• Gr3g Laraigne - Let the lucky guys play

    Let The Lucky Guys Play est une démo 5 titres annonciatrice du premier album complet de Greg Laraigne. Greg Laraigne, lui, est un auteur/compositeur soliste ... en gros il est seul avec sa superbe voix, sa guitare et son harmonica. C'est clairement dans la veine de Frank Turner (en presque qu'aussi bon !). Cess 5 titres sont de purs moments de bonheur folk/punky. Le titre Geneva's Burning (qui raconte que c'est toujours de rentrer à la maison après des mois sur la route) est une véritable perle.

    Je vous encourage à suivre les activités du Suisse en attendant la sortie du premier album annoncé pour 2010.

  • The Skalogg's - Back from the dead

    300Après avoir vu plusieurs fois les Skalogg's, j'avais hate d'écouter ce que donnait leur première production. L'écoute est clairement à la hauteur de l'attente. On retrouve ce sur premier ep 7 titres et une plage cachée. C'est un véritable mix de ska et de ska punk.

    Le premier titre est Holy TV, un titre bien énergique avec quelques passages un peu plus ska ... certains passages me font penser aux bruxellois de Mocking Birds. En tout cas, l'ep démarre très bien avec ce titre. Burning in my head est plutôt influencé par le ska plus traditionnel, même si certains passages cuivrés me font parfois penser à des morceaux de Po Box. The Unbelievable story of Bobby démarre avec un intro un peu poppy pour ensuite plongé dans du bon ska punk et des choeurs bien typiques du style. Is there a god ? me fait encore plus penser à du Mocking Birds que le premier titre. De nouveau un titre un peu plus calme et plus ska. Back From the Dead est lui beaucoup plus proches du punk à roulettes ricains avec des cuivres. Un excellent titre avec deux voix. Where is gauth est de nouveau plus teinté de ska trad avec quelques choeurs faisant penser à du Looking Up. Ordinary criminal est dans la veine de l'album; à mi chemin entre ska plus traditionnel eet ska punk bien cuivré. Les Skalogg's terminent par une très chouette reprise de Cure (Boys don't cry).

    En résumé, The Skalogg's nous sort un excellent premier effort. Malheureusement suite au départ de Flow (guitariste, deuxième chanteur) le groupe a déjà été remanié suite à la sortie de l'ep. A revoir sur scène donc ...

  • Fred Alpi - Les chiens mangent les chiens

    DG2_couvJ'ai trouvé cet album dans un bac de solde ... je l'ai acheté car je pensais que Fred Alpi était le side project d'un des musiciens de Zebda ou Silmarils. Après recherche, je vois que j'ai tout faux et que Fred Alpi travaille en solitaire depuis plus de 10 ans et qu'il a fréquenté la scène punk underground bruxelloise, mais n'a pas joué dans une grosse pointure de la scène fraançaise.

    Musicalement ce n'est pas non plus ce à quoi je m'attendais. Cela ne m'a pas empeché d'être conquis par cet album, Les chiens mangent les chiens. On est ici face à de la chanson française de grande qualité. Les textes assez revendicatif et contestataire me font penser à du très bon Noir Désir et à d'autres grands auteurs. Voici par exemple une partie des paroles de Jean-François B, social démocrate: "Il subit sans broncher la névrose - D'un petit chef de pas grand chose - Qui le veut docile et travailleur - Pas la genre à compter ses heures". Les chansons ont aussi été très bien travaillées ce qui fait que la musique cadre idéalement avec les textes.

    En quelques mots: excellente découverte d'un artiste de la chanson française pas comme la soupe que l'on nous sert à la radio (BB Brunes et autres)

  • Guerilla Asso - Single de promotion

    guerilla assoJ'ai pu récupérer gratuitement 3 cds 4 titres que Guerilla destinait à la promotion de ses groupes et qui faisaient partie du déstockage gratuit de Guerilla Asso.

    Le premier est le disque de promotion de Justin(e) pour son premier album de 2006, Du pareil au même. On y retrouve 4 titres présents sur l'album: Un animal comme toi, L'équipe C, 3 mariages sur trois et Parle-moi. Il n'y a rien à faire, je préfère le deuxième album ... à moins que l'enregistrement un peu mauvais soit dû à la destination du cd.

    Le deuxième est Fart Air Tone, je ne possédais rien du groupe de Paris et j'aime assez bien leur truc. Cela ne casse pas des briques niveau originalité, mais c'est bien foutu comme groupe punk rock en français. Dommage que la groupe a splitté depuis lors.

    Le dernier cd que j'ai eu est Imagine le Bordel de Dolores Riposte. On retrouve sur ce mini disque deux des titres phares du groupe avec Je sens que ça vient et Si j'avais des crayons de couleurs. Mais, comme j'ai déjà leurs deux disques ... c'est plus pour la collection qu'autre chose :)

  • Damon Albarn infatigable ?

    Pas mal d'actualité pour le chanteur de Blur. Premièrement Blur sort un DVD et un Cd de leur concert de reformation à Hyde Park en 2009.

    Damon Albarn annonce aussi un nouveau Gorillaz et un nouveau The Good, The Bad and The Queen.

    On parle aussi d'un supergroupe avec lui et Fléa (Red Hot).

  • Union Jack - Tales of Urban Freedom

    5Le précédent effort de Union Jack est un spilt avec The Gerbs et date de 2007. Mais les Parisiens en dix ans d'existence sortent seulement leur premier disque avec ce Tales of Urban Freedom. C'est dire si chez certains (dont moi), l'attente était grande. Les inventeurs du bad ska (qu'ils sont les seuls à pratiquer) s'en sortent heureusement avec les honneurs pour ce premier album complet. Le packaging est déjà hyper bien foutu.

    L'album débute avec une intro qui présente le bad ska des Union Jack, ensuite c'est parti pour Some Hope. Un morceau énorme où les deux chanteurs se répondent en permanence sur un titre avec des moments hyper rapides et d'autres beaucoup plus calme où l'on retrouve du scratch. C'est clairement pour moi le meilleur titre de l'album, même si il n'y a rien à jeter. D'ailleurs beaucoup de titres fonctionnent de cette manière, mais sans pour autant tomber dans la redondance. Les Union Jack sortent ici un excellent album qui n'a rien à envier à Leftover Crack, Transplants voire même au Clash. On retrouve de tout sur ce disque: des passages ska, des passages punk hyper rapide, du scratch, du chant rappé, ... ... et des paroles qui critiquent notre société actuelle.

    A mettre entre les mains de tous les amateurs des groupes précités: Transplants, The Clash, Leftover Crack, ...

  • Les Canadiens débarquent aux printemps

    The Flatliners sera en tournée européenne aux printemps. This Is a Standoff est annoncé en Europe de fin mars jusque mai.C'est aussi le cas de Brixton Robbers en mai et juin.

  • Mano Solo n'est plus

    Le chanteur français est mort ce jour.

  • John Lee Hooker

    Je me suis acheté un best of reprenant 45 titres de John Lee Hoker. Je profite de l'occasion pour mettre ici sa biographie tirée de Wikipedia.

    Une jeunesse difficile 

    John Lee Hooker au Massey Hall de Toronto, le 20 août 1978

    Probablement né entre le 17 et le 22 août 1917 près de Clarksdale dans le Mississippi, John Lee Hooker est le dernier d'une famille pauvre de 11 enfants. Durant sa prime enfance, il n'est exposé à la musique que sous la forme de chants religieux tels que le Gospel, seule forme musicale que son père, pasteur, autorise à sa famille. Il ne se familiarise avec le Blues qu'après la séparation de ses parents en 1921 et le remariage de sa mère avec Willie Moore, ouvrier agricole et bluesman à ses heures, qui lui apprend des rudiments de guitare. Toute sa vie, John Lee Hooker rendra hommage à son beau-père, qu'il considère à l'origine de son style très personnel. En 1933, le père de Hooker meurt, et John Lee, âgé de seulement 15 ans, fuit son foyer. Il ne reverra jamais ni sa mère ni son beau-père.

    Après diverses péripéties sur lesquelles les sources diffèrent, il s'installe en 1943 à Détroit, alors capitale de l'industrie automobile, dans l'intention d'y exercer un travail d'ouvrier. Dans le même temps, il tente de trouver des engagements de musiciens dans les bars et les bordels de Hasting Street, le quartier des plaisirs de la ville. Il y connaît des débuts difficiles dus au manque de puissance sonore de son instrument : il faut parvenir à couvrir le bruit des consommateurs, voire des orchestres concurrents ! Il adopte donc très tôt les premières guitares électriques, qui permettent, grâce à leurs micros intégrés et à un amplificateur, de jouer plus fort que n'importe qui, et développe un style agressif et hypnotique, exploitant au mieux l'énergie musicale de l'électricité. En 1948, il enregistre son premier disque, la chanson Boogie Chillen, dans un style rudimentaire, proche de la parole, qui deviendra sa marque de fabrique.

    La "première carrière" de John Lee Hooker 

    John Lee Hooker au Massey Hall de Toronto, le 20 août 1978








    Les musiciens noirs étant très mal payés à cette époque, Hooker, malgré le succès de ses disques, est contraint de courir les studios et les contrats, enregistrant parfois plusieurs fois le même morceau, avec des variations minimes, sous des pseudonymes tels que "John Lee Booker," "Johnny Hooker," ou "John Cooker". Sa musique, très libre sur le plan rythmique, supportant mal l'accompagnement, il est le plus souvent enregistré seul, marquant le rythme à l'aide d'une capsule de Coca Cola clouée sous sa chaussure.

    Dans les années 50, les temps sont durs pour les musiciens de Blues américains comme John Lee Hooker : une partie du public noir se désintéresse de leur musique au profit du Rhythm and Blues, plus entraînant et dansant. Quant aux blancs, le marché très compartimenté de la musique aux États Unis, allié au racisme ambiant, les empêche d'avoir simplement accès au Blues. Durant cette période, de nombreux bluesmen, ne parvenant plus à survivre de leur art, sont contraints de redevenir ouvriers ou métayers. John Lee Hooker parvient tant bien que mal à se maintenir à flot, mais sa carrière stagne. Jusqu'à ce qu'un événement inattendu vienne sauver la donne ...

    John Lee Hooker

    Avec les années 60 vient en effet le British Blues Boom : des musiciens anglais comme les Rolling Stones, Eric Clapton ou John Mayall redécouvrent le Blues, le pratiquent et sortent de l'oubli quantité de musiciens légendaires, dont Hooker. Le public européen, avide d'authenticité, lui fait un triomphe dont lui-même, habitué au mépris des blancs aux États-Unis, est stupéfait. John Lee Hooker devient alors une véritable star dans le monde entier, aux côtés d'autres grands musiciens fraîchement redécouverts comme Muddy Waters ou Howlin' Wolf. Il enregistre avec les plus grands groupes de Blues électrique tels que Canned Heat, et démarre une carrière internationale fructueuse qui durera jusqu'à sa mort.

    En 1980, il joue son tube Boom Boom dans le film The Blues Brothers. Pour respecter son style d'improvisation, sa prestation est filmée et enregistrée en live, au contraire de bien des films musicaux qui utilisent le playback. Il se joint en 1989 à d'autres musiciens prestigieux tels que Carlos Santana et Keith Richards pour enregistrer l'album The Healer, qui lui vaudra un Grammy Award du Meilleur disque de Blues traditionnel. Il chante également plusieurs morceaux aux côtés de Van Morrison, dont "Never Get Out of These Blues Alive", "The Healing Game" et "I Cover the Waterfront", et se produit avec lui sur scène. A la fin de sa vie, Hooker s'installe à San Francisco, où il ouvre un club de Blues nommé d'après son plus grand succès, Boom Boom Room. Il tombe malade en 2001, juste avant une tournée en Europe, et meurt peu après, à l'âge probable de 83 ans.

  • L'année 2009 - Bilan

    Comme c'est le cas depuis quelques années (et surtout depuis que je suis bien implanté dans le milieu musical), l'année 2009 aura été d'un très bon cru musical.

     

    Les disques

    Parmi la trentaine de disques achetés en 2009, les 3 que je préfère sont: Annita Babyface and The Tasty Poneys, Kiss The Moustache; Dirty Fonzy, Playing Folk Songs et PO Box, In Between the lines.

    Voici une petite série de disques sortis en 2009 à conseiller: Frank Turner (Poetry of The Deed), Union Jack (Tales of Urban Freedom, encore non chroniqué), Jaakko Jay (War is noise), Uncomonmenfrommars (Functional Dysfunctonality), Fishbone (Live), Rancid (Let the dominoes fall), Flying Donuts (Untill the morning cromes), Guns of Brixton (Cap Adare), Teenage Renegade (Is there live after high school ?), The Rebel Assholes (Clik and say yeah).

    J'ai aussi eu l'occasion d'écouter quelques eps et démos qui sont bien prometteurs: Dirty Bees (first ep), Eleven ! (Flickers rays to hell), Flip Or Slam (after the storm), Araban (KRKMNCH), Can't Bear this party (Modern factory).

    Au niveau des achats, je n'ai eu que très peu de déception. Je retiendrai juste dans cette catégorie le premier ep de Radio Maquis.

     

    Les concerts

    Alors pour 2009, j'ai battu tous les records avec 154 concerts et festivals faits.

    Les plus grosses satisfactions auront été le retour sur scène de Faith No More au Pukkelpop (exceptionnel !), le concert de PO Box au Groezrock, le groupe a retourné le public de la petite scène. J'ai aussi adoré les deux dates de Dirty Fonzy en folk. Je retiendrai aussi les deux concerts sur la même soirée de La Rue Ketanou au Lasemo (dont un dans la buvette du camping), le passage de Frank Turner à l'AB, les 5 concerts (différents à chaque fois) des Uncomonmenfrommars, le retour de Jesus Lizard (au Pukkelpop), les deux sets de dEUS au Pukkelpop, le concert de Dub Inc à Dour et la découverte de Zone Libre Vs Casey, Ben Harper à Couleur Café.

    Au niveau des déceptions, il y a principalement Rise Against et Catch 22 au Groezrock et Joseph Arthur à l'AB.

    Je vous conseille aussi de passer voir les groupes suivants si ils jouent près de chez vous: Black Sheep, Dirty Bees, Silly Snails, Struggling For Reason, Nina School, Charly Fiasco, Teenage Renegade, The Rebel Assholes, Nedgeva, Driving Dead Girl, Priba 2000, Justin(e), Annita Babyface and The Tasty Poneys et j'en oublie certainement plein d'autres.

     

    Les nouvelles

    J'ai été enchanté par le retour aux affaires de Rancid en 2009 (mais toujours pas de passage en Europe) et dans une moindre mesure de NoFx. A l'inverse, j'ai été déçu par la fin programmée des Happening Leek (et de la Ska Punk School Tour) ainsi que celles des Wash Out Test. Je suis aussi déçu par le manque de variété et de nouveautés dans les gros festivals (en gros, c'est toujours les mêmes groupes que l'on voit).

     

    Les groupes

    Je ne serai citer un groupe qui m'a vraiment conquis sur toute l'année. Cependant, comme chaque année, pas mal de nouveaux groupes ont surgi (Annita Babyface, Eleven !, ...)

    Au niveau belge, je retiendrai: Dirty Bees, Black Sheep, Eleven !

    Au niveau français, deux groupes sortent du lot surtout car je les ai vu souvent: PO Box et Uncomonmenfrommars, talonné par Dirty Fonzy et Annita Babyface and The Tasty Poneys. Sans oublier Nina School, The Rebel Assholes et Charly Fiasco.

    Au niveau international, j'attends d'écouter plus le nouveau groupe de Josh Homme, Them Crooked Vultures. Je retiendrai pour 2009, The Flatliners, Faith No More, Strike Anywhere, Rentokill et A Wilhem Scream. J'y ajouterai le canadien de Mononc Serge.

     

    Les dix disques à retenir:

    Voici une liste des 10 disques que je garderai en cette fin année ... si je devais garder que ceux là:

    The Clash - London Calling / La Rue Ketanou - Y a des cigales dans la fourmillière / Black Sheep - Premières conclusions / Dirty Fonzy - Play folk songs / Po Box - In Between the lines / Mononc Serge - L'ombre de l'oncle / Annita Babyface - Kiss The Moustache / Eddie Cochran - Best Of / Flying Donuts - Renewed Attack / The Pookies - Stunts fights and mariaches

  • Frank Turner - Poetry of the deed

    6f9b2f274e9885596083312e2ebb1738Frank Turner a quitté son groupe Million Dead en 2005. Depuis, chaque année, il y a sorti soit un album, soit un ep. Poetry of The Deed est son troisième full album. On y retrouve 13 titres du chanteur/guitariste anglais qui a signé sur Epitahph. Cet album a été enregistré accompagné de son groupe. Les 13 titres sont dans la veine du précédent album en étant cependant moins folk et beaucoup plus "anglais".

    J'écoute cet album depuis que je l'ai acheté (mi novembre) au moins une fois par semaine et je n'arrive pas à me lasser de ses ballades pop-folk tellement le tout est parfait et la voix de Frank Turner est vraiment impressionnante. J'aime particulièrement The Road, Isabell et Poetry of The Deed.

    Je sais que je le dis souvent, mais précipitez-vous sur cet album de Frank Turner ! Une petite merveille !