Cave et de Bob Dylan !

  • Dirty Bees @ Shaka Laka - Hazebrouck (Fr) - 10/01/14

    flow, dirty bees, the skalogg'sVendredi soir, direction le Shaka Laka avec les potes de Dirty Bees. Arrivé sur place, on tape la discute avec les copains du Nord, il y en a quelques uns !

    Flow ouvre le bal, seul avec sa guitare vers 21h pour un set acoustique de 30 minutes. On a droit à quelques nouveaux titres parmi les anciens (Shaka Laka mon pote, 2014, Bébé Pinard, ...) Très belle mise en jambe pour la soirée. Je ne vois par contre, pas grand chose du concert des Skalogg's passant plus de temps à discuter à droite et à gauche. Ce sera pour une prochaine. Ensuite, les Dirty Bees font en excellent concert devant un public qui ne les a pas vu souvent. Ça pogote dans la premier rang et la bonne humeur se transmet du public à la scène et inversement. Parfait pour bouger un vendredi soir !

  • Les Rideaux de ma grand mère @ London Calling - Bruxelles - 09/01/14

    les rideaux de ma grand mèrePas grand chose à se mettre sous la dent niveau concert depuis le début d'année. J'ai donc décidé de me rendre à ce concert de Swing/Jazz manouche pour me mettre du son live dans les oreilles.

    Contrairement à d'habitude au London Calling, le concert avait lieu dans le bar et non dans la cave. C'est une mauvaise idée ... car par moments, on entendait plus les discussions au bar que le concert. Le quatuor composé de deux guitares, d'une contre basse et d'un violon jouait du jazz teinté de musique manouche. Ça m'a très vite ennuyé et cela est surtout dû au manque de présence et de charisme du groupe sur scène (la disposition n'a pas aidé).

    Premier concert de l'année ... premier échec !

  • Poésie Zéro - L'album bleu

    poésie zéroLe premier album des trublions de Poésie Zéro sorti en 2011 m'avait déjà bien fait rire. Les gars ont remis ça fin 2012 (avant une pause carrière). Dès la pochette, on est dans le bain ... les gars sont cons (et l'assument). Celle-ci est verte et il est noté dessus "L'album bleu". Comme toujours avec Poésie Zéro c'est cependant une belle référence pour les amateurs de musique (Beatles ou Weezer).

    On retrouve sur cette deuxième sortie 13 titres qui se foutent à nouveau bien de la scène. Une belle reprise de Tryo (La Oï de nos campagnes), un hommage à la cocaïne (Constamment sous C), un rejet du punk acoustique (Punk acoustique). C'est souvent bref, musicalement très bien balancé (et c'est une de leur force) et ça flingue à tout va ! Le tout est à prendre au millième degré. Mais cela n'empêche pas une très belle réussite ... même si certains ne comprendront pas !

    Une touche d'humour entre tous ces punks qui passent leur temps à parler de boissons ou à tout remettre en cause, ça fait du bien ! Comme pour le disque précédent, j'adhère à 100%.

  • El Guapo Stuntteam - Accusation blues

    el guapo stuntteamEl Guapo Stuntteam est un groupe belge de Hasselt qui a officié entre 1995 et 2009. Accusation Blues est leur avant dernière plaque et est sorti en 2007.

    On y retrouve 10 titres mixant le rock ricain façon hardrock ... tendance Guns N Roses (des débuts) ou Motley Crue et d'un autre côté le blues et le boggie. En gros, ça joue vite et crade comme du bon vieux blues, ça a un chant qui me fait penser parfois à Motley Crue et cela se permet des slows à la Slash. Un mix assez détonant et déroutant mais qui tient bien la route.

    Disque à ranger entre les groupes précités et Experimental Tropic Blues Band dont ils auraient pu être les frères. Dommage que le groupe a arrêté le massacre !

  • Interview FX (Justin(e) - Poésie Zéro - 29/09 - MAG - Un hiver à Paris)

     

    64212_10200421916255667_1593759053_n.jpgHello FX, on s’est déjà croisé un paquet de fois avec tes orchestres: Mon Autre Groupe, Justin(e) et Poésie Zero. Alors, on va commencer par la musique. Peux-tu me faire un petit topo des différents groupes dans lesquels tu as joué (si je ne m’abuse, il manque 29/09 à ma liste) et dans ceux où tu joues encore. Quel instru joues/jouais-tu ?

    Salut Pierre ! J'ai commencé à jouer de la batterie en groupe vers 17 ans avec un groupe de néo/rock-metal qui s'appelait La Ligne et quelques années plus tard, j'ai monté 29/09, un projet grind/violence dans lequel je jouais de la batterie et criais en même temps. En parallèle, j'ai eu un petit truc de hip-hop acoustique, toujours à la batterie. Ensuite, après avoir déménagé à Paris, j'ai rencontré Baptiste, l'actuel guitariste de Poésie Zéro, avec lequel j'ai monté mon premier groupe de punk rock « Vendredi », puis, vu qu'ils avaient besoin d'un batteur et que je les connaissais depuis plusieurs années, j'ai intégré Justin(e). Enfin, et puisque je m'emmerdais à Paris, j'ai joué dans Maladroit, chanté dans Mon Autre Groupe et monté Poésie Zéro, au chant toujours.  

     

    Pourquoi as-tu quitté ces groupes ? Ou pourquoi ont-ils arrêtés ? Est-ce parce que vous/tu estimais avoir fait le tour de la question ?

    A chaque fois que j'ai quitté un groupe, c'était parce que je me sentais en décalage avec ce que je jouais ou chantais. J'adore jouer avec des potes, mais si à un moment donné j'écoute ce que je fais et que je ne me sens pas concerné par ce que j'entends, ça devient difficile pour moi d'y trouver du sens, ou même du fun. Jouer dans un groupe demande beaucoup de temps et pas mal d'implication émotionnelle, alors si on n'est même pas touché par ce qu'on produit, je trouve que ça n'est plus nécessaire de continuer.

     

    Dans les groupes où tu chantais, le groupe est chaque fois un truc bien énervé, je pense entre autre à Mon Autre Groupe et Poésie Zéro. Est-ce nécessaire pour toi d’avoir ce côté « pas content/énervé » lorsque tu chantes ? Tu ne penses pas que le message (si message il y a), passerait mieux d’une autre manière ?

    Ça n'est pas forcément ça, dans 29/09 et Mon Autre Groupe, crier était simplement nécessaire.  29/09 a été créé pour être le plus violent possible, autant dans le fond que dans la forme. Je criais parce que je ne pouvais pas trouver de plus grande violence à infliger aux autres et à moi même. De même pour MAG, le projet se voulait sale et rapide, pas fun. Je m'y suis senti à l'aise parce qu'avais vraiment envie de crier ce que je disais dans les paroles.

    Pour Poésie Zéro c'est différent. Je ne crie pas forcément, j'ai simplement une voix dégueulasse tout en ayant des choses extrêmement faibles à dire. Chanter dans Poésie Zéro, c'est rentrer dans le rôle du meilleur chanteur de punk rock de merde du monde.

    J'aimerais beaucoup avoir un projet dans lequel je chanterais en voix claire, comme Eels, ou JP Nataf, mais pour ça il faut avoir des jolies choses à dire, et surtout, en être convaincu.

     

    Est-ce toi qui écrivais les paroles quand tu chantais des les groupes ? Est-ce nécessaire pour toi de chanter tes paroles ?

    Mis à part Mon Autre Groupe, où Till écrivait certains textes, oui j'ai toujours écrit les chansons que je devais chanter. Je ne sais pas si c'est nécessaire pour moi de chanter mes propres paroles, mais puisque je ne me considère pas du tout comme un chanteur, il me serait très difficile de prendre place derrière un micro pour chanter les textes d'un autre. Et puis, les groupes que j'ai monté spécialement pour y chanter avaient des concepts très cadrés, que ce soit l'ultra-violence de 29/09 ou la nullité de Poésie Zéro, c'était beaucoup plus facile pour moi d'assumer la place de chanteur en étant aux origines de ces concepts plutôt que de « chanter » n'importe quoi d'autre plus simplement.

     

    Tu écris aussi pas mal pour d’autres groupes. Peux-tu lister ceux-ci ? De mon côté, je retrouve un de tes textes sur le dernier Guerilla Poubelle, sur quelques titres de Diego Pallavas et de Justin(e) ? Comment ça se passe lorsque tu écris pour d’autres ; est-ce eux qui viennent vers toi pour ta plume ou est-ce la démarche inverse où c’est toi qui leur propose un titre ?

    Tu as cité tous les groupes. Pour la liste des titres, j'ai écrit « Une ode à la mort » (http://www.youtube.com/watch?v=wF6PObm2pzs ) et les 3 titres du CD bonus (« Un samedi soir sur la terre », « De l'hygiène des ongles » et « Les briques molles ») de Treillières Über Alles de Justin(e) , « Colomba » et « Saint-Nazaire » (http://www.youtube.com/watch?v=zjww7IQSETs ) pour Diego Pallavas et plus récemment « Prevert, Kosma, Paris » pour Guerilla Poubelle... finalement ça fait pas tant de titres que ça.

    Pour le modus operandi, ça change en fonction des chansons. « Saint-Nazaire » a été écrite pendant une tournée d'été de Justin(e) où BatBat de Diego Pallavas remplaçait Alex. On est passé à Saint-Nazaire, c'était triste, j'ai lancé la première phrase de la chanson dans le camion, BatBat a aimé et le reste du texte a suivi dans les deux jours. Puisque j'avais adoré faire ça avec BatBat, et que je crois me souvenir qu'il galérait à écrire pendant la composition d'Expédition Punitive, je lui ai envoyé « Colomba ».

    Pour Justin(e), j'étais censé n'écrire que les textes du CD Bonus de TÜA car Alex n'aurait pas eu le temps de les faire, mais puisque tout le monde a aimé le texte d'  « Une ode à la mort » on a décidé de la mettre sur l'album.

    Enfin, pour Guerilla, c'est Till qui m'a demandé un texte sur Paris, j'ai été très touché par cette demande alors que je venais de terminer l'écriture d' « Un hiver à Paris » , je lui ai envoyé ce texte que j'aurais aimé chanter si j'avais eu la voix pour.  

     

    Peux-tu nous en dire plus sur le prochain Justin(e) ? As-tu aussi d’autres projets musicaux en cours ?

    Je ne sais pas quoi te dire sur le prochain Justin(e). J'aimerais te dire qu'il défonce, mais on va encore dire qu'on est trop sûrs de nous.

    Il me semble plus profond que les autres, peut-être plus sincère, il est sans doute plus « tout » que les albums précédents. Ceux qui n'aimeront pas le trouverons d'ailleurs plus nul que les autres.

    Plus sérieusement, c'est sans doute la première fois que Justin(e) va sortir un disque aussi assumé par la totalité du groupe.

    Les autres projets du moment c'est la composition d'un nouveau Poésie Zéro maintenant que Baptiste et moi habitons à Nantes. Évidemment ce nouvel album de PZ va être une révolution.

    Et puis il va falloir que je réapprenne à jouer les nouveaux titres de Justin(e), ce qui est un projet musical en soi.   

    Teaser du 4ème album de Justin(e) : http://www.youtube.com/watch?v=jxun92MDLZI&feature=youtu.be

     

    Peux-tu aussi lister quelques groupes qui t’influencent ? Qui t’ont influencé avec tes différents projets ?

    Oula c'est pas évident ça, j'écoute très peu de musique en fait. Je vais balancer quelques noms des trucs que je trouve intéressant mais que j'ai pas assez écouté : Sex Pistols, Radiohead, Public Enemy, les Sheriff, Noir Désir, Cocoon, NoFX, Cerebral Ballzy, Bashung, Gainsbourg.

    Les trucs pas forcément très intéressants mais que j'ai beaucoup écouté : Limp Bizkit, NTM, IAM, Slipknot, Eels, At The Drive In, Meshuggah, Rancid, Mindless Self Indulgence, Blink 182, Dillinger Escape Plan...

    Et sinon en ce moment, j'écoute pas mal Toy Dolls et Skyrock dans ma voiture pour me tenir informé de ce qu'écoute les gens. 

     

    Avec Justin(e), vous avez dernièrement participé à la tournée des 10 ans de Guerilla Asso, peux-tu m’en dire un peu plus ? C’était genre colonie de vacances ? Comment se sont passés les concerts ?

    Effectivement, ça ressemblait bien à une petite colonie de vacances de trentenaires. C'était vraiment cool comme tournée, et pourtant, j'appréhendais pas mal la quinzaine de dates d'affilé.

    Je ne suis pas fan des grandes tournées, la vie sur la route c'est pas pour moi, mais j'avoue que ces deux semaines ont été particulièrement agréables. Je pense que tout le monde était assez vieux et expérimenté pour prendre soin des autres.

    Concernant les concerts, mis à part le fait qu'Alex n'ait pas pu venir sur 4 dates dans la première semaine, et que les autres chanteurs ont tous eu l'amabilité de se ruiner la voix pour le remplacer, il n'y a pas eu grand chose à dire, sauf que je ne pensais pas être aussi impressionné par Intenable et le nouveau line-up de Guerilla Poubelle. J'avoue avoir pris quelques gentilles claques en regardant ces deux là.

     

    Tu as fait aussi pas mal d’autres dates et tournées avec Justin(e), mais toujours dans des pays francophones ? Quels sont les meilleurs moments, les pires ? Pourquoi ne pas partir plus loin ?

    On ne part pas plus loin car lorsqu'on essaye, je casse le camion : l'année dernière, dans notre seule tentative de tournée dans les pays de l'Est avec Nichiel's, on a eu un accident sur une autoroute en République Tchèque, et c'est sans doute mon pire souvenir de tournée. Du coup le seul concert en terre non-francophone s'est produit à Prague. On a pas réessayé depuis car c'est difficile pour nous de quitter nos jobs ou nos familles pendant plus de 10 jours plusieurs fois par an. On essaye d'avoir des projets pour 2014/2015 en visant le Québec ou les pays de l'Est encore une fois, mais on n'a rien de défini pour l instant.

     

    1385273_241033549383318_833335879_n.jpgTon actualité en 2013 était aussi lié à ton premier livre, Un hiver à Paris ? Peux-tu nous expliquer comment on fait pour sortir un livre en 2013 ? C’est comme pour sortir un cd ? As-tu de bon retour sur le livre ?

    Effectivement je viens de sortir « Un hiver à Paris », un roman sur lequel je travaillais depuis quelques années sur le thème du déracinement d'un personnage quittant sa ville natale pour Paris. Pour le sortir, j'ai été aidé par Guillaume et Lylian du label CanISay?Records. Ça faisait un moment que le label voulait tenter l'expérience de la production de livre, on a donc monté la maison d'édition IreadBooks en tant que filiale du label. Ensuite c'est pas très compliqué, et pas si différent d'un CD en effet, une fois que tu as ton livre mis en page et l'argent pour le faire imprimer, tu fais une déclaration ISBN et c'est  parti. Du coup on a déjà réussi à en  vendre environ 250 en 3 mois, via le site de CanISay?Records (http://canisayrecords.com/shop/fr/248-fran%C3%A7ois-xavier-josset-un-hiver-%C3%A0-paris.html ) et sur les concerts de Justin(e).

    Maintenant, la difficulté pour nous, c'est de trouver des manières d'élargir la distribution et de faire la promotion du bouquin hors réseau punk-rock. Nous avons finalement encore très peu de contacts, mais ça viendra.

    Concernant les retours de lecteurs, les gens qui l'ont lu semblent l'avoir apprécié, du moins personne n'a encore eu envie de me dire qu'il était nul, mais ça viendra peut-être !

     

    Je vois que tu as d’autres projets d’écriture en cours avec un projet d’un livre de fables. Ce livre n’était donc pas un one-shot ? Et peux-tu m’en dire plus sur tes nouveaux projets en écriture ?

    Oui je travaille depuis quelques temps avec un ami illustrateur Hyde Omega (https://www.facebook.com/omegahyde?fref=ts)  sur la production d'un livre de fables. On a ce projet en route depuis un an je crois. L'idée est de sortir, en 2014, un bouquin contenant une trentaine ou une quarantaine de fables illustrées. Je prends ce projet comme un exercice de style plutôt amusant, en travaillant autour d'un thème avec des contraintes bien définies : rimes et alexandrins.

    Concernant le caractère unique du roman, je ne sais pas, l'exercice d'écriture d'une oeuvre de 200 pages été intéressant mais j'ai trouvé ça vraiment difficile. J'aimerais me lancer dans la rédaction d'un autre livre, mais je ne me suis pas encore décidé sur le fond, ni sur la forme. J'ai quelques idées en tête, mais rien de concret pour l'instant.

     

    Est-ce un besoin pour toi d’écrire (et de jouer de la musique et de s’exprimer via l’art)? Est-ce un exutoire ? Y a-t-il un côté autobiographique dans ce que tu écris (je pense entre autres à Un hiver à Paris qui semble retracer une partie de ta vie) ?

    Je ne sais pas si c'est un besoin à proprement parler, mais j'aime créer, et encore plus quand je crée avec des amis. Du coup jouer de la musique et écrire sont les deux domaines dans lesquels je me sens le plus à l'aise, même si je sais que j'ai d'énormes progrès à faire.

    Toutes les créations ne sont pas des exutoires, mais effectivement, certaines d'entre-elles m'ont permis d'exprimer des choses que je n'aurais pas pu sortir autrement. Et puis pour les autres projets, faire des choses, se réunir avec des potes sur un objectif commun, ce sont de belles façons de faire passer le temps en ayant l'impression de ne pas être passif.

    Concernant la part autobiographique de ce que j'écris, évidemment je m'inspire beaucoup de ce que je vis, j'ai toujours trouvé difficile de parler de sujets qui ne me concernent pas. « Un hiver à Paris » parle d'un personnage que j'aurai pu être si je n'avais pas rencontré ceux qui m'ont fait oublié que je détestais Paris, donc forcément on retrouve beaucoup de moi dans ce qui est écrit dans ce livre.

     

    Est-ce si horrible que ça de vivre à Paris ? C’est pas censé être une des plus belles villes au monde ? Que penses-tu de la maxime « métro-boulot-dodo » ?

    Tout dépend de ce qu'on vient chercher à Paris, et je pense que beaucoup y trouvent leur compte. Mais pour ma part j'y ai déménagé pour un job, en n'y connaissant personne et avec la conviction que j'allais changer de vie, et pourtant je m'y suis embourbé pendant un an ou deux, comme mon personnage dans le livre. Il y a une certaine violence de l'anonymat à Paris qui n'existe pas dans les villes de provinces. C'est le seul endroit au monde ou je me suis senti aussi inutile, invisible et agressé par la routine. Effectivement la maxime « metro-boulot-dodo » illustre parfaitement ce que l'on peut vivre en débarquant seul à Paris, mais je pense aussi qu'il est possible de l'oublier, une fois entouré des bonnes personnes.

     

    De mon côté, je pense avoir fait le tour de ce que j’avais à te demander ... je te laisse donc le mot de la fin.

    Et bien merci à toi pour m'avoir accordé ce temps de parole. Continue à faire tout ce que tu fais c'est important. Par contre je veux bien que tu achètes des sodas la prochaine fois que tu nous fais jouer :) .

     

    Merci. Mr Pierre

     

     

    Pages Facebook :

    Justin(e) : https://www.facebook.com/justinepunkrock

    Poésie Zero : https://www.facebook.com/poesiezero

    Un hiver à Paris : https://www.facebook.com/UnHiverAParis

  • L'année 2013- Bilan

    Hop hop, traditionnel petit bilan de début d'année sur l'année musicale écoulée.

    Les disques

    J'ai eu l'occasion de chroniquer 45 disques sortis cette année, mais beaucoup sont encore sous cellophane faute de temps pour les écouter (Lisa A Peur, Larry and his Flask, ...) .

    Mon top 5 des disques de l'année est (attention, pas d'ordre précis):

    - The JB Conspiracy - The Storm (ou la galette parfaite ska punk/reggae)

    - Get Dead - Bad News (excellent punk teinté de folk - Fat Wrech)

    - Castles - Fiction or Truth ? (des excellents belges !)

    - Defeater - Letters Home (la référence hardcore actuelle !)

    - Archers and Arrows -  Alone together (la découverte de l'année !)

    Je retiendrai aussi les disques suivants: IV de The Bronx, Occulted Time de Ghost on Tape, The Voice of Treason de Faintest Idea, Until the walls fall de Burning Lady et Perpectives & Objectives d'Antillectual.

    Pas mal de ep ont aussi été posé sur ma platine, je retiendrai les suivants: Rad Boys de Nina School, Restless de The Arteries et Split entre JOHK et Topsy Turvy's.

     

    Les concerts

    Bon alors en 2013, j'ai explosé le record. J'ai participé à 182 concerts ou festivals et j'ai donc dû voir près de 700 groupes dont souvent les mêmes je l'avoue. J'ai un peu réduit la fréquentation des gros festivals, leur programmation est souvent à mon goût trop inintéressante. J'ai privilégié les festivals typés punk rock. Je suis retourné au Groezrock (grosse machine punk) et au Mighty Sounds (qui décroche à nouveau la palme du meilleur festival de l'année (à taille humaine, pas encore trop de hordes d'étrangers en tout genre et abordable)). J'ai aussi poussé une tête en Autriche pour le Frequency Festival (grosse machine commercial, mais c'est celle qui rassemblait le plus de groupe que je voulais voir).

    Au lieu de faire un top 3, j'ai cherché les deux meilleurs concerts de chaque mois. Voici ce que cela donne:

    Mars: - Justin(e) au festival Arc-en-Musique & Croupier au Magasin 4

    Avril: - Fights and Fires au Groezrock & Struggling For Reason à Kraljevo (un concert de fou au fin fond de la Serbie)

    Mai: - One Thousand Directions au Student à Bruxelles & Dirty Bees à Blois

    Juin: - Damerels à la Taverne du Théâtre à La Louvière & Patti Smith à l'AB

    Juillet: - The Progerians au DNA & Comeback Kid au Mighty Sounds

    Août: - Nick Cave and The Bad Seeds + System Of A Down au Frequency Festival ainsi que les deux dates de Jello Biaffra and The Guantanamo Highschool (au Ieperfest et à l'Arena à Vienne)

    Novembre: - Antillectual à Nijdrop & Semi Playback au DNA

    Décembre: - Larry & his flask au Magasin 4 & Castles à l'Eden de Charleroi.

    Je retiendrai aussi la plupart des dates de la tournée The Noise que j'ai co-organisée avec entre autres Black Sheep, Castles, Alek et les Japonaises, Sons Of Disaster, The Progerians, Eleven !, Struggling For Reason, Romano Nervoso & Petula Clarck.

    J'ai aussi l'occasion de suivre les tournées de Black Sheep en février, de Struggling For Reason en avril, de Dirty Bees en août et de Guerilla Poubelle/Great Cynics en décembre. Great Cynics que je ne connaissais pas, fut d'ailleurs une très belle découverte. Ces 4 tournées étaient vraiment funs, m'ont permis de voir du pays (+/- 10 pays visités) ... et m'ont aussi permis de confirmer que l'accueil à l'est de la France et de l'Allemagne est quand même bien plus top que chez nous !

    Je ne m'attarderai pas non plus sur les déceptions ! Mais par contre, courrez voir les groupes précités !

     

    Les groupes

    Comme dit plus haut, j'ai suivi quelques groupes en tournée cette année, ils ont donc clairement marqué mon année. Black Sheep qui a fêté dignement ses 10 ans et qui démarre l'année 2014 avec un nouveau gratteux. Dirty Bees et Struggling For Reason qui ont bien tourné. J'ai vu chacun de ces groupes plus de 15 fois. Il y en a quelques autres que j'ai vu quelques fois: Guerilla Poubelle (9x), Mad Caddies (3x), Get Dead (3x), Corbillard (min 5x), Justin(e), Castles, The Progerians, Sons of Disaster, Romano Nervoso, Petula Clarck.

    Les quelques putains de découverte de l'année ont été: Archers & Arrows, Great Cynics, Get Dead, Croupier, A band of Buriers, Semi Playback, Elvis Jackson et j'en oublie plus que certainement !

    Dans la catégorie gros headliners; System Of A Down a aussi répondu à toutes mes attentes avec sa prestation au Frequency Fest, tout le contraire de Queens of The Stone Age avec un album moyen et deux concerts tout aussi moyens.

    Pour 2014, j'attends le retour de Romano Nervoso avec une nouvelle plaque, idem pour Black Sheep, Justin(e) et beaucoup d'autres.

     

    Les dix disques à retenir

    Voici une liste des 10 disques que je garderai en cette fin année ... si je devais garder que ceux là (genre t'es sur une île déserte et tu as droit à 10 disques):

    The Clash - London Calling / Fights and Fires - Proof that ghosts exist / Nirvana - Nervermind / Justin(e) - Treillières Uber Alles / Looking Up - Got another answer? / The Pookies - Stunts fights and mariaches / Black Sheep - Première conclusion / Heideroosjes - Schizo / The JB Conspiracy - The Storm / Rage Against The Machine - Rage Against The Machine

  • Sons of Disaster - Death and Desctruction

    sons of disasterSons Of Disaster est un groupe bruxellois. Presqu'un all-star band, tant ses membres ont écumés les salles et les groupes venant de Bruxelles (Texas Hold'em, Butcher Boogie et j'en passe). Leur premier album est sorti en octobre 2013 sur le label belge Centerecords. Ce Death and Destruction comporte 11 titres.

    Avec Sons Of Disaster, on a droit à aucun compromis. C'est d'ailleurs annoncé dans le nom du groupe, le nom de l'album et dans le nom de la plupart des titres (Pain, War, Living Hell). Les 5 Bruxellois nous sortent une excellente première plaque. On navigue quelque part entre les racines du rock bien hard, Danzig et des trucs plus rock'n'roll. Le disque semble d'ailleurs plutôt divisé en deux parties. La première face avec des titres comme Pain, War, Break My Mind semble plus typé rock dur des années 70 et 80 tandis que la deuxième face semble plus rock'n'roll. C'est d'ailleurs sur cette deuxième face que l'on trouve le plus de titres qui donnent envie de chanter avec le groupe comme We are ... ou You Gonna Die.

    Ce premier album des Sons of Disaster est une très belle réussite avec des titres qui donnent envie de boire et de beugler avec le groupe ! A classer entre Danzig, les Misfits et Peter Pan Speedrock.

  • Crazy Arm - The southern wild

    crazy armThe Southern Wild est le troisième album des Anglais de Crazy Arm, toujours chez XTRA Miles. Cette fois-ci changement de style complet, le groupe nous sort un album acoustique. Au premier abord, ça surprend ... mais après quelques écoutes on s'y fait.

    L'autre grande différence est que Vicky qui faisait de temps en temps une apparition en live, semble maintenant faire partie intégrante du groupe et pousse la chansonnette sur tous les titres (ou presque). Le groupe délaisse donc pour cet album, l'électrique et la puissance punk/folk qu'ils avaient jusque là. Maintenant place à un truc tout en acoustique avec des nombreux instruments adaptés à cet effet: banjo, percussion, piano, ... On laisse aussi de côté le punk pour laisser une grande place à la folk et à la musique traditionnelle du fin fond de l'Irlande et de l'Angleterre. On a vraiment l'impression de se retrouver avec le groupe au fin fond d'un pub où ça sent bon le cidre et la Guiness. Il y a d'ailleurs deux/trois titres vraiment bien cools sur ce vinyl dont Remembrance et We Don't Go There Any More. Certains titres ne sont pas nouveaux, mais juste des nouvelles versions de titres plus anciens venant des anciens albums et surtout venant des singles et face b de ceux-ci.

    Un album à part dans la discographie du groupe, plutôt destiné aux fans de trucs à la The Pogues et autres qu'aux fans punk rock de Crazy Arm.

  • Miles Oliver - demo

    Miles OliverMiles Oliver est un projet solo d'un guitariste de la région parisienne qui officie plutôt dans un registre hardcore habituellement (Atelo, Dead Project). Cette fois-ci, il prend donc la six cordes acoustique pour un truc plutôt pop bien dark. On a droit à 6 titres dont un (Going Nowherre fast) accompagné d'une comparse au chant (Milkywee). L'univers des 6 titres semble très sombre et ne donne pas envie de se fendre la tronche en écoutant cela. On navigue quelque part entre un truc à la Bob Dylan et Joy Division. Ça me fait aussi parfois penser aux titres les plus sombres de Eels.

    A ranger aux côtés de l'Allemand Oldseed.

  • Canirepeed - Demo

    CanirepeedCanirepeed est un groupe belge de ska tirant vers le punk. Leur premier démo date de 2011 et propose 5 titres remplis de cuivres. On navigue dans des sonorités plutôt ska mais laissant une belle place pour des sons punks. J'espère qu'ils sortiront bientôt un album car cette démo me laisse sur ma faim. Clairement destiné aux amateurs de son à la PO Box et ce genre de trucs.

  • Guerilla Poubelle/Great Cynics - Christmas Tour @ France - 27-31/12/13

    guerilla poubelle,great cynics,wank for peace,david f,krokodil,lisa a peur,rien à foutre,without skinAyant du temps à tuer durant ces vacances de fin d'année et ayant envie de prendre la route, j'ai suivi la tournée Guerilla Poubelle/Great Cynics pendant 5 jours.

    Vendredi 27 décembre, départ de Bruxelles pour Angers pour la deuxième date de la tournée des deux groupes. On arrive vers 17h30 au T'es Rock Coco, excellent café concert d'Angers. On retrouve les potes, on boit quelques coups (bières belges au fût toujours un bon plan). On descend dans la cave pour le concert de Great Cynics. Le plafond n'est pas très haut et la cave est blindée. Je verrai le concert du fond de la salle ... enfin j'entendrai surtout car j'ai pas vu grand chose. Le concert des Anglais ne me semble pas top et je me dis que si je dois encore voir 4x ce groupe que je ne connais pas, ça va être plutôt chiant. Pour Wank For Peace, je me fais une place devant la scène. Les gars jouent dans leur jardin et le public commence à devenir fou ! Ça pogote, ça chante en chœur les paroles et ça slamme pas mal. 30 minutes super intensive avec l'apparition d'un nouveau guitariste (ça en fait 2 du coup). Excellent set des patrons Wank For Peace. Les parrains de la scène, Guerilla débarquent ensuite pour un set d'un peu moins de 40 minutes. On retrouve Antho en remplacement à la basse. On a droit à pas mal de titres du dernier album dont Carcassonne qui tue en live. Suite au premier concert, on "vide" la salle pour que Guerilla puisse faire un deuxième concert pour les gens qui n'ont pas réussi à rentrer pour le premier tant la demande dépassait l'offre. Respect à Guerilla Poubelle pour ce geste que peu de groupes auraient fait. On se termine ensuite chez un des musicos d'Homesick qui a la gentillesse de nous héberger.

    Samedi 28 décembre, gros burger à midi et puis direction le Mac Daid's au Havre. Le bar est un pub avec une très grande cave. Les locaux de Without Skin ouvrent, les gars sont assez jeunes mais assurent un set bien punk rock d'une bonne trentaine de minutes. Parfait pour s'ouvrir les oreilles. Great Cynics suit et je me cale cette fois-ci au premier rang. Je change complètement d'avis par rapport à la veille. Ce groupe est une petite merveille avec un batteur (celui de JB Conspiracy) qui est un véritable tueur. Un putain de groupe pop punk à l'anglaise ! Parfait. Guerilla achève le boulot avec un set un peu plus long que la veille (normal il n'y en aura qu'un ce soir) et avec un public tout autant acquis à sa cause.

    Dimanche 29 décembre, ballade matinale et burger (le meilleur de la tournée, je vous conseille Le Whoppies au Havre) avant de prendre la route pour Amiens. On arrive à la Taverne Elektrik, nouveau bar concert sur Amiens avec de la Duvel Triple Hop en stock (enfin avant la soirée ...eh eh). Il y a déjà plein de djeuns qui attendent les groupes alors qu'il est que 16h30 et que les concerts commencent à 19h. Rien à Foutre, groupe local qui vient de splitter fait un dernier concert ... à moins que ce soit le premier concert d'un nouveau groupe avec d'anciens membres de Rien à Foutre (j'avoue, j'ai pas trop compris). Les locaux de Lisa a Peur suivent avec un excellent set devant une salle entièrement acquise à leur cause. On droit à la plupart des titres de leur dernier album: Putain de Marchandises. Great Cynics suit et là, comme la veille, je suis à nouveau ébloui par la classe du trio anglais. Probablement leur meilleur concert pour moi de la tournée. Guerilla Poubelle termine la soirée devant un public bien plus jeune que les autres soirs mais qui est surchaud. La soirée se termine en une grosse after chez les Lisa A Peur ... enfin il paraît car de mon côté, la soirée s'est finie quand le stock de Triple Hop était vide au bar :)

    Lundi 30 décembre, burger pas top à Amiens et puis direction Reims et le squat l'Ecluse. Il fait bien froid dans la cave et le bâtiment du concert. Krokodil, groupe avec des membres du squat ouvre. Un mix de crust et de screamo. 25 minutes dont quelques unes pour un titre punk rock mélo. Ça réchauffe un peu et la cave est bien remplie. Great Cynics suit. Comme à leur habitude, un tout bon set avec un public moins réceptif que les autres jours. Guerilla doit faire face à un public un peu casse couille. Des vieux demandent des vieux titres ... voir les Betteraves et une fille bourrée casse un peu les couilles en passant son temps à demander toujours le même titre (qui ne sera pas joué). Le groupe s'en sort avec humour et arrive à placer le même set à quelques chansons près que les autres jours.

    Mardi 31 décembre, burger, cinéma et puis direction Meisenthal, village perdu au nord de la Lorraine avec un concert de nouvel an. Les portes ouvrent d'ailleurs plus tard que les autres jours (pas plus mal après une indigestion de burger). David F, seul avec sa guitare acoustique ouvre la soirée avec des reprises de Against Me, Tim Vantol, Agaisnt Me, Forest Pooky, Against Me & Sons of Buddha entre autres. Great Cynics vont joueur sur deux années. Ils vont commencer leur concert en 2013 pour le finir en 2014 ... classe ! Guerilla Poubelle fera un excellent set pour le nouvel an. Toujours rempli d'humour, toujours avec Carcassonne, Marx ou l'Histoire, Sur le trottoir, Mon rat s'appelle Judas et un paquet d'autres. Ils inviteront le patron du café à jouer un titre (Cayenne) et termineront pas une reprise tronquée de Nirvana. Après, ça boit des coups, ça se souhaite une bonne année et ça termine bien tard ...

    Un excellent road trip de 5 jours avec des concerts cools et des gens tout autant cools !

  • The Noise on Tour @ Le Bateau Ivre - Mons - 21/12/13

    struggling for reason, sons of disasterThe Noise Belgium est une compile alternative reprenant 18 groupes, une tournée a suivi en 2013. Cette date au Bateau Ivre était la dernière date de la série.

    Les excellents Struggling For Reason ont débuté la soirée avec un set punk rock bien ficelé comme les gars savent très bien le faire. Quarante minutes de punk rock avec une set list qui résume bien leurs concerts de 2013 (Thin Red Line, Something To Remember, ...). Les Bruxellois de Sons of Disaster ont suivi avec un set rock'n'roll devant un public largement acquis à leur cause. Le set comprenait la plus part des titres du dernier album: Death and Destruction.

    Un Bateau Ivre bien rempli pour une soirée réussi pour la fin de The Noise en 2013 !

  • Willis Drummond @ Le Phoenix - Mons - 18/12/14

    Petit concert à Mons au Phoenix juste avant les vacances avec les Basques de Willis Drummond et les franco-belges de Corbillard. Pas mal de monde dans le Phoenix quand ces derniers ont commencé. Un set de 40 minutes de punk rock à la cool avec un ou deux nouveaux morceaux qui trainaient sur la set list. Les gars ont toujours autant d'énergie et la partage toujours dans la bonne humeur. Avec Willis Drummond, changement d'ambiance. Les 4 basques envoient un punk teinté de noise dans le genre de The Ex. On est dans un truc plus brut et plus concis ... exit les blagues et place à la musique, juste la musique. Les gars m'ont encore bien impressionné.

    Un bon moyen de tuer un mercredi soir avec deux groupes qui ont proposé deux ambiances différentes.

  • Concours Festival Arc-en-Musique @ Maison de la Jeunesse - Ecaussinnes - 14/12/13

    B.I..L., waves of paranoïa, spoons of knowledge, upsy hill, asile5 groupes en concert à Ecaussinnes dans le cadre d'un concours permettant à l'un d'entre eux de jouer au festival Arc-en-Musique. Le premier groupe est Waves Of Paranoïa, quatuor qui balance un rock assez tendu avec quelques touches glam et quelques touches stoner. C'est bien en place et les gars assurent. C'est d'ailleurs eux qui gagneront le concours. Spoons of Knowledge suit. On m'avait dit le plus grand bien du groupe et c'était assez vrai. Les gars, assez jeunes, s'en sortent avec un très bon set d'un truc très rock. Asile et son punk tendance Binam'/Corbillard suit. Ça faisait un petit temps que j'avais pas vu le trio. C'est toujours aussi festi-revendicatf mais je trouve que musicalement ça n'a pas énormément évolué même si le groupe a pris de l'assurance sur scène. Le dernier groupe à jouer au concours est BIL. Belle découverte d'un groupe bien rock avec des côtés assez sombre et d'un tout bon niveau.

    Upsy Hill, les vainqueurs de l'année dernière ont clôturé la soirée. Les gars ont pris de la bouteille depuis mars 2013, la dernière fois où je les ai vu. Très belle prestation pour leur musique pop/rock juste comme il faut.

  • Great Cynics - Like I belong

    great cynicsGreat Cynics est un trio anglais dont le batteur est aussi celui de The JB Conspiracy. Like I Belong est leur deuxième album du groupe et est sorti sur Bomber.

    Like I Belong, c'est 13 titres de punk teinté de pop. Un chant principal tenu par le guitariste et un second chant féminin tenu par la bassiste qui passe devant sur un titre. C'est pop punk dans le "bon sens" du terme, on ne tombe pas dans une soupe radiophonique sans saveur. C'est tout l'inverse, on est face à un truc bien ficelé qui est assez original et comme souvent chez les groupes d'outre Manche a un son bien anglais. On pourrait résumer en disant que la grâce d'une PJ Harvey est venue mettre son empreinte sur des trucs plus punks à la Bangers, Arteries et ce genre de groupes anglais.

    C'est parfait pour se débarbouiller les oreilles en ce début d'année 2014. Un groupe à suivre !

  • Détroit - Horizons

    détroitDétroit est le nouveau projet de Bertrand Cantat, ancien chanteur de Noir Désir. Je ne parlerai pas ici des soucis du gars ... mais uniquement du nouveau projet où il est accompagné de Pascal Humbert, ex bassiste de 16 Horespower et actuel Wovehand. Ils sont accompagnés de toute une série de musiciens en fonction des titres.

    Les fans de Bertrand Cantat retrouveront leur compte dans cet album, par contre les fans de Noir Désir risquent d'être un peu plus déçus. On est loin des titres comme Tostaky, Un jour en France et des titres plus rocks de Noir Désir. On navigue plutôt quelque part entre un mix de 16 Horsepower et des titres de Noir Désir comme Septembre en attendant, L'Europe. Je ne m'attendais pas spécialement à du Noir Désir bis ... et c'est tant mieux, mais je suis assez surpris par le côté pop/froideur de l'album. Il m'a d'ailleurs fallu plusieurs écoutes avant d'apprécier certains titres. Par contre, on retrouve encore une reprise plus que réussie de Léo Ferré après le Des Armes du dernier Noir Désir, place ici à une superbe reprise de "Avec le temps".

    En conclusion, je dirai que cet album de Détroit m'a surpris, mais que je retournerai plutôt vers les albums de Noir Désir car malgré le fait que le truc est très beau et bien ficelé, ça manque un p'tit peu de pêche à mon goût.