Music Is My Live

  • Heavy Heart - Distance

    Les Nantais de Heavy Heart sont déjà de retour. Un premier album était sorti en 2015; début 2017, le groupe remet le couvert avec un deuxième album nommé Distance et sorti via Canisay? Records, Guerilla Asso, Monster Zero, Inhumo et Don't Trust The Hype.

    Les anciens La Rupture et One Thousand Directions nous reviennent avec 10 titres qui sont dans la continuité de leur premier album. On navigue entre pop/punk et punk mélo et ce avec énormément de classe. Des refrains ultra accrocheurs et des titres assez courts qui très vite te font aimer leur côté indie. On est pas loin de truc comme The Smith Street Band, Pup et ce genre de truc ultra jouissif actuel.

    Les 4 Nantais sont en tout cas promis à un bel avenir tant leur musique semble sincère et en même temps déborde de classe. Groupe à suivre absolument !

  • Korn - Life is Peachy

    Retour en adolescence avec ce Life Is Peachy trouvé en rééditions vinyl. L'album est sorti en 1996 chez Immortal et est le deuxième album de Korn. Un premier album était sorti en 1994 et avait permis au groupe de percer. Cet album (avec entre autres le single A.D.I.D.A.S.) va permettre à Korn d'atteindre les sommets.

    Le groupe qui est influencé par du rock (que l'on appelle alors) fusion comme Rage Against The Machine, mais aussi du hip hop et du métal; va fonder un style que l'on va appeler le Néo Métal (Nu Métal). Ils vont avec ce Life Is Peachy devenir en compagnie de Deftones (et très vite Limp Bizkit) un des fers de lance du style. Un mix entre gros riff métal et passage plus émotionnel. Le tout est porté par les textes ultra personnels de Johnathan Davis le chanteur et aussi par sa manière de chanter avec passage plus émo et d'autres bien plus pêchu. Les textes sont ultra noirs et le chanteur raconte ses souvenirs assez violents de l'enfance.

    Si il fallait retenir que peut de chose du néo métal, c'est cet album (avec ceux de Deftones, mais Deftones est dès le départ à part). Korn arrive à imprimer un style et une vague que des paquets de groupes vont se dépêcher de suivre.

    J'ai toujours eu un faible à l'époque pour l'excellent Good God, c'est toujours le cas ...

  • Therapy? - Wood & Wire

    Therapy? est de retour en 2016 avec un quinzième album. Il est sorti en complète autoproduction et est aussi sorti de manière totalement discrète. On est loin de la période 94/95 avec Trublegum et Infernal Love, moment où Therapy? squattait les ondes FM et où le groupe jouait dans les plus grands festivals. Therapy? est petit à petit devenu un groupe d'avertis loin des radars des radios et des médias. Cela n'a pas empêché le groupe de continuer à produire un album tout les deux ans en moyenne.

    Ce Wood and Wire a la particularité d'être un album acoustique. Le trio irlandais revisite ses plus grands titres et ce au format acoustique. On a rangé les gros riffs, place à deux guitares acoustiques et a une petite batterie. On a droit entre autres à Nowhere, Loose, Gone, ... Malheureusement, même si le groupe a retravaillé ses chansons, on est assez loin des compos originales. Et en acoustique, certaines ont perdu pas mal de pêche. Therapy? est groupe de rock et même si l'effort est louable, ça manque de la niaque que l'on attend des Irlandais.

    Sur ce, je retourne m'écouter un Infernal Love.

  • The Smith Street Band - Don't fuck with our dreams

    Un an après leur album Sunshine et Technology (2012), les Australiens remettent déjà le couvert avec un ep 5 titres qui est sorti en 2013. Le groupe quitte alors son Australie natale pour se mettre à tourner à travers le monde. Cela n'empêche pas le groupe d'être ultra prolifique, un album complet ressorti d'ailleurs en 2014. C'est à cette période que j'ai découvert ce groupe incroyable.

    Ce 5 titres un est condensé parfait de punk rock qui déborde d'influences folk et indie. 5 titres pour le groupe de Melbourne qui transpire le folk et ce avec une énergie propre au punk rock. Cela fait parfois penser à du Frank Turner, parfois à du The Ataris, parfois à du Hard-ons, parfois à du Against Me. C'est en tout cas un mix ultra jouissif. Au total 23 minutes de folk/punk rock à mettre entre toutes les oreilles !

    Cet ep est une petite pépite !

  • Bilan de l'année 2016

    Hop hop, traditionnel petit bilan de début d'année sur l'année musicale écoulée. Malgré toutes les super stars de l'industrie du disque mortes en 2016, j'ai eu quelques bons trucs à me mettre sous la dent pour cette année 2016. Mais, il y a aussi eu quelques cessations d'activités qui m'ont plus marquées que d'autres comme la fin de Wank For Peace, de Flying Donuts, Silly Snails. Cependant si certains cessent d'autres naissent et 2016 a été riche en découvert avec entre autres Heavy Heart (album prévu pour ce début 2017).

     

    Les disques

    J'ai eu l'occasion de chroniquer 36 disques sortis cette année, j'en ai zappé quelques uns et d'autres sont toujours emballés (Against Me !, The Interrupters, ...). Il me faudrait une année sabbatique pour récupérer le retard de toute façon. Je retiendrai pour cette année les disques suivants:

    Dans la catégorie EP/7":

    - 13 Crowes - The dividing Line

    - Struggling For Reason - Last time for second chance

    Dans la catégorie album:

    - Charly Fiasco - Chroniques d'un temps détourné

    - Pears - Green star

    - Lost Love - Comfortable Scars

    - The Inspector Cluzo - Rockfarmes (+ DVD !)

    - Antillectual - Engage

    - Descendents - Hypercaffium Spazzinate

    - Demain, Encore - Nouveaux souvenirs

    - Nofx - First Ditch Effect

    - PUP - The Dream is over

    - Atlas - Blush

     

    Les concerts

    Cette année, ce fut 146 soirées concert (ça diminue d'année en année) et plus 350 groupes différents vus. Les salles où j'ai pointé le plus souvent le bout de mon nez ont été le Magasin 4 à Bruxelles ainsi que Le Temple et Le Bitu à Namur (c'est une habitude).
    J'ai aussi été aux festivals suivants: Groezrock (Be), Brackrock EcoFest (Be), Arc-en-Musique (Be), Rock Werchter (Be), Jera On Air (NL), Bear Rock (Be, première fois) et les deux meilleurs festivals de l'année: This Is My Fest (Fr) et le Punk Rock Holiday (SL). C'est aussi beaucoup moins que les années précédentes.
    Les groupes que j'ai vu le plus durant cette année sont les suivants: Corbillard (19x - suivi en tournée), Struggling For Reason (17x), Radio 911 (10x), Fire Me ! (8x), Black Sheep (7x), Charly Fiasco (5x), Gipsy Rufina (5x), Hello My Name Is (5x), Wolves Scream (5x), Muncie Girls (4x), Antillectual (4x), Silly Snails (4x dont la fin), The Poneymen (4x), Year Zero (4x).

     

    Niveau top concert, je retiendrai:

    - Charly Fiasco @ This Is My Fest <3

    - Heavy Heart + Justin(e) @ This Is My Fest

    - PJ Harvey @ Forest National - une énorme de concert de la dame avec un son hors norme pour FN.

    - le concert d'Against Me ! à Brugge ! De vrais patrons !

    - Lord James @ Le Petit Bitu - Namur

    - The Interrupters @ Cinema - Aalst

    - Descendents @ Punk Rock Holiday <3 No Fun At All, Such Gold et Authority Zero au même endroit.

    - Dog Eat Dog @ Le Reflecktor à Liège. Le concert de l'année !!!

    - The Movement @ Skate and Rock à Tournai - conditions épouvantables, groupe hors norme ... la magie !

    - Mad Caddies & Pears au Groezrock.

    Et niveau concerts organisés, je retiendrai:

    - Jonah Matranga + Gipsy Rufina @ Atelier 210

    - The Real McKenzies + Topsy Turvy's + Brewed in Belgium @ Le Temple - Namur

     

    Les groupes

    En 2016, j'ai suivi les groupes suivants: Corbillard, Black Sheep, Fire Me!, Struggling For Reason, Radio 911 et Gipsy Rufina. Pas mal de dates et de kilomètres au compteur.

    Mon année aura surtout été marquée par la fin des groupes suivants: Silly Snails qui ont terminé par une belle fête au Belvédère à Namur. Flying Donuts que j'ai suivi pendant quelques temps.

    Heureusement quelques nouveaux groupes comme Chump qui revient au turbin après 11 ans de pause ainsi que les découvertes Heavy Heart, Youth Avoiders, Brutal Youth, Pears. Le retour réussi de At The Drive In et dans une moindre mesure de Dog Eat Dog qui fête les 25 ans de ses albums phares.

     

    Les dix disques les plus écoutés en 2016

    Noir Desir - Des visages, des figures / Lord James - Don't hope, walk hard and meanwhile fuck you ! / The Interrupters - The Interrupters / Descendents - Hypercaffium Spazzinate / Poesie Zero - L'album bleu / Oasis - (What's the story ?) Morning glory / Les Snuls - Best Of / Demain Encore - Nouveaux souvenirs / Antillectaul - Engage / Seasick Steve - Keepin the horse between me and the ground

     

    Les dix disques à retenir

    Voici une liste des 10 disques que je garderai en cette fin année ... si je devais garder que ceux là (genre t'es sur une île déserte et tu as droit à 10 disques):

    The Clash - London Calling / Blur - 13 / Nirvana - Live at Reading / Justin(e) - Treillières Uber Alles / Looking Up - Got another answer? / The Pookies - Stunts fights and mariaches / Descendents - Milo goes to college / Brel - L’œuvre intégrale / Noir Desir - Des visages, des figures / Weezer - Blue album

  • Hello My Name Is - Fluctine

    Hello My Name Is est un trio punk rock de Lausanne, Suisse. Ce Fluctine est le premier album du groupe qui avait déjà sorti une démo en 2012. Il est sorti sur leur label Culture Famine et quelques autres comme AeM Project, Inhumano, Sirkel Pit et Bad Wolf.

    L'album est chargé de 16 titres punk rock chantés en français. Les titres sont souvent très courts (moyenne de 2 minutes). Si tu es fan des groupes comme Intenable, Guerilla Poubelle ou Charly Fiasco rajoute les Suisses de Hello My Name Is à ta petite liste de groupes. Les gars surfent sur les mêmes influences que les groupes précités sans pour autant être une pâle copie. De l'énergie, des titres ultra courts et des refrains que l'on retient très vite ... voilà les ingrédients gagnants pour ce premier disque du trio. A cela, on rajoute un titre imparable avec "Les jeunes couples dont des grands-pères".

    A conseiller à tous les amateurs du genre punk rock francophone.

  • Suzanne Vega - Songs from an evening with Carson McCullers

    J'avais un peu zappé les derniers disques de l'Américaine Suzanne Vega, il faut dire qu'elle n'est pas très friande de la frénésie de l'industrie musicale et que malgré les albums sortis elle est assez discrète. J'ai toujours eu un faible pour la voix mi douce/mi ténébreuse de la poète américaine et je n'ai pas hésité longtemps quand j'ai vu son nouveau disque dans le rayon de mon disquaire.

    Ce nouveau disque sorti en 2016 est co-écrit avec Duncan Sheik. « Lover, beloved : songs from an evening with Carson McCullers » est album concept, sorte de bande-son d’une pièce de théâtre sur la vie de la romancière Carson McCullers morte en 1967. Suzanne nous promène à travers sa vie avec une série de ballades poétiques entre blues et pop-folk. "The Ballad of Miss Amelia" est d'ailleurs dans la droite ligne des titres phares de la dame.

    Écouter un nouvel album de Suzanne Vega, c'est la certitude de passer un bon moment sans surprise. Idéal pour un après-midi pluvieux !

     
  • Pup - The Dream is over

    La claque ! Jouissif ! Énorme ! Bim ! Que dire d'autres, à peine posé sur la platine, ce deuxième disque de PUP sorti cette année (après un premier disque datant de 2014), te donne envie de danser comme un fou. Les Canadiens nous proposent 10 titres d'un punk rock super bien foutu. C'est un peu comme si les techniciens de A Wilhem Scream avaient fait un enfant avec la douceur punk d'un The Smith Street Band ou comme si Dead To Me avait copulé avec Weezer.

    L'album n'a failli jamais voir le jour, car le chanteur a dû cessé la vie en tournée (pour le premier album) suite à des gros soucis de santé. D'où, d'ailleurs le titre de l'album; mais une fois ces problèmes réglés, le groupe a repris le chemin des studios de Los Angeles pour ce "Dream is Over" sorti chez Side One Dummy Records. On retrouve 10 titres à mi-chemin entre pop/punk et post/hardcore. Une synthèse parfaite (à l'instar d'un Fidlar) dans ce qui se fait de mieux pour le moment.

    Plus que probablement un des disques de 2016 ! Jouissif à souhait !

  • Mobina Galore - Cities Away

    Mobina Galore est un duo composé de deux filles, l'une à la batterie et l'autre à la guitare. J'ai découvert le groupe en première partie de Against Me! et j'ai été impressionné par leur pêche. Leur pêche est tout aussi présente sur ce disque. Cities Away est le premier disque du groupe, il date de 2014 et est sorti pour l'Europe sur Gunner Records. Avant cela, le groupe monté en 2010 avait sorti deux eps.

    Sur ce disque comprenant 8 titres, on trouve un duo punk débordant d'énergie allant tantôt vers le punk rock (un côté Dead To Me) ou navigant parfois vers un côté plus noise/grunge (L7 sort de ce corps). Le groupe fait un beau compromis entre les Riot Grrls des années nonante et le punk rock américain plus actuel. Les Canadiennes n'ont rien à envier à leurs modèles et ce premier disque est une vraie réussite, vivement le prochain attendu pour 2017.

    Une belle claque, à conseiller à tous les amateurs de punk rock bien brute et aux amateurs des Riot Girrls.

  • Atlas - Blush

    J'ai reçu ce disque de la part du boss du label Black Basset Records, avec le message suivant: "Tiens, toi qui programme, écoute ce que l'on sort en cette fin d'année. Cela devrait te plaire". Il ne s'était pas trompé le bougre.

    Atlas est un groupe de la région de Gand en Belgique qui existe depuis 3/4 ans. Blush est le premier album complet du groupe après un ep sorti en 2016. On y retrouve 9 titres de post hardcore. Ça nous parle de liaisons amoureuses, de manque de sommeil, de drogue, de passion ... le tout avec une énergie qui n'est pas sans rappeler un Defeater. D'ailleurs à la première écoute, je me suis dit qu'on avait enfin du groupe belge qui sonnait aussi bien que les ricains de Defeater. C'est à mi chemin entre hardcore qui beugle et entre musique plus mélodique.

    C'est en tout cas une très belle réussite que je conseille fortement à tous les amateurs du genre ! Une très belle découverte !

  • Nofx - Fisrt Ditch Effort

    13ème album pour les vétérans de la scène punk rock californienne. Les Nofx sont de retour en 2016 avec First Ditch Effort et ce 4 ans après leur dernier album. C'est assez rare de devoir attendre autant entre deux albums des patrons. Les gars nous avaient habitués à un album tous les 3 ans max. Il faut dire que Fat Mike, le chanteur a été en cure de désintox durant cette période et que le groupe a néanmoins sorti un livre et une comédie musicale.

    Musicalement, les Nofx nous offre un excellent album. Pour moi, le meilleur depuis Wolves in Wloves Clothing. Le quatuor balance 13 titres de punk rock à la "Nofx" bien comme il faut. Ça sonne exactement comme on l'attend ! Le groupe invite pas mal de connaissances pour un paquet de chœur sur Generation Z, Sid and Nancy, I'm so sorry Tony, ...

    Fat Mike, qui est le compositeur principal et presque unique, nous livre une facette différente et beaucoup plus personnelle via ses textes. On est beaucoup moins dans la fête et dans la critique de la société que d'habitude. On est plutôt face à un introspection personnelle: Six Year On Dope, Happy Father's Day, I'm so sorry Tony (en hommage à Tony Sly), Generation Z, ...

    En résumé, un excellent cru de la part des Nofx et un album où Fat Mike se livre à des textes beaucoup plus personnels. A ranger, dans les réussites de 2016 !

  • The Bushmen - Watching Neighbours

    The Bushmen est un quatuor de Limoges qui a sévi sur les scènes de France à la fin des années nonante et au début des années 2000. J'ai pu trouver ce "Watching Neighbours" dans les bacs du disquaire Lollipop à Marseille qui est aussi leur label. C'est le deuxième disque du groupe (sur 3) et il date de 2000.

    The Bushmen vient d'une époque où la scène française à vu fleurir un paquet de groupes à tendances punks diverses comme Flying Donuts, Ravi, Unco et j'en passe. The Bushmen officie entre punk/garage bien crade et un côté emo/punk. Les dix titres de cet album, présenté dans un joli digipack, voient les limougeauds creuser encore un peu plus le sillon émo. Les titres sont rapides et assez concis.

    Le groupe n'existe malheureusement plus (fin vers 2007). Mais sa musique est un bel exemple de la richesse de la scène power punk/emo punk du début des années 2000.

  • Mute - Remember Death

    18 ans de carrière déjà pour Mute; ce Remember Death est la cinquième plaque pour le quatuor québecois. Il est sorti pour l'Europe chez Effervescence Rcds et chez Bird Attack pour le reste. On retrouve 11 titres sur ce disque sorti en cette fin 2016.

    Mute nous revient avec un excellent album, exactement là où le groupe nous avait laissé avec Thunderblast en 2011. Amateurs de punk rock technique, pas de stress, Mute est bel et bien de retour: 11 titres ultra rapides et techniques. C'est tellement technique que par moment on est pas loin de sonorité qui font penser à de la  musique classique (Allies). Ce disque est à ranger avec ce qui se fait de mieux dans le genre, à mi-chemin entre du A Wilhem Scream et du Satanic Surfers.

    A conseiller fortement à tous les amateurs du genre, tant le disque et le groupe semble décliner à merveille la définition du genre.

  • Iggy Pop - Post Pop Depression

    En 2016, Iggy est toujours vivant. A 68 balais, le gars est toujours debout alors que la grande faucheuse a frappé les plus anciens rockeurs cette année. Il profite de cette année 2016 pour sortir un nouvel album.

    Pour cet album, Iggy Pop s'est adjoint les services de Josh Homme. Ce dernier a enregistré le disque et est venu avec une équipe de copains prêter mains fortes à l'Iguane. On y retrouve le batteur des Arctic Monkeys, Matt Helders et Dean Fertita (QOTSA, Dead Weather) jongle avec les grattes et les claviers. Et, bien sûr, Josh Homme à la guitare.

    Au programme, on trouve 9 titres dans la veine de ce que le seigneur Iggy nous a offert depuis Avenue B en 1999. On navigue entre blues, pop (Chocolate Drops - qui a un côté Nick Cave) ou rock plus rentre dedans (Vulture). De manière générale, l'ambiance est froide, crooneuse. Décharnée et désenchantée. Par moment, cela transpire le désert ricain où l'album a été enregistré. Malgré que cet album est sorti avant la mort de Bowie, il transpire l'hommage à ce dernier de tout côté.

    Un bon album de la part de l'Iguane. A ranger à côté d'un Avenue B, par contre ceux qui sont plus fans de la folie Stooges, il n'y aura pas grand chose à manger sur ce Post Pop Depression.

  • Struggling For Reason - Last time for second chance

    Enfin le voilà ! Struggling For Reason nous sort en cette fin d'année 2016, son cinquième ep: Last Time For Second Chance. C'est la cinquième sortie en neuf an d'existence. Pas mal. Le disque est sorti via les labels I For Us, Rusty Records, 2k10 Rcds, Les Disques de Géraldine et AeM Project. L'album était attendu depuis près d'un an et le groupe a eu pas mal de galère avant d'avoir la plaque entre les mains.

    Je vais avoir dur de poser un avis très objectif car je connaissais déjà tous les titres de l'album vu que je suis le groupe et que j'ai vu près de 90% de leurs concerts (le gars au booking et au merch ... voire collé en grand sur le van, c'est bibi). Les Namurois nous offrent 6 titres quelque part entre du hardcore mélodique et du punk rock. Ça sent bon le punk rock de la fin des années 2000 (Satanic Surfers; No Use For A Name, ...). Lio, le deuxième guitariste et chanteur prend une belle place dans le chant et ce n'est pas pour me déplaire. L'alternance avec Jay, le chanteur bassiste est une vraie réussite. 6 titres de haute volée, du punk rock classique sans fioritures !

    Sur la deuxième face, on retrouve une petite surprise, les 4 zouaves ont réenregistrés leur premier ep, Nothing More Than An Outlet. Il faut savoir que le groupe fonctionne complètement de manière DIY. Ils enregistrent, composent, se bookent et font tout ce qui tourne autour du groupe en complète autonomie et seul. On leur avait dit que le premier ep datant de 2007 était assez cool, mais que le son n'était pas top. Les gars se sont pris au jeu et ont réenregistré la chose. A écoute comparative, on sent surtout une belle évolution dans le son du groupe.

    Comme dirait Jacques de Pierpont, célèbre animateur de radio rock: "Fume, c'est du belge". A consommer sans modération ! Du punk rock de qualité sans prise de tête !

  • 13 Crowes - The Dividing Line

    13 Crowes est un groupe écossais. Le groupe semble exister depuis 2016 et a sorti chez Homebound Records un premier ep 4 titres.

    Les Scottish proposent avec ces 4 titres du folk rock quelque part entre The Gaslith Anthem et Chuck Ragan. Ça flirte même parfois (le titre The Diving Line) avec du Bruce Springsteen. Les 5 musiciens nous offrent un premier effort bien classe. A classer entre du folk punk et du folk rock, on y retrouve l'énergie du premier et le côté classieux du deuxième.

  • Make War - Developing a Theory of Integrity

    MakeWar est un trio Neuw Yorkais qui existe depuis 2014. Developing a Theory of Intergity est le deuxième album et il est sorti pour l'Europe chez Gunner Records. On y retrouve 10 titres de punk rock teinté par moment de street punk, mais plus souvent d'un côté indie punk.

    Les 10 titres sont super classes. MakeWar a toutes les qualités d'un power trio punk avec la classe des groupes indie. Cet album (et le groupe) est à conseiller à tous les amateurs de The Smith Street Band, The Menzingers, Great Cynics et ce genre de came actuelle. Le groupe n'a d'ailleurs rien à envier aux groupes précités tant son album est bon !

     

  • This Machine Pays Tribute To Flying Donuts

    Flying Donuts a fêté ses 20 ans d'existence cette année pour cette occasion quelques groupes se sont réunis pour sortir un disque tribute au groupe d'Epinal. Entre temps, le groupe a aussi stoppé ses activités (malgré l'hommage rendu dans le livret du disque).

    On retrouve 14 groupes différents qui reprennent chacun un des titres des Flying Donuts à leur sauce; parfois en acoustique comme Forest Pooky (Cannot Resist), Le Meurtre (Identifié Objet Volant); parfois en ayant traduit le texte comme Justin(e) (Menteur) et Diego Pallavas (T'inquiète). On retrouve un groupe hongrois, The Joystix avec lequel Flying Donuts a pas mal joué; le reste ce sont 13 groupes français dont peu sont aussi vieux que les 3 lascars des Vosges.

    L'initiative est louable et les Flying Donuts le méritent vraiment, malheureusement je suis un peu déçu par le disque tant les vrais titres me trottent dans la tête. Beaucoup de reprises peinent à me faire le même effet que la version originale. Mention spéciale cependant pour Justin(e) et son Menteur ainsi que The Irradiates et sa version surf de Daily Grind.

    Le disque offre cependant une belle vitrine de la scène punk (et pas que) alternative française via 13 groupes (+ les Hongrois de Joystix) qui sont au même titre que les Donuts, des bouffeurs de bitume pour propager la bonne parole sur les routes de France et d'Europe et ce sans l'aide des médias et en fonctionnant complètement de manière DIY. Rien que pour cela, respect !

  • Heavy Heart - Discoveries

    Heavy Heart, c'est un nouveau groupe de Nantes. Le groupe date de 2015 et a été fondé sur les cendres encore chaude de La Rupture dont on retrouve deux membres. On y retrouve aussi un One Thousand Directions. Ce premier album date de 2015 et est sorti chez Canisay? Records?. Un second est prévu pour janvier.

    Heavy Heart, c'est la nouveauté punk rock indie/emo originaire de France. Les 4 gars nous ont sorti un premier album (8 titres) de grande classe. On y retrouve un côté punk rock - certains titres me font penser aux meilleurs titres de Blink 182 - mais on retrouve aussi la force de l'indie/punk avec des sonorités proches de Caves, Muncie Girls ou The Smith Street Band. L'album sonne super bien et à la deuxième écoute, on se surprend déjà à chanter certains refrains ! Le dernier titre "What We Lost" est même une véritable tuerie indie/punk. Ça chante en anglais et ça compose des mélodies imparables !

    Si tu ne connais pas encore Heavy Heart fonce écouter et/ou voir les 4 Nantais. J'attends avec impatience leur album prévu pour janvier !

  • Seasick Steve - Keepin The Horse Between Me and The Grown

    Ce double album sorti en 2016 chez There's a dead skunk Rcds est déjà la huitième sortie pour Seasick Steve et ce depuis 2004. Le papy du blues est peut-être arrivé au devant de la scène sur le tard, mais depuis qu'il y est, il n'a pas chômé.

    L'album contient 20 titres de blues, mais c'est bien plus riche que cela. Le ricain n'est plus aussi foldingue/crade qu'à ses débuts. Il s'est un peu assagi et propose une panoplie de titres allant du blues au boogie en passant par la folk et l'americana. Quelques titres sont un peu moins bons, mais il reste quelques perles comme celui qui donne le titre à l'album: "Keep that horse between you and the ground" ainsi que Hell, Southern Biscuits.

    Un bon album de la part du papy qui a le mérité de proposer un condensé entre le blues et la musique du midwest profond des Etats Unis. Cela donnerait presque envie de monter à cheval et de tirer avec une vieille winchester en sirotant une bière.

  • Demain Encore - Nouveaux souvenirs

    Lisa A Peur est en pause forcée, deux de ses membres ont décidé de reprendre le collier avec un nouveau projet. La batteuse Jess s'est mise au chant, à l'écriture et à la guitare; le guitariste/chanteur est resté à la guitare et se contente des chœurs. Ils ont ajouté Bob à la batterie et Sam à la basse dans leur nouveau projet. Le tout est sorti chez Panda Records.

    J'avais déjà été agréablement surpris par le groupe en live ... mais là sur disque, c'est carrément une toute belle surprise. Au programme de ce nouvel album auto produit, 15 titres de punk teinté de grunge. Une énergie et un sentiment de révolte/combat qui fait clairement penser à la rage des Riot Girls !

    Un mix entre Distillers et Bikini Kill, le tout chanté en français. Les titres "Loin de moi", "Oligarchie", "Appelle ça comme tu veux" sont des véritables pépites dans le style: textes engagés, section rythmique qui assure, refrains jouissifs, grosses guitares qui claquent; rage, conviction, tout y est !

    Clairement une des découverte de cette année ! Ça devrait être écouté dans tous les collèges et cela devrait passer en radio !

  • 11-13/11/16 - This Is My Fest 4

    This Is My Fest édition 4 avait lieu au Gibus, célèbre club du centre de Paris et ce durant le weekend du 11 novembre. Trois jours de fête et de punk rock à Paris organisé par Guerilla Asso. 25 groupes au programme pour 25€, c'est plus que honnête. Contrairement aux cannettes de 50cl de 1664 vendues au bar pour 5€ (enfin, il parait que c'est pas cher pour Paris. Ça reste cependant cher pour des cannettes d'eau pétillante).

    This Is My Fest, c'est un peu la réunion de famille, genre mariage ou communion. C'est l'occasion de revoir tous les copains de la scène punk rock française (ainsi que suisse et belge) que l'on croise de temps en temps sur la route. On passe pas mal de temps à discuter de projets, de tournées et ça dans une ambiance festive.

    Je suis arrivé le vendredi pile pour le début du premier concert. Johk, de Poitiers a la charge d'ouvrir le festival. La salle est encore en mode vendredi 16h45, il y a un peu de monde, mais c'est pas encore la grosse foule. Pourtant les 4 gars assurent grave et relèvent le défi haut là main. 30 minutes d'un excellent set pour démarrer. D'ailleurs 30 minutes, c'est la règle pour tout le monde hormis les 3 headliners qui ont droit à 45 minutes. Après chaque minute, on a droit à 15 minutes de pause avant de réattaquer avec le suivant et ça marche, l'horaire est respecté de A à Z. Shut Up ! Twist Again ! les lascars de Bayonne bercés au son de Dead To Me et The Flatliners (dont ils reprennent un titre sur scène) poursuivent la fête. Leur débauche d'énergie sur scène (et même devant car on a droit à un morceau acoustique joué dans la fosse) m'impressionne une fois de plus. Deux groupes et la barre est déjà bien haute. Col Rouge remplace ensuite Mauvaise Pioche dont le leader, Antho est actuellement en tournée aux States comme musicien pour Arms Aloft. Col Rouge, c'est un nouveau projet international avec au chant Noé Talbot de Montréal, aux guitares Paul Pechenart (Guerilla, Bien à tien, ...) et Kev (Intenable, Nina School, ...), Esteban le bassiste de Bien à Toi et un batteur que je ne connais pas. Pour un premier concert, ça envoie grave. Quelques compos originales et quelques chansons de Noé Talbot sont au programme.

    Je fais ensuite une petite pause sur Disco//Oslo, groupe punk rock allemand. J'écoute de loin, mais sans plus. Par contre, je me rapproche pour les ricains de Spanish Love Songs. Les gars déballent un excellent indie punk dans la veine de ce qui se fait de mieux pour le moment dans le style. Excellent découverte ! Les papys de Ravi (sur les routes depuis 1999) suivent ensuite avec un set bien classe. A conseiller à tous les amateurs de Burning Heads et Hot water Music.

    Les Anglais de Great Cynics suivent et là, surprise. Exict la bassiste remplacé par un bassiste et une claviériste. Grosse déception du festival, les deux anciens membres assurent le truc, mais la claviéritse ne sert strictement à rien et pourri pas mal le set. A oublier, dommage. Not Scientists termine la première journée avec 45 minutes d'un excellent punk rock. Le groupe avec deux ex Unco cartonnent toujours autant sur scène. Punk rock ramonesque, parfait pour clôturer cette première journée. D'ailleurs, l'after party, ce sera sans moi.

    Samedi 12, arrivée sur place pile pour le concert de Quitters. Le groupe n'a plus de batteur, c'est donc Romain (ex-Nichiels, Traders) qui s'en charge. Il assure sans problème ! De nouveau, le premier groupe met déjà la barre bien haut avec son punk rock teinté de Flatliners. Les Suisses de Hello My Name Is poursuivent la fête. Le trio fait un excellent set, à conseiller à tous les amateurs de Charly Fiasco et Guerilla Poubelle ! Chavire et son post hardcore suit. Encore une belle découverte, les 5 Nantais tiennent bien le truc avec un chanteur (ancien de chez Homesick) qui passe son temps à parcourir la scène et à défendre ses idées face au public. A placer entre un Defeater et un Nine Eleven. Je me détache un peu de la scène ensuite pour taper la discute avec pas mal de potes. J'entends de loin le punk rock des Allemands de The Deadnotes et le hardcore de Hightower. Je reviens vers le devant pour Heavy Heart, la nouvelle sensation indie version nantaise. Le groupe comprend un ancien One Thousand Directions et des anciens La Rupture. C'est la découverte et la claque du festival. Un excellent indie punk quelque part entre du Smith Street Band et du Bangers. Nine Eleven suit mais je suis assez déçu par le set, je les préfère clairement dans des lieux encore plus petit. Je trouve que cela manque d'énergie. Est-ce que c'est parce qu'il y a quelques nouvelles que je ne connais pas ... aucune idée, mais j'accroche pas au concert. Ensuite, avec P.O. Box c'est tout le contraire. Le groupe a un nouveau batteur (celui de Reviens) et balance un excellent set de 30minutes, un peu de ska punk à l'ancienne pour se défouler après quelques groupes de coreux.

    La soirée se termine avec un set spécial de Justin(e). Les Nantais (encore) jouent leur premier album de la première à la dernière chanson avec le line up de l'époque donc à 5 avec Fab à la deuxième guitare. Le public est survolté. Le set se termine avec le retour de Fab à la basse et de Fix à la batterie et avec quelques classiques ... un Jean Claude Suaudaeu de toute beauté pour finir ! Le samedi fut un belle réussite avec plus de 500 personnes, ça prend d'ailleurs du temps pour sortir ...

    Dimanche, dernier jour du festival. Cela s'ouvre par une foire au distro. C'est l'occase de boire quelques coups dans le calme avant le rush de la dernière journée. Malheureusement pas grand chose de bien intéressant dans les bacs. Ça démarre avec Buried Option qui ne m'emballe pas outre mesure tout l'inverse des Suisses de Capital Youth. Punk rock hyper bien foutu, belle découverte que ce jeune groupe de Genève.

    The Boring suit et son hardcore m'ennuie. Place ensuite à Deecracks, j'avais un excellent souvenir des Autrichiens. Punk à 4 accords super accrocheur. Mais, cette fois-ci, il y a un truc qui ne passe pas ... trop redondant, pas assez motivant.

    Place ensuite à une "réformation": Vérole des Cadavres monte sur scène accompagné de deux Guerilla Poubelle, de Bat Bat des Diego Pallavas et de Fab des Justin(e) à la basse. Je connais à peine les Cadavres donc le projet n'a pas la même saveur que pour certains plus vieux présents dans la salle. A revoir en ayant écouté du Cadavres.

    La question suivante est de savoir où en est Youth Avoiders, les Parisiens reviennent d'une tournée en Angleterre et arrive pile au début de leur soundcheck. C'est la course pour que tout soit prêt à temps. Mais, ce sera le cas. Punk/noise/hardcore bien classe, grosse claque énergique ! 20 minutes d'un set ultra énervé ! Cela finira même en avance.

     Black Sheep démarre ensuite, mais est vite arrêté par une coupure de courant. Après 5 minutes, tout reprend dans l'ordre et les Belges placent une belle prestation en mettant la salle dans leur poche. Charly Fiasco termine en beauté le festival avec le concert ultime. Une clôture en toute beauté !

  • Radio 911 - Paradoxalement vôtre

    Ce paradoxalement vôtre est le premier album des Liégeois de Radio 911. Le jeune trio est actif depuis quelques années sur Liège. Le disque sort via AeM Project et 2k10 Records et on y retrouve 10 titres.

    Le trio nous balance un chouette skeud de punk rock. Musicalement les gars ont dû être bercés par du Rancid et du Operation Ivy. Par contre le tout est chanté en français, ce qui donne un côté "Guerilla Asso". Le truc est encore un peu jeune, on sent que c'est un premier enregistrement avec tout son charme. "Si tu veux rentrer dans la cour des grands, tu ne dois pas avoir un pied dedans et un pied dehors. C'est les deux pieds dedans ou les deux pieds dehors", c'est un des messages que le groupe nous fait passer. Les gars semblent en tout cas bien les pieds sur terre et ont un regard critique sur la scène et la société.

    Un premier album sorti en 2016 plein de promesses et qui doit vous donner envie de soutenir le groupe ! A ranger entre les grands frères de Corbillard, Guerilla et Rancid.

  • Lord James - Don't hope, walk hard and meanwhile fuck you !

    Lord James, c'est un peu la découverte inattendue. Tu bookes un show avec un groupe de street punk ricain et le booker t'oblige à prendre des Allemands inconnus en première partie. Tu n'as pas trop le choix, mais une fois que les costaux ont fini leur set, tu les remercies pour leur présence et tu cours voir ce qu'ils ont au merch.

    Lord James, c'est un groupe de street punk/r'n'r de Cottbus qui existe depuis 2005. Ce Don't hope, walk hard .... date de 2013 et semble être leur avant dernière sortie. Les 5 musicos ont sorti un album qui tient sacrément la route. Quelque part entre les morceaux les moins celtic punk de Dropkick Murphys, du truc bien heavy r'n'r à la Peter Pan Speedrock ... mais tout en sentant bon le punk rock. A l'écoute du disque, on pourrait les classer à côté d'un Turbo AC's. Depuis début octobre, ce 11 titres revient souvent sur ma platine sans me lasser une seconde. Une excellente découverte ...

  • Descendents - Hypercaffium Spazzinate

    Hypercaffium Spazzinate, sorti chez Epitaph, est le septième disque des Ricains de Descendents en 39 ans de carrière. Le dernier disque, Cool to be You date de 2004. On a connu plus prolifique comme groupe. Il est vrai que le groupe a connu diverses pauses suite à la carrière de biologiste de leur chanteur Milo.

    Malgré l'attente, ce dernier Descendents est tout sauf décevant. Descendents, c'est un peu comme ton boulanger habituel. Tu vas chez lui tous les matins chercher tes croissants et même si la recette est identique tous les jours, cela te suffit et tu n'as pas envie de changer de boulanger. Descendents c'est un peu la même chose. Le groupe joue depuis le début un punk rock mélodique/skatepunk (ils en sont d'ailleurs un des groupes références). Avant même d'écouter le disque tu sais à quoi t'attendre, mais tu aimes ça. Le groupe te refile de manière tout aussi jouissive la même came depuis près de 40 ans et c'est ça sa force.

    Au programme de ce septième effort studio, le quatuor propose 16 titres de punk à roulette d'une moyenne de 2 minutes. Le groupe semble prendre du plaisir à faire ce qu'il fait.

    Si tu aimes Descendents, tu dois déjà avoir le disque, sinon passe ton chemin !

  • Thee Infidels - We went to the studio and all we got was this lousy record

    Les Allemands de Thee Infidels sont de retour. Après plusieurs ep datant au mieux de 2013, les gars de la région de Francfurt reviennent avec un premier album complet.

    Au programme 11 titres de pur skacore/skate punk. Le quatuor revient plus fort que jamais. C'est ultra rapide, bourré d'influence skate punk et d'influence ska. Ils nous offrent 27 minutes ultra jouissive. Un titre comme "Dome of Mine" est parfaitement représentatif des qualités du groupe. Malgré un superbe pochette de fin de fête foraine, le disque donne clairement envie de faire la fiesta !

    Si tu es un gros fana de Operation Ivy, Rancid, Capdown, The Filaments ... c'est simple, ajoute Thee Infidels à ta playlist !

  • La Jungle - II

    La Jungle est un duo montois, on y retrouve aux cris et à la guitare Mat qui tient les mêmes rôles dans Petula Clarck. Il est ici accompagné de Reggie. La Jungle parcourt les scènes belges et européennes depuis 2014. Le duo a d'ailleurs déjà bien bourlingué. Ce II comme son nom l'indique est le deuxième album du groupe. Il sort via les labels belges Black Basset et Rockerill Rcds.

    La Jungle est un peu la révélation belge de cet été, pas mal d'articles ultra positifs dans la presse. Le groupe joue d'ailleurs un peu partout. J'ai reçu en "avant première" le skeud via leur label. La sortie est prévue pour le 15 octobre.

    La Jungle s'annonce comme un groupe de Techno/Transe/Kraut/Noise ... à part la noise, le reste c'est loin d'être ma tasse de thé musicale. Malgré cela, le disque donne envie de se défouler/de transer comme un fou. C'est hypnotique à souhait. Des titres qui durent entre 5 et 10 minutes qui ont bien un côté électro et qui te donnent envie de danser. Il y a un côté répétitif qui t’attrape à l'oreille et qui t'entraine vers la piste de danse pour y faire le con.

    Malgré le fait que le disque n'arrivera jamais dans ma discothèque idéale ... j'ai pris une bonne tranche de plaisir et j'ai finalement apprécié la découverte. Pour le reste, je vais retourner m'écouter Petula Clarck.

  • Antillectual - Engage

    Engage est le nouvel album des Hollandais d'Antillectual. Il est sorti durant l'été 2016. Le dernier album datait de 2013 et le groupe a enfin connu une période sans changement de bassiste.

    Le trio reprend le travail là où il s'était arrêté avec les deux précédents: Perspectives & objectives et Start from Scratch. Des textes engagés et revendicatifs: "So stop to squeeze, no more greek tragedies. Not on our coast, no more dead refugees. Not on our watch, no floating casualties. Not in our name, no fake remedies" (Europe, This is your final countdown) ou encore des titres comme: Change the standard, Racist/rash, Priest without religion, Appetite for Construction. De plus, le groupe prend la peine d'expliquer ses paroles dans le livre du disque.

    Musicalement, le trio nous balance à nouveau un punk rock bien abrasif et puissant. Des titres de 2 minutes trente de moyenne avec un batteur super précis, un chant lead accompagné de chœur tout au long des titres.

    Antillectual fait partie de ce qui se fait de mieux niveau punk rock en Europe et le groupe le prouve encore avec cet album. 12 titres qui forment une belle cohésion avec certains comme "Europe, this is your final countdown" qui ont été écrit pour être repris en chœur durant les concerts.

    Foncez sur cet album et courrez voir Antillectual si le groupe passe près de chez vous !

  • Kevin Seconds - New Years Rulin's

     Kevin Seconds est le chanteur du groupe punk/hardcore de Sacremento, 7 Seconds. Groupe légendaire de la scène punk ricaine. Quand il ne tourne pas avec son groupe, le bonhomme se la joue en acoustique. Cet album New Years Rulin's date de 2014 et à la particularité comme l'annonce son titre d'être en lien avec les bonnes intentions du nouvel an.

    Kevin Seconds place en chanson, 33 intentions du nouvel an. Les chansons sont ultra courtes (max 40 secondes) et parlent donc des promesses faites le soir de l'an comme "Travailler mieux et plus", "Changer de chaussettes", "Dancer mieux", "Déposer à la banque les petites pièces", ... C'est drôle, mais vite redondant.

     

  • Frank Turner - The second Three Years

    Ce The Second Three Years est une compilation reprenant des titres de Frank Turner enregistrés pour des splits, des face B ou des compilations par Frank Turner entre 2009 et 2011. On y retrouve aussi quelques titres live. Le disque est sorti pour l'Europe en novembre 2011 chez Xtra Mile Records et chez Epitaph en 2012 pour le reste du monde.

    C'est clairement destiné aux amateurs du bonhomme. On est loin de la qualité des différents albums de Frank Turner. L'artiste était en train de percer à l'époque en Angleterre et on sent le coup du label qui tente de faire du fric avec des fonds de tiroir. Il y a cependant quelques titres qui valent l'écoute comme le paquet de cover présente sur l'album: Linoleum de Nofx, On a plain de Nirvana, My Poor Friend Me de Bad Religion.

    A conseiller aux fans, les autres foncer plutôt sur les albums studios que sont Love Ire & Song ou Positive Songs For Negative People.