Music Is My Live

  • Heavy Heart - Discoveries

    Heavy Heart, c'est un nouveau groupe de Nantes. Le groupe date de 2015 et a été fondé sur les cendres encore chaude de La Rupture dont on retrouve deux membres. On y retrouve aussi un One Thousand Directions. Ce premier album date de 2015 et est sorti chez Canisay? Records?. Un second est prévu pour janvier.

    Heavy Heart, c'est la nouveauté punk rock indie/emo originaire de France. Les 4 gars nous ont sorti un premier album (8 titres) de grande classe. On y retrouve un côté punk rock - certains titres me font penser aux meilleurs titres de Blink 182 - mais on retrouve aussi la force de l'indie/punk avec des sonorités proches de Caves, Muncie Girls ou The Smith Street Band. L'album sonne super bien et à la deuxième écoute, on se surprend déjà à chanter certains refrains ! Le dernier titre "What We Lost" est même une véritable tuerie indie/punk. Ça chante en anglais et ça compose des mélodies imparables !

    Si tu ne connais pas encore Heavy Heart fonce écouter et/ou voir les 4 Nantais. J'attends avec impatience leur album prévu pour janvier !

  • Seasick Steve - Keepin The Horse Between Me and The Grown

    Ce double album sorti en 2016 chez There's a dead skunk Rcds est déjà la huitième sortie pour Seasick Steve et ce depuis 2004. Le papy du blues est peut-être arrivé au devant de la scène sur le tard, mais depuis qu'il y est, il n'a pas chômé.

    L'album contient 20 titres de blues, mais c'est bien plus riche que cela. Le ricain n'est plus aussi foldingue/crade qu'à ses débuts. Il s'est un peu assagi et propose une panoplie de titres allant du blues au boogie en passant par la folk et l'americana. Quelques titres sont un peu moins bons, mais il reste quelques perles comme celui qui donne le titre à l'album: "Keep that horse between you and the ground" ainsi que Hell, Southern Biscuits.

    Un bon album de la part du papy qui a le mérité de proposer un condensé entre le blues et la musique du midwest profond des Etats Unis. Cela donnerait presque envie de monter à cheval et de tirer avec une vieille winchester en sirotant une bière.

  • Demain Encore - Nouveaux souvenirs

    Lisa A Peur est en pause forcée, deux de ses membres ont décidé de reprendre le collier avec un nouveau projet. La batteuse Jess s'est mise au chant, à l'écriture et à la guitare; le guitariste/chanteur est resté à la guitare et se contente des chœurs. Ils ont ajouté Bob à la batterie et Sam à la basse dans leur nouveau projet. Le tout est sorti chez Panda Records.

    J'avais déjà été agréablement surpris par le groupe en live ... mais là sur disque, c'est carrément une toute belle surprise. Au programme de ce nouvel album auto produit, 15 titres de punk teinté de grunge. Une énergie et un sentiment de révolte/combat qui fait clairement penser à la rage des Riot Girls !

    Un mix entre Distillers et Bikini Kill, le tout chanté en français. Les titres "Loin de moi", "Oligarchie", "Appelle ça comme tu veux" sont des véritables pépites dans le style: textes engagés, section rythmique qui assure, refrains jouissifs, grosses guitares qui claquent; rage, conviction, tout y est !

    Clairement une des découverte de cette année ! Ça devrait être écouté dans tous les collèges et cela devrait passer en radio !

  • 11-13/11/16 - This Is My Fest 4

    This Is My Fest édition 4 avait lieu au Gibus, célèbre club du centre de Paris et ce durant le weekend du 11 novembre. Trois jours de fête et de punk rock à Paris organisé par Guerilla Asso. 25 groupes au programme pour 25€, c'est plus que honnête. Contrairement aux cannettes de 50cl de 1664 vendues au bar pour 5€ (enfin, il parait que c'est pas cher pour Paris. Ça reste cependant cher pour des cannettes d'eau pétillante).

    This Is My Fest, c'est un peu la réunion de famille, genre mariage ou communion. C'est l'occasion de revoir tous les copains de la scène punk rock française (ainsi que suisse et belge) que l'on croise de temps en temps sur la route. On passe pas mal de temps à discuter de projets, de tournées et ça dans une ambiance festive.

    Je suis arrivé le vendredi pile pour le début du premier concert. Johk, de Poitiers a la charge d'ouvrir le festival. La salle est encore en mode vendredi 16h45, il y a un peu de monde, mais c'est pas encore la grosse foule. Pourtant les 4 gars assurent grave et relèvent le défi haut là main. 30 minutes d'un excellent set pour démarrer. D'ailleurs 30 minutes, c'est la règle pour tout le monde hormis les 3 headliners qui ont droit à 45 minutes. Après chaque minute, on a droit à 15 minutes de pause avant de réattaquer avec le suivant et ça marche, l'horaire est respecté de A à Z. Shut Up ! Twist Again ! les lascars de Bayonne bercés au son de Dead To Me et The Flatliners (dont ils reprennent un titre sur scène) poursuivent la fête. Leur débauche d'énergie sur scène (et même devant car on a droit à un morceau acoustique joué dans la fosse) m'impressionne une fois de plus. Deux groupes et la barre est déjà bien haute. Col Rouge remplace ensuite Mauvaise Pioche dont le leader, Antho est actuellement en tournée aux States comme musicien pour Arms Aloft. Col Rouge, c'est un nouveau projet international avec au chant Noé Talbot de Montréal, aux guitares Paul Pechenart (Guerilla, Bien à tien, ...) et Kev (Intenable, Nina School, ...), Esteban le bassiste de Bien à Toi et un batteur que je ne connais pas. Pour un premier concert, ça envoie grave. Quelques compos originales et quelques chansons de Noé Talbot sont au programme.

    Je fais ensuite une petite pause sur Disco//Oslo, groupe punk rock allemand. J'écoute de loin, mais sans plus. Par contre, je me rapproche pour les ricains de Spanish Love Songs. Les gars déballent un excellent indie punk dans la veine de ce qui se fait de mieux pour le moment dans le style. Excellent découverte ! Les papys de Ravi (sur les routes depuis 1999) suivent ensuite avec un set bien classe. A conseiller à tous les amateurs de Burning Heads et Hot water Music.

    Les Anglais de Great Cynics suivent et là, surprise. Exict la bassiste remplacé par un bassiste et une claviériste. Grosse déception du festival, les deux anciens membres assurent le truc, mais la claviéritse ne sert strictement à rien et pourri pas mal le set. A oublier, dommage. Not Scientists termine la première journée avec 45 minutes d'un excellent punk rock. Le groupe avec deux ex Unco cartonnent toujours autant sur scène. Punk rock ramonesque, parfait pour clôturer cette première journée. D'ailleurs, l'after party, ce sera sans moi.

    Samedi 12, arrivée sur place pile pour le concert de Quitters. Le groupe n'a plus de batteur, c'est donc Romain (ex-Nichiels, Traders) qui s'en charge. Il assure sans problème ! De nouveau, le premier groupe met déjà la barre bien haut avec son punk rock teinté de Flatliners. Les Suisses de Hello My Name Is poursuivent la fête. Le trio fait un excellent set, à conseiller à tous les amateurs de Charly Fiasco et Guerilla Poubelle ! Chavire et son post hardcore suit. Encore une belle découverte, les 5 Nantais tiennent bien le truc avec un chanteur (ancien de chez Homesick) qui passe son temps à parcourir la scène et à défendre ses idées face au public. A placer entre un Defeater et un Nine Eleven. Je me détache un peu de la scène ensuite pour taper la discute avec pas mal de potes. J'entends de loin le punk rock des Allemands de The Deadnotes et le hardcore de Hightower. Je reviens vers le devant pour Heavy Heart, la nouvelle sensation indie version nantaise. Le groupe comprend un ancien One Thousand Directions et des anciens La Rupture. C'est la découverte et la claque du festival. Un excellent indie punk quelque part entre du Smith Street Band et du Bangers. Nine Eleven suit mais je suis assez déçu par le set, je les préfère clairement dans des lieux encore plus petit. Je trouve que cela manque d'énergie. Est-ce que c'est parce qu'il y a quelques nouvelles que je ne connais pas ... aucune idée, mais j'accroche pas au concert. Ensuite, avec P.O. Box c'est tout le contraire. Le groupe a un nouveau batteur (celui de Reviens) et balance un excellent set de 30minutes, un peu de ska punk à l'ancienne pour se défouler après quelques groupes de coreux.

    La soirée se termine avec un set spécial de Justin(e). Les Nantais (encore) jouent leur premier album de la première à la dernière chanson avec le line up de l'époque donc à 5 avec Fab à la deuxième guitare. Le public est survolté. Le set se termine avec le retour de Fab à la basse et de Fix à la batterie et avec quelques classiques ... un Jean Claude Suaudaeu de toute beauté pour finir ! Le samedi fut un belle réussite avec plus de 500 personnes, ça prend d'ailleurs du temps pour sortir ...

     

  • Radio 911 - Paradoxalement vôtre

    Ce paradoxalement vôtre est le premier album des Liégeois de Radio 911. Le jeune trio est actif depuis quelques années sur Liège. Le disque sort via AeM Project et 2k10 Records et on y retrouve 10 titres.

    Le trio nous balance un chouette skeud de punk rock. Musicalement les gars ont dû être bercés par du Rancid et du Operation Ivy. Par contre le tout est chanté en français, ce qui donne un côté "Guerilla Asso". Le truc est encore un peu jeune, on sent que c'est un premier enregistrement avec tout son charme. "Si tu veux rentrer dans la cour des grands, tu ne dois pas avoir un pied dedans et un pied dehors. C'est les deux pieds dedans ou les deux pieds dehors", c'est un des messages que le groupe nous fait passer. Les gars semblent en tout cas bien les pieds sur terre et ont un regard critique sur la scène et la société.

    Un premier album sorti en 2016 plein de promesses et qui doit vous donner envie de soutenir le groupe ! A ranger entre les grands frères de Corbillard, Guerilla et Rancid.

  • Lord James - Don't hope, walk hard and meanwhile fuck you !

    Lord James, c'est un peu la découverte inattendue. Tu bookes un show avec un groupe de street punk ricain et le booker t'oblige à prendre des Allemands inconnus en première partie. Tu n'as pas trop le choix, mais une fois que les costaux ont fini leur set, tu les remercies pour leur présence et tu cours voir ce qu'ils ont au merch.

    Lord James, c'est un groupe de street punk/r'n'r de Cottbus qui existe depuis 2005. Ce Don't hope, walk hard .... date de 2013 et semble être leur avant dernière sortie. Les 5 musicos ont sorti un album qui tient sacrément la route. Quelque part entre les morceaux les moins celtic punk de Dropkick Murphys, du truc bien heavy r'n'r à la Peter Pan Speedrock ... mais tout en sentant bon le punk rock. A l'écoute du disque, on pourrait les classer à côté d'un Turbo AC's. Depuis début octobre, ce 11 titres revient souvent sur ma platine sans me lasser une seconde. Une excellente découverte ...

  • Descendents - Hypercaffium Spazzinate

    Hypercaffium Spazzinate, sorti chez Epitaph, est le septième disque des Ricains de Descendents en 39 ans de carrière. Le dernier disque, Cool to be You date de 2004. On a connu plus prolifique comme groupe. Il est vrai que le groupe a connu diverses pauses suite à la carrière de biologiste de leur chanteur Milo.

    Malgré l'attente, ce dernier Descendents est tout sauf décevant. Descendents, c'est un peu comme ton boulanger habituel. Tu vas chez lui tous les matins chercher tes croissants et même si la recette est identique tous les jours, cela te suffit et tu n'as pas envie de changer de boulanger. Descendents c'est un peu la même chose. Le groupe joue depuis le début un punk rock mélodique/skatepunk (ils en sont d'ailleurs un des groupes références). Avant même d'écouter le disque tu sais à quoi t'attendre, mais tu aimes ça. Le groupe te refile de manière tout aussi jouissive la même came depuis près de 40 ans et c'est ça sa force.

    Au programme de ce septième effort studio, le quatuor propose 16 titres de punk à roulette d'une moyenne de 2 minutes. Le groupe semble prendre du plaisir à faire ce qu'il fait.

    Si tu aimes Descendents, tu dois déjà avoir le disque, sinon passe ton chemin !

  • Thee Infidels - We went to the studio and all we got was this lousy record

    Les Allemands de Thee Infidels sont de retour. Après plusieurs ep datant au mieux de 2013, les gars de la région de Francfurt reviennent avec un premier album complet.

    Au programme 11 titres de pur skacore/skate punk. Le quatuor revient plus fort que jamais. C'est ultra rapide, bourré d'influence skate punk et d'influence ska. Ils nous offrent 27 minutes ultra jouissive. Un titre comme "Dome of Mine" est parfaitement représentatif des qualités du groupe. Malgré un superbe pochette de fin de fête foraine, le disque donne clairement envie de faire la fiesta !

    Si tu es un gros fana de Operation Ivy, Rancid, Capdown, The Filaments ... c'est simple, ajoute Thee Infidels à ta playlist !

  • La Jungle - II

    La Jungle est un duo montois, on y retrouve aux cris et à la guitare Mat qui tient les mêmes rôles dans Petula Clarck. Il est ici accompagné de Reggie. La Jungle parcourt les scènes belges et européennes depuis 2014. Le duo a d'ailleurs déjà bien bourlingué. Ce II comme son nom l'indique est le deuxième album du groupe. Il sort via les labels belges Black Basset et Rockerill Rcds.

    La Jungle est un peu la révélation belge de cet été, pas mal d'articles ultra positifs dans la presse. Le groupe joue d'ailleurs un peu partout. J'ai reçu en "avant première" le skeud via leur label. La sortie est prévue pour le 15 octobre.

    La Jungle s'annonce comme un groupe de Techno/Transe/Kraut/Noise ... à part la noise, le reste c'est loin d'être ma tasse de thé musicale. Malgré cela, le disque donne envie de se défouler/de transer comme un fou. C'est hypnotique à souhait. Des titres qui durent entre 5 et 10 minutes qui ont bien un côté électro et qui te donnent envie de danser. Il y a un côté répétitif qui t’attrape à l'oreille et qui t'entraine vers la piste de danse pour y faire le con.

    Malgré le fait que le disque n'arrivera jamais dans ma discothèque idéale ... j'ai pris une bonne tranche de plaisir et j'ai finalement apprécié la découverte. Pour le reste, je vais retourner m'écouter Petula Clarck.

  • Antillectual - Engage

    Engage est le nouvel album des Hollandais d'Antillectual. Il est sorti durant l'été 2016. Le dernier album datait de 2013 et le groupe a enfin connu une période sans changement de bassiste.

    Le trio reprend le travail là où il s'était arrêté avec les deux précédents: Perspectives & objectives et Start from Scratch. Des textes engagés et revendicatifs: "So stop to squeeze, no more greek tragedies. Not on our coast, no more dead refugees. Not on our watch, no floating casualties. Not in our name, no fake remedies" (Europe, This is your final countdown) ou encore des titres comme: Change the standard, Racist/rash, Priest without religion, Appetite for Construction. De plus, le groupe prend la peine d'expliquer ses paroles dans le livre du disque.

    Musicalement, le trio nous balance à nouveau un punk rock bien abrasif et puissant. Des titres de 2 minutes trente de moyenne avec un batteur super précis, un chant lead accompagné de chœur tout au long des titres.

    Antillectual fait partie de ce qui se fait de mieux niveau punk rock en Europe et le groupe le prouve encore avec cet album. 12 titres qui forment une belle cohésion avec certains comme "Europe, this is your final countdown" qui ont été écrit pour être repris en chœur durant les concerts.

    Foncez sur cet album et courrez voir Antillectual si le groupe passe près de chez vous !

  • Kevin Seconds - New Years Rulin's

     Kevin Seconds est le chanteur du groupe punk/hardcore de Sacremento, 7 Seconds. Groupe légendaire de la scène punk ricaine. Quand il ne tourne pas avec son groupe, le bonhomme se la joue en acoustique. Cet album New Years Rulin's date de 2014 et à la particularité comme l'annonce son titre d'être en lien avec les bonnes intentions du nouvel an.

    Kevin Seconds place en chanson, 33 intentions du nouvel an. Les chansons sont ultra courtes (max 40 secondes) et parlent donc des promesses faites le soir de l'an comme "Travailler mieux et plus", "Changer de chaussettes", "Dancer mieux", "Déposer à la banque les petites pièces", ... C'est drôle, mais vite redondant.

     

  • Frank Turner - The second Three Years

    Ce The Second Three Years est une compilation reprenant des titres de Frank Turner enregistrés pour des splits, des face B ou des compilations par Frank Turner entre 2009 et 2011. On y retrouve aussi quelques titres live. Le disque est sorti pour l'Europe en novembre 2011 chez Xtra Mile Records et chez Epitaph en 2012 pour le reste du monde.

    C'est clairement destiné aux amateurs du bonhomme. On est loin de la qualité des différents albums de Frank Turner. L'artiste était en train de percer à l'époque en Angleterre et on sent le coup du label qui tente de faire du fric avec des fonds de tiroir. Il y a cependant quelques titres qui valent l'écoute comme le paquet de cover présente sur l'album: Linoleum de Nofx, On a plain de Nirvana, My Poor Friend Me de Bad Religion.

    A conseiller aux fans, les autres foncer plutôt sur les albums studios que sont Love Ire & Song ou Positive Songs For Negative People.

  • Punk Rock Holiday 1.6 - Tolmin (Slovénie)

    Retour au Punk Rock Holiday en Slovénie en compagnie d'une paire de copains pour cette édition 1.6. Le Punk Rock Holiday offrait cette année une affiche plus qu’alléchante surtout pour les amateurs de punk rock aimant les années nonante.

    Le Punk Rock Holiday est un peu le camp scout (à la belge) du punk rock. Le festival a lieu sur une semaine dans le plus beau cadre qui soit, au confluent entre les rivières Soca et Tolminska niché dans les Alpes slovènes. Le site est paradisiaque. Le Punk Rock Holiday c'est une semaine de vacances pour tous les amateurs de punk venus de toute l'Europe (la proportion de locaux est assez faible par rapport à pas mal de festival). Ça parle anglais, français, allemand et autres un peu partout ! Les prix sont d'ailleurs prévus pour un public d'étrangers (ça coûte 2x moins cher de manger un bout hors du festival).

    Je suis cette année arrivé sur place le dimanche afin d'avoir un belle place dans le camping et de profiter un max du cadre et de la fête. Les premiers concerts ont lieu le lundi avec l'ouverture de la grande scène pour le Warm Up. J'y pousse une tête pour le concert de Useless ID. Le son n'est pas exceptionnel et je trouve le concerts des Israéliens assez fade. Suit Lagwagon, et là je préfère passer mon tour car leurs concerts sont toujours fades. Retour sur le devant de la scène pour Sick Of It All qui traverse une fois de plus l'Europe. Le son n'est toujours pas top, mais le groupe arrivera à foutre un gros bordel. Au programme: Built To Last (en final), Scratch the surface, Uprising Nation et j'en passe !

    Mardi, deuxième jour du festival, je bouge mes fesses afin d'aller voir les copains d'Antillectual pour le xième fois et comme à chaque fois, c'est parfait ! Grosse claque de la part des 3 Néerlandais avec un super concert qui laisse la part belle à leur nouvel album sans oublier les titres phares. 40 minutes de bonheur ! Je zappe ensuite le concert de Flag pour revenir devant la scène pour Iron Reagan et son hardcore proche du trash. J'ai découvert le groupe en janvier et ça m'avait bien impressionné sur scène. Rebelotte ce coup-ci ! Je fais l'impasse sur The Toasters qui suit (pas fan pour un sou du groupe). Place ensuite à Bouncing Souls, le groupe est égal à lui-même. Bons titres, mais présence scénique proche du zéro. True Believer en clôture ! Après 30 minutes, Descendents arrive sur scène. 1h15 d'un concert parfait; Milo et sa bande sont en forme. On a droit entre autres à Hope, Pervert, Everything Sux, Coffee Mug, Bikeage, I'm the one, Descendents, Thank You. Le groupe est en complète harmonie avec le public ... le concert aurait pu continuer de la sorte pendant toute la nuit et ce malgré la pluie qui pointe le bout de son nez.

    Mercredi matin, réveil sous la pluie; on aura droit à 18h de pluie sans interruption et par la même occasion la perte de 10°. Pas top, comme journée ... humidité, fête à son minima ... mais on fait avec ! Heureusement cela cesse vers 19h ! Direction la grande scène pour les Anglais de Apologies, I Have None. Je ne suis pas un grand fana du groupe, mais il n'y a rien à dire de leur concert, les gars assurent et offrent un tout bon concert. A Wilhelm Scream suit avec un set de malade. 1h de punk rock hypertechnique. Une grosse claque comme à chaque fois ! S'ensuit un petit changement de programme avec NOFX qui était censé être la tête d'affiche du jour, mais qui a un avion à prendre pour son concert du lendemain. Ils jouent donc 1h30 en avance sur le programme. Le concert démarre par une intro bien reggae et puis s'ensuit: Kill Alle the White Man, The Moron Brothers, Murder The Government, The Brews, 72 hookers, Quart in session, Fuch The Kids, Six Years on Dope, Radio, Idiots are taking over, Stickin'in my eye, The Man I Killed, Mattersville, I'm Telling Tim, Instant Crassic, Can't get the stink Out, I Believe in Goddess, Seeing Double at the Triple Rock, Eat The Meek, Herojuana, Linoleum, Champs Elysées, Frano Un-American et Theme from a NOFX album. Il y a pas mal de titres que le groupe joue rarement, ça fait plaisir. Fat Mike est en forme et ne semble pas trop éméché. En plus des titres, on a droit aux blagues potaches et pseudo raciste habituelles. Le quatuor est venu rappeler une fois de plus qui étaient les patrons ! Changement radical de style ensuite avec Agnostic Front et son NY hardcore. Très bon concert de la part des New Yorkais, j'ai souvent du mal avec le groupe en concert, mais ici je suis agréablement surpris. Strung Out termine ensuite la soirée avec un concert assez sobre (contrairement à moi).

    Jeudi, il est temps de pointer son nez sur le beach stage et de voir aussi des "plus petits" groupes. La journée démarre par les Belges de For I AM à 13h45. Pop punk avec chant féminin, sans plus ... Fat Randall suit. Punk rock from Germany. Rien de particulier. Noopinion vient ensuite mettre la barre bien plus haut. Grosse claque de la part des Allemands qui balancent un excellent punk rock. On est passé à un niveau (voir plus) au dessus par rapport aux deux groupes précédents. Les Australiens de The Decline (à ne pas confondre avec les Français) viennent ensuite remettre une couche de punk rock. Le groupe est déjà passé à la même heure et au même endroit l'année précédente. Ça tient toujours autant la route. Such Gold termine la journée sur le Beach Stage avec un concert tout aussi excellent que les deux groupes jouant juste avant eux.

    Il est ensuite temps de remonter sur la main stage pour le celtic punk de Rumjacks. Le groupe était en tournée européenne pendant plus d'un mois et a partagé pas mal de dates avec The Real McKenzies. Très bonne découverte Celtic Punk avec un côté folk. On est dans la même veine qu'un Flogging Molly. Changement de style radical ensuite avec Deez Nuts et son gros hardcore des familles. Pas trop ma tasse de thé (mais c'est l'occasion de démarrer la soirée Gin Tonic). Les Canadiens de The Flatliners suivent avec un concert bien classieux, tous leurs tubes y passent: Liver Alone, Birds Of England, July!August!Reno!, Eulogy, ... Les vétérans de Authority Zero suivent avec une excellente prestation. Plus de 20 ans de scène et cela se sent. Les gars viennent foutre la claque à tous les groupes vus dans la journée. 1h de set à tomber par terre ! The Donots suit, le groupe allemand est là pour faire le quota. Chaque année, un "gros" groupe allemand (qui ne cartonne qu'en Allemagne et Autriche est présent à l'affiche) rameute les troupes teutonnes devant la scène. Bien, mais sans plus sauf pour les 500 Allemands aux premiers rangs. La journée se termine par le concert de Jello Biafra. Le concert est super cool, la set list est top ... mais le personnage est à chier. Je peux comprendre le côté revendicatif et politique du discours, par contre j'ai plus de mal avec le côté égocentrique. Il faut savoir qu'au PRH, il n'y a pas de barrière et que les gens montent allègrement sur scène pour faire des stages, mais dans 98% des cas cela se fait très respectueusement. Jello Biafra a lui interdit la pratique lors de son concert. Il ne veut personne d'autres que lui et son groupe sur scène, le nettoyage sera parfois musclé (un peu comme les violences policières qu'il dénonce).

    Vendredi, dernier jour ... et ça devient dur ... surtout que le Gin Tonic de la veille passait bien. Glandage, dodo, mal toute la journée ... Arrivée sur le site à 20h pour le concert de Muncie Girls. J'adore le trio anglais, mais j'ai la même impression que lors du Groezrock. Le groupe n'est pas encore fait pour des grandes scènes. Ils semblent perdus au milieu de cette grande scène et cela se ressent sur tout leur concert. En plus, pas de bol pour eux, au son on a à nouveau droit au stagiaire branquignol qui avait fait le son le lundi et ça n'aide pas. Alors que les 3 jours précédents, le son était top, cette fois-ci c'est catastrophique. Les punks de Total Chaos suivent, trop punk à mon goût. Cela fait passer le temps, mais ça s'arrête là ! Vient ensuite No Fun At All qui à l'inverse deux précédents arrive à avoir un son correct et qui font un concert à tomber par terre tant c'est classe. Une set list de malade: Master Celebrator, I've seen, Beachparty, Mine My Mind, Perfection, Alcohol, Believers et j'en passe. Une grosse baffe dans la tronche ! Malheureusement la baffe est si parfaite que Millencolin parait très fade juste après, d'ailleurs après 20 minutes, j'ai fait le tour de la question ...

    Si il fallait en retenir que quelques uns de ce Punk Rock Holiday 1.6.: No Fun At All, Authority Zero, Noopinion, Antillectual, A Wilhelm Scream, NoFX et Descendents ! 

     

     

  • Muncie Girls - From Caplan To Belsize

    From Caplan To Belize est le premier full album des Anglais de Muncie Girls. Le groupe existe depuis 2012 et a déjà sorti un paquet de ep et de split. L'album est sorti chez Specialist Subject Records, l'excellent label anglais en mars 2016.

    Le trio d'Exeter qui est en train de percer un peu partout (Groezrock, Punk Rock Holiday, Leeds Festival, ...) qualifie sa musique de punk rock. Mais il oublie de parler de la touche indie/lo-fi qu'il y a dans leur musique. Musicalement, on est proche des idées punk rock avec des chansons courtes de max 3min30, une session rythmique bien présente et bien pêchue et un guitariste qui triture son manche. Cependant, il y a un côté pop/indie dans leur musique qui est principalement dû à la présence de leur chanteuse/bassiste et de son timbre de voix plus proche de ce genre-là. Le groupe a su mixer les deux pour offrir un excellent premier album entre énergie punk et sonorité pop. C'est un peu le clash entre No Doubt et Crazy Arm. Le trio avec dix titres nous réinvente le style de façon très personnelle.

    A l'écoute du disque, on a qu'une envie, c'est d'en reprendre une dose ! Un des albums de l'année sans aucun doute.

  • Topsy Turvy's - You better Believe it you're in ...

    You better Believe It You're in est le deuxième ep du quatuor de Poitiers. Il est sorti en 2012 sur les labels suivants: Snapcut, No Routine Rcds, Deux pieds deux doigts, Smalltones Rcds. Il comprend 8 titres. Le groupe semble d'ailleurs dans l'optique de sortir des eps que des albums (3 eps et 2 splits sortis depuis les débuts en 2011).

    Topsy Turvy's nous sort 8 titres d'indie punk bien dans la tendance actuelle. Ça balance de l'excellent pop punk tendance indie, tantôt avec chant féminin, tantôt avec chant masculin. C'est déjà très prometteur pour un deuxième album. D'ailleurs les splits et eps suivants seront dans la même veine. Si je pouvais résumer ce disque en un mot, ce serait CLASSE. Le quatuor de Poitiers s'applique pour nous fournir des titres parfaits qui reste dans l'oreille et qui donne envie de s'amuser en live ! 

    Comme déjà dit pour les autres disques, si tu es fan de Unco, Muncie Girls, Great Cinycs, ... fonce écouter Topsy Turvy's.

  • Such Gold - The new Sidewalk

    Le groupe Such Gold nous vient de la région de New York. Il existe depuis 2009 et a connu déjà quelques changements de line up autour de Ben Kotin le frontman. Ce The New Sidewalk est le deuxième album (hormis quelques splits et ep) du groupe et date de 2014. J'ai découvert le groupe cette année ... et c'est une véritable tuerie.

    L'album comprend 12 titres de hardcore mélo à l'ancienne. C'est super bien foutu et ça t'envoie des morceaux de 3 minutes dans la tronche comme Tyson à sa grande époque. On ressent derrière les compos l'influence des grands frères comme Strung Out ou No Use For A Name, mais le tout avec la touche 2.0. A classer à côté des The Flatliners et ce genre d'excellente came !

    Du bon punk bien hardcore qui déborde d'énergie et ce malgré une pochette bien tendance Pink Floyd !

  • The Inspector Cluzo - Rockfarmers

    Les Gascons d'Inspector Cluzo nous ont sorti en avril un cinquième album en autoproduction. Mais les gars ne se sont pas arrêtés là; on a droit à bien plus. Le package comprend un double ep, un livre et un DVD.

    Le duo rock/noise/grunge/math-rock/groove/barré/etquesaisje gascon nous offre avec Rockfarmers une ode à leur région et leur vision du monde 2.0. Le disque s'appelle Rockfarmers car les gars ont poussé le concept local en reprenant une ferme et en créant eux-même leur foie gras ainsi que leur potager et autres. Tout cela est expliqué dans le livre et dans le DVD d'une trentaine de minutes. Les deux gaillards nous expliquent leur démarche du retour à la terre accompagnée de tournées et d'échanges à travers le monde. Ils nous parlent aussi de leur refus du monde de la consommation et de l'uniformisation sans pour autant oublier de rencontrer et de partager avec les autres cultures. On les voit au Chili, au Japon, en Corée, en Afrique du Sud, aux 4 coins de l'Europe ... le tout entrecoupé par des moments dans leur ferme. Le passage où explique le pourquoi de leur choix est tout simplement merveilleux de justesse !

    Niveau musical, le duo revient avec un cinquième disque fort ! Un mix parfais entre groove et rock grunge. 15 titres où l'on passe du blues à des sons garage, punk, rock avec talent et aisance. Une diversité énorme ... par moments, on est face à la mélodie d'un Jeff Buckley ou d'un Johnny Cash par d'autres, on est face à la fureur destroy d'un Nirvana. Les gars profitent aussi de leur album pour faire passer leur message au niveau des textes (entre autre GMO & Pesticides).

    En gros, foncez acheter ce disque ! C'est bénéfique, on est très loin de la merde radiophonique entendue partout malgré que le groupe joue dans tous les festivals à travers le monde ! Une visite du monde mais sans uniformisation ! Parfait !

  • Homer - Lost Love/Loved Loss

    Je n'ai jamais été un gros fan du groupe Homer. Ces derniers sont une institution en Flandres, un paquet de dates chaque année depuis plus de 15 ans. J'ai revu le groupe deux fois ces derniers mois et mon avis a été plus positif. L'écoute de ce dernier album (double ep) sorti en 2015 a fini par me convaincre. Le disque est sorti chez Funtime record, le label du chanteur.

    Homer nous offre 6 titres de punk teinté de stoner et de hardcore. On ressent les influences des classiques punk rock mais le tout teinté des classiques hardcore. C'est un peu comme si Lagwagon avait fusionné avec Sick Of It All ou Raised Fist en passant du temps à écouter du Nick Oliveri. L'enregistrement est nickel et ça sonne parfaitement ! 6 titres bien lourds et remplis de consonance punk.

    Changement de jugement complet de ma part sur Homer, il me reste maintenant à retourner écouter leurs anciennes sorties.

  • Dog Eat Dog @ Reflektor - Liège - 25/05/16

    Première fois que je mettais les pieds au Reflektor, nouvelle salle liégeoise (datant de 2014). La salle est assez cool ressemblant à l'AB en beaucoup plus petit. Le concert de ce soir est sold-out depuis pas mal de temps. De mon côté, ça fait un super longtemps que je n'ai plus vu Dog Eat Dog et la dernière fois ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable.

    Les locaux de Adverse 96 ouvre le bal. Les concerts sont retardés suite à un retard du Dog Eat Dog. Les 4 Liégeois qui ont déjà pas mal d'expérience ont balancé un excellent punk/hardcore d'une trentaine de minutes. Le groupe belge dans le genre à retenir ! Foncez les voir si ça passe près de chez vous ! Un petit extrait du concert est dispo ici.

    Les Dog Eat Dog montent sur scène dès qu'Adverse a fini son concert car les gars viennent d'arriver et font leur soundcheck juste avant de démarrer. Le concert comme à 22h. Le groupe tourne pour fêter les 20 ans de l'album Play Games et l'année dernière, il avait fait une tournée spéciale All Boro Kings. Le groupe est chaud et commence les hostilités à fond les ballons. Les tubes s'enchaînent: Who's the king, Rocky, ISMS, Games et j'en oublie. Le groupe nous offre aussi son classique "Jupiler" titre bidon en hommage à son ancien guitariste belge. On a droit à un véritable festival de tubes devant un public déchainé de trentenaires venu le temps d'une soirée replonger dans ses souvenirs d'adolescents. Le groupe met le feu pendant près d'1h45 !

    Une grosse claque comme je les aime. Un concert de Dog Eat Dog comme si on était dans les années nonante, les GSM en plus !

  • Future of The Left - The peace & truce of future of the left

    J'étais un gros fan du groupe McLusky, ancien groupe de deux des membres de Future of The Left. Groupe éphémère et légendaire de punk/noise. Le groupe a cessé en 2004, Andy Falkous son leader monte alors The Future of The Left. Ce nouvel album date d'avril 2016 et est sorti via un crowfunding monté par le groupe. C'est déjà le quatrième album du groupe.

    On n'est face à un truc moins fou/barré que McLusky. La bande de Andy Falkous reste toujours dans un trip noise/punk. Le disque est moins violent que ce qu'ils ont déjà fait précédemment. Mais ce n'est pas pour autant plus light et calme. On navigue vers d'autres horizons, certains titres ont un côté plus math rock tandis que d'autres comme "No son will ease their solitude" vont explorer du côté de Sonic Youth. Le titre "Minor's gruel" a même un côté Primus. Le quatuor nous sort un album varié où les textes sont empreints d'humour noir et cynique.

    A conseiller à tous les amateurs qui en ont marre de la merde radiophonique, on est ici face à un truc bien varié et barré !

  • Faintest Idea - Increasing the minimum rage

    Faintest Idea est un groupe ska core anglais. Increasing the minimum rage est le deuxième album du groupe. Il est sorti chez TNS Records en avril 2016, le précédent datant de 2012. En quatre ans, le groupe a inlassablement tourné. Cela se ressent dans l'évolution entre les deux albums. Quel bond en avant !

    11 titres skacore super énergiques avec une belle présence des cuivres (cornet et trombone). Le groupe peut prendre la place que Random Hand a laissée vacante suite à sa pause/son split. Le groupe ne s'arrête pas au skacore et prend le temps d'explorer d'autres styles. On a droit à des trucs plus hip/hop ska avec Down Pressure, on a aussi droit à des trucs plus jazzy avec Tightrope. Le chant féminin apporte aussi parfois un plus, parfois une certaine variété qui permet au disque de s'écouter d'une traite sans être redondant.

    Faintest Idea est à ranger entre un Filaments et un Random Hand. A conseiller à tous les amateurs du genre !

  • Violent Femmes - We can do anything

    A l'instar des Pixies ou de At The Drive In, voilà encore un groupe culte reformé grâce au pognon du festival Coachella. Les Violent Femmes ont cessés vers la fin des années 2000. Le groupe a été formé en 1980 par Gordon Gano et a sorti une dizaine d'albums avant de splitter. Le groupe est de retour depuis 2012; We Can Do Anything est l'album du retour et est sorti en avril 2016 chez PIAS. L'album dure 30 minutes et contient 10 titres.

    On est de retour aux racines des Violent Femmes, un mix de folk et de punk acoustique bien bordélique. Un genre de REM underground et bien mieux foutu. Gordon Gano dit d'ailleurs que pour ce nouvel album, il est allé rechercher des vieilles démos enregistrées à l'époque et en a ressorti ces 10 titres. Même après cette pause, c'est toujours aussi jouissif de se mettre du Violent Femmes dans les oreilles.

    Pour tous les fans d'anti-folk actuel, courrez plutôt vous mettre cet album des Violent Femmes dans les oreilles !

  • Lost Love - Comfortable Scars

    Lost Love est un groupe canadien qui existe depuis 2013. Comfortable Scars est son deuxième album; il est sorti en 2016 chez Ocelot Records.

    Les Canadiens nous livrent 11 titres de punk mélodique ultra jouissif. Un condensé de pop punk ou de punk mélodique ultra bien foutu. A l'écoute du disque, on prend 11 fois deux minutes trente de bonheur musical dans les oreilles. A classer à côté d'un Smith Street Band et ce genre de came actuelle.

    Je ne vais pas baratiner plus longtemps sur ce disque, mais par contre, je te conseille de l'écouter à fond ! Bonheur garanti !

  • Didier Super - Vacances à vos frais

    Tout est dit dans cette interview.

    Ce nouvel album de Didier Super, tu l’as enregistré au Vanuatu avec un String Band local. Pourquoi être allé aussi loin ?

    Je suis déjà allé plusieurs fois en Nouvelle-Calédonie. La première fois pour un spectacle de vélo. J’y ai rencontré Sylvain, un gars du nord qui s’est expatrié là-bas pour devenir conteur. Il a eu envie d’organiser un spectacle de Didier Super là-bas, dans « le pays du non-dit ». Les gens y parlent beaucoup, mais pas des vrais problèmes. Il avait envie d’offrir aux oreilles calédoniennes des textes un peu spéciaux.

    En 2012 j’y suis donc retourné, et Sylvain m’a envoyé au Vanuatu, un petit archipel derrière la Calédonie. J’ai fait le même spectacle, mais ça a été un gros fiasco. C’était un public de profs français expatriés, bien planqués au salaire triple. Alors, les thèmes un peu « noirâtres » abordés dans le spectacle, ils n’avaient pas vraiment envie d’en entendre parler. Mais dans le public, un gars était là, et a une idée. Il est venu me voir et m’a dit « Je te verrai bien enregistrer un album avec un string band du Vanuatu ».

    Mais c’était surtout pour me faire payer des vacances au Vanuatu par un producteur. C’était un prétexte pour moi pour partir un mois dans le Pacifique. Heureusement la rencontre a été chouette, parce que c’est pas parce qu’on me paye des vacances que je vais revenir avec un album. Il a fallu bosser, rencontrer des gens, les intéresser. Ils ouvraient des yeux énormes quand je leur expliquais le sens de chaque chanson : les terroristes, la mort, l’avortement, l’excision… Ils étaient hallucinés. L’excision il a fallu leur répéter quatre fois ce que c’était, ils n’en avaient jamais entendu parler. J’ai travaillé avec le Aro string band, et à la fin de l’enregistrement, ils m’ont adopté en me donnant un nom de là-bas. Grosso modo ça signifie « le sel qu’on a sur le corps et qui pique aux endroits sensibles ». Ils ont tout compris.

  • Tim Holehouse - Odd/Even

    Nouvel sortie pour le hobo anglais Tim Holehouse. Cet album est considéré par Tim comme un double ep. Il contient 12 titres dont 2 fois le titre Even; l'un en version acoustique, l'autre en version plus électrique. Cet album est sorti via Aaahh!! Records.

    Tim Holehouse est accompagné pour l'enregistrement de musiciens (à la batterie et à parfois à d'autres instruments). Cet album résume bien le côté dual de Tim Holehouse. Dans certains titres, on retrouve la classe du folk et dans d'autres le côté crasseux et poussiéreux du blues. A certains moments, on est proche de Nick Cave (le titre Skeleton aurait pu être composé par l'Australien), à d'autres on est plus proche du Mississippi Blues. Tim arrive à faire le pont entre les 2. Il en est de même dans la durée des morceaux ... on passe de 50 secondes pour certains à plus de 11 minutes pour d'autres.

    Tim Holehouse nous offre un excellent album varié. La musique est bien mieux en place que lors de certains concerts complètement brouillon. A retenir dans les disques de cette année 2016 et à conseiller aux amateurs de Nick Cave et de Tom Waits.

  • Cédric Gervy - Merci pour ces moments

    Si je ne me trompe, c'est le 7ème album pour le chanteur Cédric Gervy. Celui-ci est un peu spécial car il ne comprend que des titres enregistrés en direct lors de l'émission humoristico-politique "C'est presque sérieux" de la première (Radio belge). On y retrouve 16 titres diffusés en direct live lors de l'émission 1 vendredi sur 2 et ce sur la saison 2015-2016.

    Cédric Gervy y chante l'actualité avec très peu de recul sur ce qu'il vient de se passer. Cela rendra l'album beaucoup plus "daté" que les précédents. Mais, cela rend hommage à la justesse des textes de 'sieur Gervy. Cet album s'écoute sans modération. A chaque écoute, on découvre une nouvelle pépite ou un nouveau jeu de mots (Michel engeula Merkel ... et j'en passe). Cela parle donc de l'année 2015 et 2016, on y retrouve donc les thèmes suivants: le foot, les diables, les attentats, les migrants, les primaires américaines, .... et un paquet d'autres. La particularité de cet album est aussi que Cédric Gervy rend hommage à ses influences musicales et ce beaucoup plus que dans les albums précédents. On y découvre donc des hommages entre autre à Brassens, Renaud, Stromae, Goldman, Gainsbourg, ....

    Un excellent album du 'sieur Gervy, en espérant qu'il y aura une nouvelle compile l'année prochaine !

  • Belvedere - The Revenge of the fifth

    Les Canadiens de Belvedere sont de retour. Le groupe a splitté en 2004, Steven Rawles le chanteur/guitariste a continué sur les routes avec This Is A Standoff. En 2012, le groupe a annoncé son retour et a joué dans quelques festivals. Après deus ep sortis en 2013, le groupe nous revient avec un album complet. Il est sorti pour l'Europe chez Effervescence Records et chez Bird Attack pour le reste.

    Steven Rawles et sa bande nous reviennent exactement là où on les avait laissé en 2004. Le quatuor nous sort un album de skate punk pur jus ! 12 titres dans la droite veine de This Is A Standoff, Fenix TX, Satanic Surfers, Mute, Penywise et ce genre de punk rock. Ça joue vite et bien, on se m'emmerde pas avec des fioritures; on va direct à l'essentiel ! Un bonheur d'écouter une galette typée fin des années nonante en 2016 !

    Probablement un des disques de l'année dans le genre ! Un retour bien senti !

  • Volt Voice - Volt Voice

    Volt Voice est un quatuor de Huy, en Belgique. Cet album éponyme sorti chez Honest House est leur deuxième et dernière plaque. Le groupe ne semble plus exister à l'heure actuelle. Cet album date de 2011 et comprend 10 titres.

    Volt Voice nous fait naviguer entre rock teinté de pop et math-rock/noise. C'est un peu le grand écart entre les 2 styles. Parfois, on est face à un truc complètement math-rock (genre Petula Clarck), parfois comme avec The Trees, on est face à un truc plus rock/pop expérimental. C'est un peu comme si Sonic Youth avait bouffé Radiohead.

    Excellente plaque de la part de Volt Voice. Dommage que l'aventure s'est arrêtée.

  • Robert Openightmare - Silent Scream

    Silent Scream est le sixième album des Toulousains de Openightmare ... en passe de devenir Robert Openightmare. Le groupe existe depuis 2000 et a pas mal écumé les scènes du sud de la France et même de toute l'Europe.

    Le trio, comme à son habitude, nous propose ici un mix entre punk et power rock. Cela sent bon la fin des années quatre-vingt et les années nonante. Au programme 10 titres d'une moyenne de 2min30. Le trio est ultra efficace et poursuit dans la lignée du précédent disque (Robert - 2014). A conseiller à tous les fans de Turbonegro et Therapy?, voire d'Helmet. Au niveau français, c'est un peu comme si Flying Donuts avait fait un petit avec Sleepers. C'est super concis, cela ne s'encombre d'aucune concession ni fioriture.

    Un groupe qui mérite plus de reconnaissance !

  • PJ Harvey - The Hope Six Demolition Project

    Ce onzième album pour PJ Harvey est sorti en 2016 chez Island. Il est loin le temps où l'anglaise déboulait avec Dry en 1992. Son dernier album datait de 2011, nous avions rarement dû attendre aussi longtemps entre 2 albums de PJ Harvey. Mais il est vrai que la dame a pas mal voyagé entre temps et a aussi sorti un recueil de poésie.

    PJ Harvey revient avec un pop bien à elle, un côté Beck au féminin. Elle a à nouveau travaillé avec John Parish pour l'enregistrement et les compositions. Par contre, la dame n'est pas super contente. Elle nous décrit le monde qu'elle a traversé ... souvent emprunt de guerre. Le titre "The Hope six demolition project" est repris d'un projet américain qui détruit les HLM pour les remplacer par des petites maisons chassant ainsi les plus pauvres.

    La dame nous sort après 5 ans de silence, un excellent album à classer à côté de "Dry" ou de "Is this desire ?".