Music Is My Live

  • The Penske File - Burn into the earth

    The Penske File est un groupe canadien. Burn into the earth est le deuxième album du groupe, il date de 2015 et est sorti chez Bearded Punk pour l'Europe. On y retrouve 10 titres.

    Avec le trio, on navigue en plein dans la vague punk rock actuelle. On est quelque part entre du Pup et du The Smith Street Band. Des chansons punk rock d'un moyenne de 3 minutes avec un côté catchy, entre punk rock bien pêchu et passages plus mélodiques. La présence de l'harmonica sur pas mal de titres apporte une petite touche en plus. The Penske Files ne révolutionnent rien dans le genre, mais à la mérite de sortir un album sans fausse note.

    Pour les amateurs de Pup, Caves, The Smith Street Band, Muncies Girl, ... Les autres passer votre chemin.

  • Concert en janvier !

    Je vais tenter de faire un petit retour de mes concerts et ce de manière mensuelle. Je vais donc débuter pour janvier 2018, janvier étant habituellement un mois un peu plus light niveau concert.

    Le premier concert vu en janvier, c'était durant mes vacances à Lisbonne. Un petit passage par le club Sabotage pour y voir The Selva et Aries. Je n'en retiendrai pas grand chose, du free jazz vraiment pas à mon goût.

    De retour à Bruxelles, j'ai été à la réouverture du Magasin 4 avec la soirée en hommage à Sin Kesh, le défunt guitariste des Slovenians. J'y ai vu les Sons of Disaster qui sont de retour sur scène depuis quelques mois après une pause suite à des changements de batteur. R'n'r toujours aussi brut dans les oreilles. Ensuite, il y avait The Progerians qui jouaient pour la première fois à 4 avec un deuxième guitariste. Cela rajoute encore un côté plus intensif à leur stoner/sludge; mais le son du concert était beaucoup trop fort, rendant celui-ci par moment inaudible. La fatigue ayant eu raison de moi, j'ai quitté la salle au début du concert de Frau Blutcher and The Drunken Horses.

    La semaine qui a suivi, je me suis juste mis un set bien dark de Mongolito sous la dent lors de l'ouverture de l'expo de Piotr des Progerians chez Moe.

    La vrai reprise des concerts, ce sera pour le weekend du 19 avec enfin deux concerts sur le weekend. Cela a démarré avec Three Eyed-Trees (ex Wantons) à Ecaussinnes. Les trois jeunes proposent du ton bon rock teinté de rock garage et d'influences à la Jimi Hendrix. Les locaux de Year Zero ont suivi avec un excellent set bien punk, bien grunge. Un groupe qui gagne à être connu et qui a une maitrise de plus en plus grande de la scène. Les Français de Quitters ont clôturé la soirée avec un excellent punk rock indie. 30 minutes d'un set propre et efficace !

    Le lendemain, direction la Taverne du Théâtre à La Louvière pour une soirée avec trois groupes punk. Radio 911 a ouvert les hostilités, punk rock tendance punk français avec quelques touches rancidiennes. Toujours aussi efficace sur scène malgré les quelques plantages. Les locaux de Conmecontent qui étaient attendus par le public ont suivi et les excellents Diego Pallavas ont finis en apothéose la soirée.

    Quelques jours plus tard, rendez-vous dans la petite salle de l'AB pour le retour de 36 Crazyfists en Belgique. Les Ricains ont eu la bonne idée d'amener dans leurs valises les fous furieux de '68. Le duo (avec l'ancien chanteur de Norma Jean et The Charriot) a ouvert les hostilités devant une vingtaine de personnes. Mais cela n'a pas empêché de prendre une grande claque dans la tronche. D'un côté un guitariste/chanteur complètement barré qui court dans tous les sens et harangue la foule ou son batteur qui lui a une tronche de jeune étudiant timide. Cela ne l'empêche de tabasser ses fûts avec frénésie. La première claque scénique de l'année. 30 minutes de rock'n'roll totalement hardcore. All Hail The Yeti suivait, cette fois-ci on était entre du hard rock de stade et du stoner ... rien de plus à signaler. 36 Crazyfists a terminé la soirée avec une set d'une grosse heure un peu linéaire à mon goût.

    Le vendredi 26, direction la MJC de Rixensart pour une soirée où Mr. Fartface remplace au pied lever les Corbillard qui annule faute de guitariste disponible. Le jeune trio de Louvain-La-Neuve s'en sort pas trop mal. Les Belgo-Hollandais de March suivent avec leur punk rock au chant féminin. Une tuerie ! 35 minutes ultra efficace. Le soirée termine avec les Canadiens de The Penske File, dernière sensation punk rock. Le trio propose un truc à la PUP, The Smith Street Band, entre punk rock ultra énergique et indie punk. A revoir !

    J'enchaine le lendemain avec une belle soirée à La Zone à Liège. Radio 911 ouvre la soirée devant une salle déjà bien remplie. Un concert bien meilleur que celui de La Louvière. Corbillard qui a un guitariste pour ce samedi, poursuit les hostilités avec un excellent set d'une quarantaine de minutes. Diego Pallavas, déjà de retour en Belgique, nous offre un très bon concert avec Nicolas, batteur de The Rebel Assholes qui officie en remplacement derrière les fûts. Aucune différence par rapport au concert de la semaine précédente. Les Hollandais de Antillectual termine la soirée. Le trio batave a la particularité d'offrir à chaque fois des concerts sans aucune fausse note et en toute modestie: c'est à nouveau le cas. Un gros parpaing de punk rock dans la tronche !

    Je termine le mois avec The Strypes à l'AB. Max Mense, groupe psyché originaire d'Espagne ouvre le bal. Rien de plus à en dire. J'avais déjà vu The Strypes au Pukkelpop quelques années plus tôt et impossible d'en avoir le moindre souvenir. Le groupe a joué pendant près d'une heure trente pour proposer un excellent concert de rock'n'roll teinté de musique anglaise. Un mix parfait entre Chuck Berry, Bo Dilley et Paul Weller. Les 4 jeunes Irlandais m'ont fait une très forte impression. A revoir absolument !

  • The Strypes - Spitting Image

    Spitting Image est le troisième album des Irlandais de The Strypes. Il est sorti en 2017 chez Fairly Extreme et contient 13 titres.

    Les jeunes de The Strypes font de la musique pour vieux et font ça très bien. Avec ce troisième disque, le quatuor irlandais nous propose du rock'n'roll tendance Dr. Feelgood, Chuck Berry et autres grands noms du r'n'r ricain. Le tout est teinté d'une grosse couche mod à la Paul Weller. Le groupe qui ne dépasse pas les 30 ans de moyenne d'âge propose une synthèse parfaite de la Mod anglaise et du r'n'r ricain. Ce disque contient 13 petites pépites.

    Ce Spitting Image est à conseiller à tous les fans de rock anglais !

  • Warsawwasraw - Sensitizer

    Warsawwasraw est un duo noise-grind-sludge de Paris. Ce Sensitizer est le deuxième album du groupe mais le premier sous la formule du duo guitare/batterie. Le disque est sorti chez Music Fear Satan et comprend 17 titres qui trouvent leur place dans 32 minutes.

    Le duo envoie un noise ultra agressif et violent; mais qui fait un bien fou aux oreilles surtout après une journée de boulot difficile. Beaucoup d'artistes parlent de la musique comme d'un exutoire, je pense que Warsawwasraw en est la parfaite définition. Ça tabasse à toute berzingue, ça gueule, ça cogne sur ses fûts et ça joue de la guitare de manière bruyante.

    Si tu aimes les trucs qui sentent bon la violence et les sons bien lourds, cet album sorti de 2014 doit trouver une place dans ta discographie.

  • Mauvaise Pioche & Noé Talbot - Split

    Mauvaise Pioche aka Antho (musicien pour Quitters, Intenable et Guerilla Poubelle) et Noé Talbot ont sorti un mini split en 2017. On y retrouve 3 titres pour chacun des musiciens dont une reprise d'une chanson de son collègue.

    Mauvaise Pioche ouvre le bal avec 3 titres folk punk dont la reprise de "Les Miracles". Il nous propose aussi deux autres titres assez calmes mais très touchant. Noé Talbot lui reprend "Ma bonne étoile" de son collègue et offre deux titres un peu plus nerveux mais qui reste dans la tendance folk punk du bougre. Son "#fucklamort" est une petite merveille qui rend en hommage aux groupes punk rock canadiens et français. Une réussite !

     

  • Liam Gallagher - As you were

    Rappel des faits:

    1991 - début d'Oasis

    2009 - Fin de Oasis, juste avant le concert prévu au Rock en Seine

    2010-2014 - Beady Eye, groupe composé de Liam Gallagher et des anciens musiciens d'Oasis hormis son frère.

    Fin 2017, Liam Gallagher fait son grand retour avec un premier album en solo, As You Were. Il casse la baraque au niveau des ventes en Angleterre tant le retour de la belle gueule (et grande gueule) du rock anglais est attendu. Le bougre nous offre un très bon album de 12 titres. Malgré le fait qu'il n'invente rien et que cela pue le Beatles et le Lennon, le Mancunien sort un album digne d'intérêt. On est loin de la pop de Beady Eye, on est face à un truc bien plus en place et où on peut entendre, une fois de plus, toutes les qualités de chanteur de Liam. Autant, les albums solos de Noël Gallagher ne me touche pas, autant ce premier essai de Liam Gallagher a quelque chose de plus.

    A conseiller à tous les fans d'Oasis (un titre comme Universal Gleam, aurait pu être composé par le groupe à l'époque) et à ceux de Lennon.

  • 2017 - Les tops !

    On est déjà le 15 janvier, mais il est encore temps de faire un petit bilan musical de l'année écoulée. Le bilan sera surtout marqué par une série de cessation d'activité dans les groupes qui j'accompagne sur la route. 

    Les disques

    J'ai eu l'occasion de chroniquer 30 disques sortis cette année. Voilà ce que je vais en retenir:

    Dans la catégorie EP/7":

    - Forever Unclean - Float

    - Gipsy Rufian - Moons and Mussels

    Dans la catégorie album:

    - Guerilla Poubelles - La Nausée

    - Rancid - Trouble Maker

    - The Bronx - V
    - Nothington - In The End
    - Heavy Heart - Distance
    - The Real McKenzies - Two Devils Will Talk
    - Diego Pallavas - En cavale
    - Justine - 672435815

     

    Les concerts

    Cette année, ce fut plus au moins 130 soirées concerts (je n'ai pas le compte exact) dont quelques festivals comme Rock Werchter, Mad Cool Festival, le Punk Rock Holiday et le Groezrock.
    4 soirées concerts (8 en fait, car chacune a eu lieu sur deux jours) auront marqués mon année. Il s'agit des deux soirées release party de Corbillard (en mars au Magasin 4 avec Struggling For Reason, Intenable, Charly Fiasco et Guerilla Poubelle) et en décembre avec March (belle claque en live) et Moi Prems et les donne moi donne moi. Il y aura aussi eu le weekend de reformation des Dirty Bees en octobre avec Jet 8, Overweight, Dancing Morons, Black Sheep et King Prawn. Il y aura les 15 ans et derniers concerts de Black Sheep à Mouscron avec Po Box, Corbillard, Quitters, Intenable, Union Jack, Paprika Disko, Soft Animals et Charly Fiasco. Et pour finir, le weekend des 10 ans et du split des Struggling For Reason avec Adverse 96, Homer, River Jumpers, Shut Up Twist Again et Diego Pallavas.

    Niveau top concert, je retiendrai aussi:

    - Green Day @ Mad Cool Festival - Madrid ! Un concert comme on en voit un tous les 5 ou 6 ans.

    - Rancid @ Mad Cood Festival - Madrid

    - Pears @ Le Temple - Namur

    - Pears @ Punk Rock Holiday - Tolmin

    - Le plateau The Bronx & Against Me ! @ L'Aéronef - Lille
    - Corbillard @ Punk Rock Holiday - Tolmin
    - The Toy Dolls @ Punk Rock Holiday - Tolmin
    - Undeclinable Ambuscade @ Groezrock - Meerhout
    - Intenable @ Le Trou - Salavaux
    - Vandal X @ Magasin 4 - Bruxelles

     

    Les groupes

    Le groupe qui aura le plus marqué mon année est Pears. Quelle découverte ! Une série de groupes que je suis, auront pas mal marqué mon actualité en 2017. D'abord les désormais défunts Struggling For Reason, Black Sheep et Dirty Bees; ensuite, Corbillard, Chump, Radio 911, Diego Pallavas, Guerilla Poubelle, Intenable, ...

     

    Les dix disques les plus écoutés en 2017

    Noir Desir - Des visages, des figures / Corbillard - Faux et Usage de Faux / Pears - Go To Prison / Rancid - Trouble Maker / Queens Of The Stone Age - Villains / Justin(e) - 672435815 / Blur - Parklife / Nothington - Ine The End / Mad Caddies - Live at Toronto / Brel - Live at Olympia

     

    Les dix disques à retenir

    Voici une liste des 10 disques que je garderai en cette fin année ... si je devais garder que ceux là (genre t'es sur une île déserte et tu as droit à 10 disques):

    The Clash - London Calling / Blur - Blur / Nofx - Heavy Petting Zoo / Justin(e) - Treillières Uber Alles / Looking Up - Got another answer? / The Pookies - Stunts fights and mariaches / Descendents - Milo goes to college / Brel - L’œuvre intégrale / Noir Desir - Des visages, des figures / Weezer - Blue album

  • Guerilla Poubelle - La Nausée

    La Nausée est le quatrième album des Parisiens de Guerilla Poubelle. Il est sorti en décembre 2017 sur Guerilla Asso, Slam Disques et Red Scare. Le dernier album du groupe datait de 2013 et le line up a changé depuis avec l'arrivée d'Antho à la basse (et aux chœurs). On retrouve 13 titres sur l'album.

    4 ans d'attente, malgré que le groupe ait tourné énormément, depuis Amor Fati. Et dès la première écoute du disque, on en prend plein la tronche. Des titres d'une moyenne de deux minutes ultra efficace. Dès la seconde écoute, on se prend déjà à fredonner les paroles de "Les Fils et Les Filles des Sorcières que vous n'avez pas brûlées", "En Marche !" (terrible hymne contre le néo parti du président français); "Plus je connais les hommes et plus j'aime les chiens" et j'en passe.

    Musicalement le groupe est peut-être au sommet de sa gloire, c'est ultra rapide et ultra efficace. Au niveau des textes, c'est toujours aussi engagé. La Nausée est pour moi un des meilleurs, si pas le meilleurs albums du trio sorti à ce jour.

     

  • Gogol Bordello - Seekers and finders

    Gogol Bordello nous sort en 2017, un nouvel et huitième album. Le groupe existe depuis 1999 et a vraiment explosé depuis Super Taranta en 2007.

    J'ai jamais été un grand fana du groupe, mais leur énergie en live m'a souvent impressionné. Gogol Bordello, c'est un peu les Manu Chao/Mano Negra de New York. Le groupe formé autour de Eugene Hutz, le chanteur, mélange les styles (pour eux entre le punk, le rock, le gipsy) et recycle cette formule inlassablement sans pour autant lasser leur fan base malgré le manque d'originalité disque après disque. Le groupe rempli d'ailleurs des belles salles et truste des belles places en festival et cela sans une grosse aide médiatique et un gros soutien des journaux.

    Pour ma part, c'est le premier disque que j’achète du groupe (en même temps, un groupe qui vend son dernier disque en magasin à 8€, c'est assez rare que pour être soutenu), j'ai par contre l'impression d'avoir déjà entendu toutes les chansons en concert ou presque alors que je ne les ai plus vu depuis deux ans. C'est cependant bien foutu et ça transpire d'énergie. Les titres sont calibrés pour fonctionner en live; "Saboteur blues" en est le parfait exemple.

    Au final, pas de regrets d'avoir acheté ce disque. Il motive et donne envie de se bouger, le but est donc bien atteint.

  • The Flatliners - Inviting light

    Les Canadiens de The Flatliners nous offre en 2017 leur cinquième album en 15 ans de carrière. Leur dernier opus datait de 2013. Ce Inviting light est sorti chez Rise Rcds et Dine Alone Records.

    Pas mal de gens crient au scandale, au changement de style, au "vendu" ... c'est marrant car c'était déjà le même discours à l'époque de Dead Langage, le précédent album. C'est clair que très vite, à leur début le groupe a été catalogué ska punk et que pour certains cette étiquette est toujours là. Pour ma part, The Flatliners est un groupe qui évolue (avec son temps ?). Le groupe trace sa route sans se soucier des critiques et nous sort ici un excellent album de punk rock tendance indie-punk. On est dans un truc plus proche de The Menzingers ou The Gaslith Anthem sans pour autant tomber dans un truc pompeux/"remplisseur de stade". D'ailleurs un titre comme "Unconditionnal love" est une petite pépite indie-punk.

    Ce nouvel album de The Flatliners est loin d'être une de mes claques de l'année, mais par contre, je le réécouterai avec un plaisir certain tant ça sonne à balle ! Dernière point positif, le visuel de la pochette est pour moi le plus beau de l'année écoulée.

  • Far - Water and solutions

    Water and Solutions est le deuxième et dernier album du groupe de Sacremento. Il est sorti en 1998 chez Immortal en pleine vague néo-metal. Je suis à l'époque complètement passé à côté de cet album. Pourtant celui-ci sera une référence pour un paquet de groupes de la scène néo métal.

    Parce que X-silence dit tout ce qu'il faut, je leur pique leur chronique de cet album parfait !

    Cela faisait un moment que tout le monde s'en doutait et le Tin Cans With Strings To You, bien qu'imparfait, prévalait beaucoup de chose pour ce petit quatuor de Sacramento. De la discographie de Far, c'est bien Water & Solutions qui restera véritablement dans les mémoires. Un disque qui malgré son avance aura su trouver un public qui n'était pas conquis d'avance, monopolisé par la tendance néo de l'époque, Korn et ses 'INNA BEUUUU RRRATA...' au sommet. Ironiquement, après l'écoute de cet album, on ne cherche plus où des groupes tels que Deftones ou Thursday ont trouvé la voie à prendre sur leur sacro-saint White Pony ou leurs intentions d'ensemble: la matrice est là.

    Ce qui fait avant tout son charme, c'est que cet album est fragile. Une oeuvre mélodique bancale aux guitares acérées allant droit au but, n'éprouvant aucunement l'auditeur et décidée à persévérer dans la simplicité. La pièce à conviction la plus plausible étant la tension palpable de l'haletant hit "Mother Mary", qui dit en 2 minutes 15 ce que Placebo n'est pour l'instant pas (et probablement jamais) parvenu à atteindre en plusieurs albums. C'est la plume de songwriter léger du chanteur Jonah Matranga qui saupoudre les coups de disto d'un idéal emo, loin des règles désormais établies aujourd'hui. Il le démontrera d'ailleurs bien assez par la suite par ses projets suivants dont son Onelinedrawing en solo...
    Mais le bonhomme n'est pas seul maître à bord, il ne fait pas l'électricité, ni le métronome. Ce sont bien ces quatre garçons ordinaires qui firent du peu de talent qu'ils avaient un objet marquant de diversité pourtant cohérente et homogène. La capacité à enchaîner un "The System" lumineusement rageur avec un transcendant "Nestle", à mêler un riff typique d'Helmet à un chant dodelinant accompagné de son discours amer d'amour sur "Wear It So Well", ou à faire totalement passer des clins d'œil non déguisés dissous sans honte : On devine que le titre éponyme "Water & Solution" reprend le hululement éloigné du "Where Is My Mind" des Pixies. Le principal est que le groupe y trouve son compte, son identité de rock dramatique, donnant naissance au titre le plus estimé par les adhérents de Far: la danse sinueuse de "Bury White".
    Malgré la férocité de nombreux plans, gravite également dans une nostalgie grunge des titres mi-Veruca Salt mi-Smashing Pumpkins à l'image de l'aérien "Not Really Here" et plus particulièrement "In 2 Again", petite plongée moderne dans la première moitié des années 90, chauffée de cordes et de cadences trip-hop. Une douce ambiance s'étalant au fur et à mesure des 3 derniers titres et jusqu'à la fin du disque, prenant de ce biais le risque définitif d'être saisi comme un album sensible, le ternaire de "Man Overboard" le fait vite comprendre...
    On note aussi en second plan que l'ASCAP des crédits comporte entre autres l'appellation 'I Miss Kurt'. C'est toujours bon de ne pas oublier ceux qui ont eu une âme musicale, et si la comparaison serait sacrilège pour la plupart, nulle doute que Water & Solutions s'est terriblement bien forgé, production aidant. La lourde patte poilue de Dave Sardy parvient alors d'un son parfait à montrer les incisives d'un groupe ici bien plus timide que sur son Tin Cans.... La puissance tirée du taf pour son Barkmarket veille au grain.

    Il serait trop orgueilleux de citer cette petite parenthèse rock comme un pionnier, comme une vision avant-gardiste de la musique d'aujourd'hui, mais tout y est si spontané qu'on ne peut hésiter à l'apprécier à sa juste valeur.
  • At The Drive In - In.ter a.li.a

    At The Drive In est de retour en 2017 avec un nouvel album et c'était clairement pas prévu (sauf depuis 2016 et l'annonce de celui-ci). In.ter a.li.a est le quatrième album du groupe et le premier depuis l'explosion en plein vol suite au succès de Relationship of Command en 2000. Le groupe a splitté en 2001, a fait un retour pour quelques dates grassement payées en 2012 et a décidé en 2016 de revenir au devant de la scène avec une nouvelle tournée et un nouvel album.

    Les groupes qui tentent un retour scénique (pour l'argent) et qui sortent par la suite un nouvel album prennent souvent le risque de se vautrer. Dans le cas d'At The Drive In, c'était d'ailleurs à craindre vu que le groupe a splitté pour divergence musicale (Sparta d'un côté et The Mars Volta de l'autre, partant dans deux domaines musicaux bien différents) et que Jim Ward, un des guitaristes fondateurs a aussi quitté le groupe. Malgré les craintes, In.ter a.li.a nous renvoie clairement vers Relationship of Command. Un peu comme si le groupe n'avait pas fait une pause de près de 15 ans. On est à nouveau face à du post-hardcore avec quelques touches pysché. L'album de 11 titres sorti chez Rise Records devrait clairement plaire aux fans du groupe; par contre, il est pas certain que le groupe touche de nouveaux fans avec cette plaque tant la musique est restée la suite exacte de ce que le groupe jouait il y a 15 ans.

    En gros, même si l'album n'a pas la fraicheur d'un Relationship of Command, le groupe s'en sort de manière honorable avec cette 4ième plaque. Par contre, le risque que le disque ne trouve preneur que chez les fans convaincus est assez grand.

  • Vandal X - Vandal X

    Vandal X est le dernier album du duo belge Vandal X. Il est sorti en 2015 et est déjà le 8ème album du groupe. on y retrouve 11 titres.

    Le groupe formé en 1995 est au sommet de sa forme et de son art. Ce dernier album est une véritable pépite de noise bien frappée et bien hardcore. Le duo arrive à faire plus bruit que certains groupes qui comprennent le triple de musiciens. Ça tabasse sa batterie et impose un rythme assez soutenu pendant que son compère à la guitare fait cracher ses six cordes. Il y a bien quelques titres ou passages plus doux, mais c'est vite compensé par une débauche de sons et d'énergie. 

    Les Gantois font preuve d'une maitrise parfaite de leur sujet !

  • Nothington - In The End

    Nothington, c'est clairement le genre de groupe méconnu ou sous estimé. Le groupe de San Fransisco nous sort un troisième album en cette année 2017 et ce après 5 ans d'attente. L'album est sorti via le label Red Scare et on y retrouve 11 titres.

    Ce nouvel album sort sans prétention aucune, mais est une parfaite synthèse de ce qui se fait de mieux en punk rock actuellement. On est face à un mix parfait entre du Gasligth Anthem, The Menzingers et des trucs moins grand public comme The Flatliners ou The Lawrence Arms. Les gars savent pondre de pures chansons punk rock. Ça ne transpire pas l'originalité, mais c'est fait à la perfection !

    Ce In The End sera à mettre à une bonne place dans les top de l'année 2017.

  • Pears / Direct Hit - Human Movement

    Deux groupes hyper jouissifs de chez Fat Wreck Records s'unissent le temps d'un split 33 tours. D'un côté, on retrouve 6 titres pour Direct Hit !. Le groupe de Milwaukee nous offre à nouveau une bouffée d’oxygène punk rock tendance skate punk. Ça joue vite (maximum 2min le titre), c'est rempli de chœurs et cela s'écoute sans fin !

    Pour la deuxième partie du disque, on retrouve les troublions de Pears. Le groupe de La Nouvelle Orléans place aussi 6 titres. Du punk tendance hardcore d'une efficacité inégalable. Pears en rajoute une couche pour se faire une place dans la scène punk rock actuelle. Le groupe est clairement un des groupes les plus efficaces et jouissifs du moment.

    Amateurs de punk rock, je n'ai qu'un conseil à donner: fonce sur cet album. Pour ma part, il fait déjà partie des favoris de l'année !

  • Foo Fighters - Concrete and gold

    Concrete and Gold est le neuvième album pour la bande Dave Grohl. L'album comprend 11 titres et est sorti chez Roswell Records.

    Après plusieurs écoutes de l'album, j'ai toujours un avis partagé sur celui-ci. Il y a plein de passages et de mélodies qui me font penser aux deux premiers albums de Foo Fighters. Et cela est plutôt bien.

    Par contre, je trouve que les titres et l'album tire en longueur (souvent plus de 4 minutes par titre) et qu'un peu de "nettoyage" n'aurait pas fait de tord. Je trouve aussi le truc ultra produit et cela sonne clairement pour pouvoir jouer dans des stades. On retrouve d'ailleurs une foule d'invités pour les chœurs qui ont l'habitude de lieu pareil (Justin Timberlake, Paul McCartney). Dave Grohl et ses Foo Fighters ressemble de plus en plus à du rock FM.

    Sur ce, je retourne m'écouter One By One et le premier album.

  • Les Idiots - Du gravier et des cordes

    Les Idiots c'est un duo qui nous vient d'Albi. Les musiciens qui composent le groupe ne sont pas des inconnus et sont passés par des groupes comme Opium du Peuple, Condkoi, Ta Gueule, ...

    Le groupe a sorti une première démo en autoproduction en mai 2016. On y retrouve 5 titres chantés en français avec d'un côté un guitariste et de l'autre un batteur. Souvent les deux larrons se répondent au niveau des textes et du chant. C'est en tout cas rempli d'humour et ça se laisse écouter sans fin. Musicalement, on a face à du rock assez classique mais bien en place.

    Une très belle découverte ... laissez-vous séduire !

  • Justin(e) - 0672435815

    Justin(e) est de retour avec un nouvel album, le cinquième. L'album est sorti via les deux labels qui suivent le groupe depuis le début ou presque: Guerilla Asso et CanISay? Records. On y retrouve 15 titres.

    J'étais un peu resté sur ma faim avec le précédent album - D+/M-, c'est tout l'inverse avec ce 0672435815. Les gars de Justin(e) reviennent avec un put*** d'album. C'est bien simple, il y a tout ce que l'on attend d'un album de punk rock: des morceaux courts, des textes et une musique entrainante et surtout des paroles que l'on a envie de chanter à tue-tête en concert (ou ailleurs) et des chœurs ultra présent. Après la première écoute, il y a déjà quelques titres qui se détachent du lot (Marge, Brûle raison brûle, Élisez Reculs ... et je pourrais citer presque tous les titres). La musique et les textes rentrent dans les oreilles et donnent l'envie de les gueuler avec le groupe !

    Justin(e) prouve avec cet album qu'ils sont clairement un des meilleurs groupes de la scène punk rock française. Le groupe prouve aussi que l'on peut faire de l'excellente musique sans se prendre au sérieux et avec un max d'humour. J'imagine bien les 4 larrons discuter du titre:

    -"On l'appelle comment ?"

    -"Pour l'appeler, il lui fait un numéro"

    -"Ok, on lui achète un numéro"

    Cette plaque est à ranger à côté de Treillères et Accident N°7. On rajoutera aussi qu'ils ont poussé le vice jusqu'au bout avec une horrible pochette (comme Treillères) qui est une copie d'un bottin de téléphone et où ils ont l'excellente idée de mettre les références qui ont servi à Alexandre pour écrire les textes. Pour ceux qui ont eu la bonne idée de commander le disque via les précommandes, le jeu de société "Justin(e)" accompagne la plaque.

    Plus que certainement un des albums de l'année !

  • Queens of the stone age - Villains

    Villains est le 7ème album pour le groupe de Josh Homme (qui est d'ailleurs le seul membre d'origine restant). Ma première réaction a l'écoute du disque a été: "Mais quelle merde" !

    Après quelques écoutes plus posées, il est clair que ce nouvel album des Queens Of The Stone Age est bien différent des précédents même si ils ne sont pas mis à la pop du jour au lendemain. J'avais déjà trouvé l'album précédent ...Like Clockwork un peu en dessous des débuts et des excellents Rated R, Era Vulgaris ou autre Song For The Deaf. Ici, on est face à 9 titres ultra propres, sans fioritures, avec rien qui dépasse. On est loin de la folie et du stoner des débuts. Le groupe semble plutôt être rentré dans le rang et vient avec un nouvel album super produit.

    Queens Of The Stone Age semble être devenu un (bon) groupe de rock FM, avec de la musique pour plaire au plus grand nombre et a délaissé le côté stoner. C'est bien dommage, même si l'excellent visuel de l'album veut nous faire croire à du rock dur ...

  • Rancid - Trouble Maker

    2017, Rancid est toujours vivant ! Les punks californiens nous reviennent avec un neuvième album studio produit par Brett Gurewitz et qui est sorti chez Hellcat et Epitaph Records.

    Les bougres reviennent avec 17 titres au programme, cela fait un grosse quantité et il y a malheureusement quelques trucs moins bien dans la série. Mais dans l'ensemble, on est face à un très bon album de Rancid. Des titres comme Teelgraph Avenue, An Intimate Close Up Of A Street Punk Trouble Maker, Where I'm going, Say Goodbye to your heroes sont des petites merveilles. A savoir que dans la version "deluxe", on retrouve en plus du vinyl, un 7" avec deux titres: We arrived rigth on time et Go On Rise Up

    Rancid est de retour avec un excellent Tim Amstrong à la composition des titres. Pour ma part, Rancid est de retour avec leur meilleur album depuis Life Won't Wait. On a mix parfait entre les influences punk, ska et reggae du groupe.

    On est en 2017, 26 ans après la création du groupe et Rancid est toujours bien vivant (malgré quelques passages à vide).

  • The Bronx - V

    Leur précédent album, IV était sorti en 2013. Il aura donc fallu attendre 4 ans avant ce 'V'. Ce nouveau disque du combo de Los Angeles contient 11 titres et est sorti chez ATO Records.

    The Bronx délaisse le hardcore pur et c'est tant mieux ! Le groupe qui a gouté à d'autres styles avec Mariachi El Bronx nous balance un hardcore racé et assez classieux, mais surtout très loin des stéréotypes du genre. On navigue entre punk/hardcore et gros rock à la Danko Jones ou Turbonegro. The Bronx pousse à nouveau le son à fond, envoie du lourd; mais n'oublie pas le côté pop/mélodieux dans ses compositions. Cet album, comme les 4 autres du groupe est une véritable réussite et sera clairement à classer dans les albums de l'année !

    A l'instar d'un Defeater, The Bronx magnifie les codes du hardcore pour en faire un truc hyper classieux. Respect !

  • Diego Pallavas - En cavale

    5 ans ! 5 ans d'attente depuis le dernier album Expédition Punitive. Pendant ces 5 ans, il y a eu pas mal de changement dans les Diego Pallavas. Hormis Bat Bat, le chanteur/guitariste, les autres musiciens ont récemment rejoint l'aventure Diego Pallavas. Le groupe est aussi passé de 3 à 4 musiciens. L'album comprend 14 titres et est sorti chez Guerilla Asso.

    Des nouveaux titres de Diego, quel bonheur ! Malgré les changements de line up, le groupe de Bat Bat reste dans la même ligne musicale. On navigue entre les références punks françaises que sont les Sheriffs, Zabriskie Point ou Les Cadavres. Au niveau des textes, on est aussi face à du Diego Pallavas pur jus. On navigue entre noirceur et envie de faire la fête pour se détruire. Ce qui est certains, c'est que les 14 titres sont tous taillés pour le live et qu'on ne peut s'empêcher de les chanter à tue-tête dès la deuxième écoute tant il y a un paquet de phrases et de refrains qui restent bien ancrées en mémoire.

    Même si il aura fallu attendre 5 ans, aucun regret à l'écoute de ce quatrième album des Diego Pallavas !

  • Pears - Go To Prison

    Pears nous vient de la Nouvelle-Orléans et existe depuis 2014. Le groupe a réellement explosé en 2015 suite à la signature de Go To Prison, leur premier album chez Fat Wreck. L'album était sorti précédemment via d'autres labels. Depuis 2015, le groupe tourne inlassablement pour défendre son premier disque.

    Go To Prison contient 10 titres de punk/hardcore tendance fastcore. Les titres font une moyenne d'une minute trente, hormis la dernière plage qui dure près de 5 minutes. Ça joue fort, vite, ça gueule et sa tabasse tout sur son passage !

    Pour les amateurs de punk/hardcore, Pears est la nouvelle sensation. C'est ultra efficace et sans concession ! Fonce te prendre une baffe de riff dans la tronche !

  • Quitters - Good night memories

    Quitters nous sort son premier album en cette année 2017. Le quatuor du sud de la France revient après un premier ep sorti en 2015. On retrouve des vieilles connaissances dans le groupe avec entre autres Antho à la guitare (Intenable, Guerilla Poubelle, ...) et Romain à la batterie (Nichiels, ...). Ce premier album comprend 10 titres et sort sur toute une série de petits labels (Never Trust An Asshole, Bad Mood Asso et j'en passe).

    Ce disque, avec un très beau visuel, envoie vraiment le pâté. 10 titres de punk rock ultra bien ficelé. Le quatuor arrive à mélanger des influences punk rock bien à l'ancienne (tendance Flatliners, Good Riddance, ...) et des trucs plus indie actuel. Le groupe avec ce disque devrait se faire une belle place dans la scène punk rock hexagonale.

    Un conseil, fonce sur ce disque ! Il n'y a rien à jeter !

  • Fights and Fires - Live life like a tourist

    Fights and Fires nous revient 4 ans après son dernier album avec "Live Life Like a tourist". Cet album comprend 8 titres et est sorti chez Lockjaw Records.

    Les 4 gars de Worcester en Angleterre, nous envoient ce qu'ils savent faire de mieux: du punk rock bien punchy. On peut citer des influences du côté de The Bronx, Wank For Peace et ce genre de truc. On est face à du punk rock avec la vitesse de certains groupes hardcore. Le groupe a pas mal tourné depuis la sortie du précédent disque en 2013 et on sent que le groupe aime cela. Le thème de l'album semble tourner autour de cela. On est dans la droite ligne de We Could All Be Dead Tomorrow avec un côté un poil plus positif.

    Les gars ne révolutionnent rien dans leur musique (en même temps, on ne leur demande pas), mais sont de retour en forme ! Pour tous les amateurs de punk/hardcore.

  • Pulley - No Change In The Weather

    Pour moi, le groupe Pulley était fini, mort et enterré depuis son dernier album, Matters sorti en 2004. Pourtant en 2016, le groupe est de retour avec No Change in the Weather sorti chez CyberTracks.

    Le groupe nous sort un album de 10 titres dans la plus pure veine de punk rock sauce californienne. A l'écoute de ce disque, on est directement plongé à la fin des années nonante et des compilations Punk-O-Rama et Fat Wreck. Ces excellents 10 titres respirent à fond la bonne humeur punk californienne. Le groupe de l'ancien star de baseball Scott Radinsky revient au meilleur de sa forme et nous offre un excellent album (tout comme Descendents à la même période).

    Ce "No Change In The Weather" est le meilleur exemple de l'adage: "C'est dans les vieilles casseroles que l'on fait les meilleures soupes". A écouter de tout urgence pour les fans de punk californien.

  • Clowns - Lucid Again

    Lucid Again est le troisième album des Australiens de Clowns. Pour ma part, j'ai découvert ce groupe cette année et donc avec cet album.

    Les 5 gars de Melbourne nous envoient 9 titres ultra punk bourrin. Le moins que l'on puisse dire à l'écoute de ce disque est que l'on prend une déferlante de riffs et de gros sons qui tachent dans la tronche. On navigue en plein punk hardcore, tout en étant loin des clichés du genre. Deux titres dépassent les 6 minutes et il n'y en a qu'un qui fait moins de 3 minutes. Les gars de Melbourne mélangent leur punk/hardcore avec des influences psyché (Pickle entre autres), voir plus métal. On est parfois proche d'un Refused pour le côté inventif et innovant dans le style.

    Clairement un des albums de l'année ! Fonce te faire nettoyer les oreilles par Clowns.

  • The Real McKenzies - Two Devils Will Talk

    Les Canadiens de The Real McKenzies fêtent en 2017 leur 25 ans de scène. Pour l'occasion, ils sortent un nouvel album nommé Two Devils Will Talk chez Fat Wrecks Records. Il s'agit du 12ème album du groupe.

    Comme leur habitude, les gars de Toronto nous servent du celtic punk. Mais ce disque est le meilleur qu'ils ont sorti depuis bien longtemps (2003 avec Oot and Aboot). On trouve pas mal de titres bien influencés par la musique celtique comme Due West ou Fuck The Real McKenzies (une vraie perle). D'autres sont bien plus punks comme Float ou The Town.

    La bande à Paul McKenzie arrive, après 25 ans, à sortir un excellent album qui montre que, malgré des tournées incessantes, le groupe a encore le temps et le dash pour nous sortir un excellent album. On est loin de la musique pour stade de Dropkick Murphys, on est ici face à un truc qui sent bon le Whisky et les bars bien irlandais.

    Ce Two Devils Will Talk est donc à ranger tout en haut dans la discographie du groupe tant les gars semblent avoir retrouvé une seconde jeunesse.

  • The Smith Street Band - More Scared of you than you are of me

    More Scared Of You Than You Are Me est sorti en 2017 et est les troisième album complet des Australiens de The Smith Street Band.

    Ce disque est une pure merveille. Avec PUP, The Smith Street Band est ce qui se fait de plus excitant pour le moment dans la scène punk. 12 titres de punk/indie super jouissif. Contrairement à beaucoup d'autres, on ne retrouve pas de traces du côté parfois larmoyant des groupes indie. On est face à un truc qui donne juste envie de chanter à tue-tête avec le groupe, de danser et de faire la fête (même si les paroles, ne sont pas toujours joyeuses). Leur musique me fait parfois penser à du Frank Turner, tant cela semble (comme pour l'Anglais) sincère.

    Clairement une des plaques de l'année. More Scared Of You Than You Are Me est le genre de disque que l'on pose sur la platine ... et que l'on a pas envie que cela finisse tant c'est bon.

  • Cédric Gervy - Le Conte est bon

    Un peu plus d'un an après "Merci pour ce moment", Cédric Gervy nous ressort un nouvel album. C'est toujours en totale autoproduction. L'album est un mix entre moments tirés de l'émission "C'est presque sérieux" (Émission de la RTBF ou Cédric Gervy va faire une chronique en chanson toutes les semaines) et des titres enregistrés en studio. On est donc dans la suite parfaite du dernier album.

    J'ai eu un peu de mal à la première écoute de l'album ... c'est assez dur d'y jeter une oreille attentive en travaillant sur autre chose et puis il y a quelques titres que Cédric étrenne sur scène depuis quelques temps. Après quelques écoutes plus attentives, changement d'avis complet. On est face à un très bon album du chauve de Rixensart. Textes très bien écrits entre humour et regard très pertinent sur le monde qui nous entoure. Entre politique belge, internationale, football, ...

    On navigue entre moments de jonglage avec les mots avec entre autres l'excellent "J'irais bien", parodie avec "Les Bêtises", hommage avec la plage cachée et "Toots Mes Condoléances", actualité avec "Brexit", "Ode à une chouette ville" sur Manchester.

    En gros, si tu es amateur de Kroll, Geluck, Sttellla, Stephane de Groodt .... n'hésite pas à foncer sur ce dernier album de Cédric Gervy. Ça pue la Belgitude et ce avec talent !